12/11/2013
Pour couper court à une impatience qui n’aura que trop duré, nous vous présentons maintenant GUILLAUME DE TERSANT, dit la Ters, pilier de bar autant que de notre équipage.
Jetons si vous le permettez un rapide coup d’œil sur le palmarès de Guillaume qui vous permettra de mesurer l’étendue de son immense talent.
En vrai parisien, Guillaume découvre d’abord la voile dans son 16e natal, tirant ses premiers bords sur la mer parisienne qu’est la Seine. A 10 ans c’est le saut dans le grand bain à l’île de Ré. Guillaume, après avoir raflé tous les trophées existants dans les catégories jeunes, découvre les joies de la course au grand large et remporte coup sur coup la solitaire du Figaro et la Transat Jacques Vabre, ce qui fait de lui le plus jeune vainqueur de ces deux épreuves mythiques.
La majorité à peine passée, Guillaume embraque (jeu de mot pourri) pour le premier Vendée Globe de sa carrière. En dépit d’une avarie au Cap Horn qui lui fait perdre un safran, son pilote automatique et déchirer presque toutes ses voiles, Guillaume arrive à bon port à l’aide d’une unique trinquette rafistolée avec les moyens du bord, ce qui ne l’empêchera pas de finir sur le podium.
Une expérience à faire pâlir Desjoyaux en somme, et qui fait de lui l’étoile montante si ce n’est montée de la voile française.
Sinon, Guillaume est un bon vivant, les poumons goudronnés comme tout marin qui se respecte, gnôle toujours dans la poche pour survivre, toujours prêt à dégainer une bonne blague ou un bon mot, ce qui fera d’ailleurs dire à Gabart de lui que son physique n’a d’égal que son esprit.