08/11/2013
La Mer d’Iroise correspond à la partie de l’océan atlantique comprise entre l’Ile de Sein, et l’île d’Ouessant.
Iroise... selon Lucky, capitaine de vaisseau, ce nom viendrait de la marine royale, pour signifier passage. La mer d’Iroise est effectivement un lieu de passages et de courants virulents. Le passage du Four, le raz de Sein, le passage du Fromveur... C’est un endroit où la navigation s’avère particulièrement dangereuse. Au delà des marmites maritimes tumultueuses que créent régulièrement le mélange dépressions, courants, grands coefficients, la brume est une donnée régulière. Elle peut apparaître et disparaître subitement, faire disparaître l’horizon, les nombreux récifs rocheux et les bateaux de pêche.
Aujourd’hui même s’il fait beau, elle va être de la partie, mais nous voyageons sur un semi-rigide fort amariné d’un équipage habitué au coin et prudent. Lucky nous raconte la mer, les phares et la côte, Christelle la faune. Les deux se retrouvent pour nous compter leur amour des dauphins, et d’ailleurs je leur trouve quelques similitudes physiques avec cet animal magique que nous aurons la joie de croiser dans quelques minutes.
Autant les lieux abritant le phoque gris sont relativement identifiés, autant la zone de vagabondage des grands dauphins -Tursiops truncatus ou dauphin souffleur, à gros nez- est aléatoire et pouvoir les rencontrer n’est jamais une certitude. Il est d’ailleurs crucial pour la survie de ces deux espèces de limiter les contacts humains à leur strict minimum, pas de contact physique, pas de nourriture, et un respect de leur espace vital.
Nous les avons aperçu chasser au loin, et puis leur curiosité les a poussé à venir passer le bonjour. Fabuleux. Chacun a éventuellement déjà ressenti cette émotion, en mer ou en rivière, lorsqu’à la surface de l’eau se dessine une nageoire dorsale qui ne laisse qu’une déformation fluide avant de disparaître et permettre à l’imagination de déborder. Mais là, il ne s’agit pas d’un mulet dans le port ou d’une carpe dans l’étang, c’est un cétacé de plus de trois mètres qui vient vous offrir sa force et son sourire à la fois débonnaire, paisible et facétieux.
Ils vivent par ici en bande. Parfois il en est un solitaire, exclu du groupe pour comportement déplacé, qui vient faire son intéressant auprès des voiliers ou dans les ports.
Dans un premier temps, mon œil est resté collé à l’objectif pour immortaliser la rencontre, mais lorsque mes yeux se sont plongés dans ceux de l’animal sans le filtre de l’objectif, j’ai ressenti une émotion enivrante, quelque chose de merveilleux. Un sentiment euphorisant qui dit que la vie est amour. Parfois des larmes s’échappent des yeux des passagers tant la rencontre est belle.
Et puis notre route s’est poursuivie dans le dédale des récifs et une brume mystérieuse nous a enseveli. Nous avons fait route lente vers le Conquet.
Le programme des excursions est assez souple, et dépend beaucoup des conditions météo. Molène, Ouessant peuvent être au programme. Parfois également, en période de mortes eaux - lorsque les coefficients de marées sont au plus bas - l’équipage vous embarque pour la route des phares, en fin d’après-midi.
La durée des excursions varie entre 2 à 3 heures, et même s’il fait chaud à terre, il est important d’être protégé du froid et de l’humidité. Une polaire ou un bon pull breton et une veste coupe vent sont un minimum pour profiter de l’aventure sans contrainte.
Le bateau peut embarquer 12 passagers, ça en fait un vaisseau de choix pour les sorties entreprises, chasse au trésor, suivi de course et autres opérations incentives. Et si on vous dit que vous pouvez en avoir 5 comme ça ? ;
www.archipelexcursions.fr
Gare Maritime 29217 Le Conquet
cell : 06.99.85.47.45
tel : 02.98.89.05.95
[email protected]
gps:48.359272,-4.779441
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