08/09/2026
Je sais ce que je veux changer… Pourtant je continue à faire exactement comme avant.
La semaine dernière, je parlais de la place que peut prendre le travail lorsqu'il nous passionne.
Nous sommes nombreux à savoir exactement ce qui nous ferait du bien, ce que nous aimerions voir évoluer, ce que nous ne voulons plus reproduire. Et pourtant, nous continuons souvent à emprunter les mêmes chemins.
Cela peut concerner le travail, mais aussi une relation, une habitude, un rythme de vie ou une manière d’être avec soi-même.
Ce paradoxe est parfois difficile à accepter : Si je vois clairement ce qui me fait souffrir ou m’épuise, pourquoi est-ce que je continue ?
Peut-être parce que ce que nous connaissons nous rassure davantage que ce que nous ne connaissons pas encore.
Même lorsqu’un fonctionnement ne nous convient plus vraiment, il reste familier. Nous savons comment il fonctionne, ce qu’il produit. Quitter ce terrain-là demande d’accepter une part d’incertitude.
Et c’est souvent là que se situe la difficulté.
Changer n’est pas seulement une question de volonté. C’est aussi comprendre ce qui, dans nos habitudes ou nos comportements, continue de nous apporter quelque chose : une forme de sécurité, un sentiment de maîtrise et parfois même une protection dont nous n’avons pas encore appris à nous passer.
Alors changer, ce n’est pas seulement décider. C’est aussi comprendre ce qui nous retient.
Et accepter l’inconfort de quitter le connu : Celui de ne plus savoir exactement comment faire et celui d’avancer autrement, même d’un tout petit pas.
Parce qu’on ne change pas en se jugeant.
On change en se comprenant.
Et vous, quel fonctionnement continuez-vous à emprunter… même si vous savez qu’il ne vous convient plus vraiment ?