20/07/2026
Ce qu’il reste de l’épave du P38…
À vrai dire pas grand chose après sa destruction par le navire Corinthian Orient Express Sailing Yachts jeudi 16 juillet 2026.
Les navires de grande taille ne peuvent pas s’ancrer n’importe où et ceux de plus de 80 mètres doivent demander la permission aux autorités compétentes. Le Corinthian a donc obligatoirement demandé le feu vert avant de jeter son ancre et quelqu’un a pris la décision de l’autoriser à mouiller sur l’épave du P38.
Mais alors pourquoi une épave historique est-elle incluse dans la zone de mouillage? Nous posons la question à la préfecture maritime de Méditerranée qui a pris cette décision. Et combien d’autres épaves sont en zone de mouillage et donc directement menacées?
À qui la faute? Probablement une multiplicité de causes et une question qui reste en suspend. Mais quoi qu’il en soit si il y a un capitaine à bord lorsqu’on lui dit « vas-y jette l’ancre » il a le devoir de vérifier avant ce qu’il y a en dessous.
L’épave du P38 est signalée sur les cartes marines et quelque chose nous dit qu’en passerelle le Corinthian doit certainement être équipé des derniers GPS, Sonar et pleins d’autres joujoux hors de prix qui auraient dû éviter ce désastre. Si ce n’est pas le cas ils peuvent toujours télécharger l’applicaiton DONIA , c’est gratuit, c’est cadeau, c’est pour tout le monde.
Accepterions nous qu’un monument historique, qu’une forêt soient ouvertement détruits sur terre sans rien dire? Aujourd’hui c’est l’épave du P38 qui disparaît mais chaque jour les ancres des mégas-yachts exterminent silencieusement des espèces qui habitent le sédiment, des petites roches coralligènes, ou encore et ce malgré l’interdiction, l’herbier de posidonie.
Le monde sous-marin ne doit plus être un impensé. Remontons les images à la surface.