15/07/2026
DEUX ARRIVÉES POUR TROIS FINISHERS : HASTA LA VITORIA SIEMPRE !
Trois pensionnaires du TVT ont affronté ce dimanche l’Ironman de Vitoria-Gasteiz, dont l’édition 2026 a définitivement été marquée par des conditions de course rendues difficiles par la chaleur d’une part, mais aussi par un vent fort du sud-est qui avait, scélérat, décidé de souffler dès le levé du jour et pour toute cette journée de ce 12 juillet. Dès les premiers mille mètres de natation dans un lac du Parque Provincial de Landa très formé, Alexandre Lebougault, Vincent Ratel et Alex Rousselin auront, comme l’ensemble des 1529 athlètes au départ, été mis à rude épreuve.
Parmi ceux-ci, presque 20% n’atteindront pas l’arche surmontée du M au cœur de la capitale basque et un certain nombre n’aura même pas été autorisé à s’engager sur le parcours vélo, la faute à une barrière horaire inflexible.
Ce ne fut heureusement pas le cas pour nos mousquetaires, bien que les temps de natation aient été bien modestes en plus de 01 :24’. Beaux joueurs, il faut reconnaitre ici que Vincent semble être celui qui se sera le mieux adapté à la difficulté du plan d’eau. Et ce n’est pas à vélo que le trio allait trouver du répit : harcelés par ce vent chaud pendant plus de six heures sur les routes rectilignes à travers la campagne basque, mais loin d’être plate, évoquant presque le Midwest américain et ses vastes plaines, ils trouvaient finalement sur le parcours à pied une « relative fraicheur » et de l’ombre salvatrice pour parcourir les 42,195km à travers la Ciudad Verde.
Ce ne fut cependant évidemment pas chose aisée et, si Vincent et Alex s’étaient fortuitement retrouvés assez tôt sur le parcours, s’épaulant, s’encourageant mutuellement quand l’un était moins bien, leur présence aux côtés de Alexandre durant une bonne partie de son deuxième des quatre tours à pied lui aura permis de renoncer à courber l’échine et de retrouver la conviction que décidément, non, il ne flancherait pas, pas là, pas maintenant, pas après tout ce qu’il avait fait et enduré. La douleur n’est-elle pas qu’une information, un signal qu’il faut en pareil circonstances savoir balayer d’un revers de main telle une fake-news et en amoindrir la résonnance grâce à une indéfectible conviction ?
Ce n’était pas un jour pour réaliser un temps, mais l’essentiel est ailleurs : on préfèrera retenir l’abnégation, l’entraide, le soutien, et ces images des deux inséparables du jour franchissant côte à côte l’arrivée et de Alexandre sonnant la cloche à l’approche de minuit au cœur d’une éphémère arène rouge et noire sur la Espaina Plaza avant que le speaker ne l’accueille d’un YOU ARE AN IRONMAN qui résonnera longtemps dans sa mémoire, probablement toujours…
Vincent Ratel : 844e, 104e M35-39 (01:29’/05’25/06:16’45/10’30/04:59’59)
Alexis Rousselin : 845e, 95e M45-49 (01:31’56/05’461/ 06:11’45/04’50/ 05:07’46)
Alexandre Lebougault : 1207e, 139e M45-49 (01:24’51/09‘37/06 :55’32/08’50/06 :40’05)