14/11/2017
Dans le domaine du sport si l'on ne veut pas lourdement se fourvoyer, et rester enfermé dans des certitudes théoriques ou scolaires, il faut éviter les raisonnements manichéens ("c'est noir", "c'est blanc", "c'est bien", "ce n'est pas bien".)
Ainsi devant un mouvement, plutôt que de dire "c'est dangereux" ou "c'est sans risque", on parlera plutôt de "rapport bénéfices/risques", que chacun évaluera selon ses objectifs.
Dans le domaine des étirements, notamment ceux passifs ou statiques, on retrouve chez certain ce même raisonnement manichéen, alors qu'une évaluation individuelle des "bénéfices/inconvénients" serait plus pertinente.
Strongmans, Haltérophiles, CrossFitters, au plus haut niveau beaucoup d'entre eux travaillent énormément leur mobilité et leur souplesse, y compris avec des étirements passifs.
Pourtant plusieurs études ont démontrées que ce type d'étirements pouvaient avoir un impact négatif sur la force, comment expliquer ce paradoxe ?
Simplement car pour beaucoup d'athlètes le rapport "bénéfices/inconvénients" reste très favorable en faveur des gains de souplesse et de mobilité.
Meilleur placement, meilleure position technique, amélioration des leviers, augmentation des marges de manœuvre en cas d'erreur d'exécution (et donc diminution du risque de blessures), autant de facteurs qui compensent plus que largement la petite perte de force au niveau musculaire.
Sur cette photo, entre autres, le double champion d'Europe de Strongman Hafþór Júlíus Björnsson (alias "La montagne"), la championne des CrossFit Games Tia-Clair Toomey, la double championne des CrossFit Games Annie Thorisdottir, le champion du monde et vice champion olympique d'haltérophilie Dmitry Klokov, la championne du monde universitaire d'haltérophilie Mattie Rogers.