15/09/2026
🌱🌳 La voie du Shinrin Yoku, inspirée du Japon, une philosophie de vie !
Ralentir, respirer, écouter , observer ….
Prendre le temps d’Etre avec Soi et le Vivant environnant 🌳🌱
L'IMPORTANCE DES MOTS
HONORER UNE CULTURE SANS SE L’APPROPRIER
On entend parfois cette question : pratiquer et transmettre le Shinrin Yoku-Dō® hors du Japon, est-ce faire de l’appropriation culturelle?
L’appropriation culturelle désigne généralement le fait qu’une culture dominante emprunte des éléments à une culture minorisée ou historiquement dominée, en les détachant de leur sens, en les déformant, en les banalisant ou en les commercialisant sans véritable reconnaissance de leur origine.
Tout emprunt culturel n’est donc pas une appropriation.
Il existe aussi la transmission, l’échange, l’inspiration et l’hommage.
Pour nous, une chose est essentielle : ne jamais effacer le Japon de l’histoire du shinrin-yoku. Reconnaître son origine, comprendre son contexte, nommer celles et ceux qui l’ont développé et respecter ce qui appartient à la culture japonaise.
Lorsque nous proposons, par exemple, de franchir symboliquement un seuil avant d’entrer en forêt, le torii japonais peut nous inspirer cette idée de passage. Mais nous ne prétendons pas reproduire un rite shintō ni transformer la forêt québécoise ou française en sanctuaire japonais.
Le seuil devient une invitation universelle :
s’arrêter, marquer un passage et se rendre disponible à ce qui nous entoure, à ce qui nous attend!
De même, lorsque nous terminons une séance par ce que j’aime appeler une «cérémonie du thé», nous ne prétendons aucunement reproduire le chanoyu ou chadō, la voie japonaise du thé. Nous créons simplement un moment pour célébrer ce qui vient d’être vécu, remercier la forêt et nous remercier d’avoir pris ce temps.
Respecter une culture, c’est aussi savoir dire : ceci vient d’elle; ceci nous a inspirés; et ceci est ce que nous avons créé à partir de notre propre histoire et de notre propre territoire.
Le Shinrin Yoku-Dō® ne cherche pas à devenir japonais.
Il cherche à honorer ses racines japonaises tout en permettant à chacun de se relier au vivant, là où il est.
Et peut-être est-ce justement là que se trouve toute la différence entre s’approprier et recevoir avec gratitude.
-Bernadette