16/09/2026
J’adore la maîtresse de mon fils, et je vous explique pourquoi.
Hier avait lieu la réunion de rentrée. Et j’y allais à reculons parce que, globalement, NON, je n’aime pas ces réunions.
Les remarques de certains parents, parfois le manque de civisme ou de respect envers les enseignants… (Oui, je fais partie de cette génération pour laquelle, petite, vouloir être maîtresse, c’était le graal ultime. Comme hôtesse de l’air d’ailleurs.)
Mention spéciale à ce parent qui avait lancé un jour : “Au lieu de leur apprendre l’anglais, apprenez-leur à bien se tenir à table.” Aaaarggghh.
Bref. Pourquoi cette maîtresse est-elle devenue mon nouveau crush pédagogique ?
Parce qu’elle était authentique. Pas alarmiste, mais réaliste.
Elle a parlé des écrans sans les diaboliser, du sommeil, du rythme de l’enfant. Elle a aussi rappelé la responsabilité des parents dans les apprentissages : lire à la maison, faire lire à voix haute, s’assurer que l’enfant comprend ce qu’il lit, que ses leçons sont apprises… Ça paraît être la base. Pourtant, elle constate que ça se perd.
Et puis elle a parlé de sa classe.
Chaque matin, les enfants nomment leur émotion, parce qu’un enfant triste ou en colère n’est pas pleinement disponible pour apprendre.
Elle les fait bouger, se lever, varie les modalités d’apprentissage. Elle pratique 5 minutes de cohérence cardiaque avec eux chaque jour. Elle refuse de donner les devoirs à l’avance parce que chaque jour est différent et qu’ils “sont encore petits”.
Et là, quelque chose m’a frappée.
Tout ce qu’elle décrivait correspond presque exactement à ce dont mon fils TDAH et TSA a besoin pour apprendre dans de bonnes conditions.
Sauf qu’elle ne le fait pas pour lui.
Elle le fait pour toute la classe.
Elle installe des routines particulièrement salutaires pour certains enfants, mais bénéfiques à tous : régulation émotionnelle, empathie, autonomie, confiance en soi…
Et c’est aussi ça, l’inclusion.