Bastia Offshore Fishing

Bastia Offshore Fishing Association de promotion de la pêche récréative en mer et de protection de la ressource halieutique

14/06/2026

Quelles sont les nouvelles obligations en vigueur depuis février 2026 pour les pêcheurs de loisir ?

Les règles diffèrent entre la Méditerranée, l’Atlantique-Manche et les territoires ultramarins :

En Atlantique et en Manche, les pêcheurs de loisir âgés de 16 ans et plus devront s’enregistrer tous les 12 mois uniquement s’ils ciblent des espèces dites "sensibles" (voir ci-après).

En Méditerranée, l’obligation sera plus large : tous les pêcheurs de loisir de 16 ans et plus devront effectuer cet enregistrement annuel, quelle que soit l’espèce recherchée, à l’exception de la pêche à pied.

Dans les départements d’outre-mer, aucune obligation d’enregistrement n’est prévue à ce stade.

Les captures d’espèces sensibles devront également être déclarées quotidiennement.

Cette déclaration pourra être réalisée via l’application européenne RecFishing.

En Méditerranée, les pêcheurs déjà soumis à une obligation déclarative dans certains parcs marins continueront d’utiliser exclusivement l’application Catchmachine.

Hors de ces zones, RecFishing ou Catchmachine pourront être utilisées.

L’enregistrement est gratuit, valable un an et s’effectue directement sur l’application RecFishing.

Une autorisation est délivrée immédiatement après validation de la demande.

Les autorités expliquent que ces données permettront d’améliorer la connaissance de la pêche de loisir, d’évaluer plus précisément l’état des ressources halieutiques et de renforcer la lutte contre les pratiques illégales.

L’année 2026 sera principalement consacrée à l’information et à l’accompagnement des usagers.

Toutefois, les manquements aux obligations déclaratives pourront être sanctionnés par des amendes prévues à l’article L.946-1 du Code rural et de la pêche maritime.

Chaque infraction pouvant être constatée séparément, plusieurs omissions pourront entraîner plusieurs sanctions.

Quelles sont les espèces dites "sensibles" ?

- Manche, Mer du Nord et Golfe de Gascogne : Bar, Lieu jaune, Dorade rose, Maquereau.

- Mer Méditerranée : Dorade rose, Dorade coryphène

- Outre mer : Aucune espèce

07/06/2026
05/06/2026

🐠 Un thon jaune péché au large de Bastia suscite les interrogations des scientifiques
👉 Lien et interview en commentaire

03/06/2026

Une capture peu commune a été réalisée lundi 1er juin au large des côtes bastiaises. Don Jacques et Jean-Toussaint P***a, père et fils pêcheurs, ont remonté dans leurs filets un thon albacore (Thunnus albacares) d'environ 50 kilos. Également appelé thon jaune, ce grand prédateur marin fr....

25/05/2026

Doublé de marlins bleus, tagging & release ! Bravo :)

15/05/2026

⚓️ L’éolien offshore : une illusion qui s’effondre plus vite que prévu ⚓️

Une tribune inspirée et étoffée de l’étude historique de la Renewable Energy Foundation (Gordon A Hughes, 2012) et de ses mises à jour:

En 2012, le professeur Gordon Hughes, économiste à l’Université d’Édimbourg, publiait pour la Renewable Energy Foundation une analyse rigoureuse et sans concession : The Performance of Wind Farms in the United Kingdom and Denmark. Basée sur des données mensuelles réelles de production (et non sur les promesses des fabricants), cette étude de 52 pages démontrait déjà que les éoliennes perdent brutalement en performance avec l’âge. Mais c’est surtout sur l’éolien offshore que les chiffres étaient les plus accablants.

🔹Au Danemark – pionnier mondial de l’offshore –, le facteur de charge normalisé (ajusté pour le vent et les conditions) chutait de 39 % à l’âge 0 à seulement 15 % à l’âge 10. Une dégringolade de plus de 60 % en une décennie. Hughes notait même une chute de plus de 40 % à l’âge 1 vers moins de 15 % à l’âge 9-10. Pour mémoire, l’industrie promettait alors (et promet toujours) 20 à 25, voire 30 ans de vie utile rentable.
Douze ans plus t**d, Hughes lui-même a actualisé ses travaux (2020) avec des données auditées sur des centaines de parcs au Royaume-Uni. Verdict inchangé, voire aggravé pour l’offshore : le déclin annuel de performance atteint environ 4,5 % par an pour les grosses turbines en mer. Un parc offshore qui démarre à 55 % de facteur de charge normalisé tombe à 33 % à peine 12 ans plus t**d. Ajoutez à cela des coûts d’exploitation et de maintenance (OPEX) qui explosent avec l’âge – corrosion saline, accès difficile par bateau ou hélicoptère, pannes plus fréquentes – et la réalité économique devient cruelle : la plupart des éoliennes offshore deviennent déficitaires bien avant 20 ans. L’hypothèse officielle de 25-30 ans de vie ? Une fiction comptable pour justifier les subventions.

🔹Pourquoi l’offshore est-il encore pire que l’onshore ?
L’étude de 2012 le disait déjà : le milieu marin est impitoyable. Sel, humidité, vagues, tempêtes… tout accélère l’usure des pales, des nacelles et des fondations. Les accès en mer coûtent une fortune. Les arrêts pour maintenance sont plus longs et plus risqués. Résultat : même avec des turbines géantes d’aujourd’hui (15-18 MW), les gains technologiques initiaux sont rapidement grignotés par la dégradation.
Des études plus récentes (y compris celles qui tentent de minimiser le problème) confirment une dégradation annuelle de 1 à 2,5 % en moyenne, mais nettement plus marquée en offshore en raison des conditions extrêmes. Pendant ce temps, les promoteurs continuent de vendre du rêve : « capacité factor de 50 % ou plus », « coût en baisse », « énergie propre et illimitée ». La réalité ? Des projets annulés ou renégociés (Ørsted aux États-Unis, par exemple), des coûts de construction qui ne baissent plus, et un démantèlement qui s’annonce cauchemardesque : fondations en béton massif impossibles à retirer entièrement, pales composites non recyclables, câbles sous-marins abandonnés.

🔹Une arnaque subventionnée aux dépens du contribuable et de l’environnement
Cette dégradation rapide n’est pas un détail technique. Elle rend l’éolien offshore structurellement non rentable sans aides massives. Pour atteindre les objectifs de production affichés, il faut installer beaucoup plus de capacité que prévu – donc beaucoup plus d’argent public. Les contrats CfD (Contracts for Difference) ou équivalents garantissent des prix d’achat faramineux pendant 15-20 ans, mais une fois la machine usée, qui paie la remise à niveau ou le démantèlement ? Le contribuable, encore et toujours.
Et pendant ce temps, l’intermittence reste totale : quand le vent ne souffle pas (ou trop fort), il faut du gaz, du charbon ou du nucléaire en backup. L’éolien offshore ne remplace rien ; il s’ajoute, en doublant les infrastructures et les coûts système.

❗️L’éolien offshore n’est pas une solution d’avenir. C’est une technologie immature, coûteuse, destructrice pour les fonds marins (bruit, perturbation des courants, impact sur la faune), et dont la performance réelle s’effondre bien plus vite que les modèles optimistes ne le disent.
Il est temps d’arrêter la fuite en avant. Arrêtons de sacrifier des milliards et des paysages marins sur l’autel d’une transition énergétique qui, en mer comme sur terre, repose sur des promesses que les chiffres réels démentent depuis plus de quinze ans. L’énergie de demain doit être fiable, abordable et durable – pas une éolienne offshore qui rouille avant même d’avoir remboursé sa dette.
L’étude Hughes de 2012 n’était pas une prophétie ; c’était un constat. Quatorze ans après, il est plus criant que jamais. Il est urgent de l’entendre.

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