25/11/2022
Rencontre avec Nathalie Delle Side, Amséliste depuis 1977 et éducatrice sportive au sein de la section Gymnastique Artistique et à la GV
Bonjour Nathalie, peux-tu nous parler de ton histoire à l’AMSLF ?
J'ai commencé la gymnastique à 7 ans, mes parents (son papa a été président de la section pendant de nombreuses années ) m’y ont amené et c’est vite devenu une passion. On habitait Villeneuve et c’était une des seules activités pour les filles. J’ai fait de la compétition jusqu’à mes 17 ans ( spécialité poutre et concours général) .
On s'entraînait dans la salle au-dessus de la salle de Hand, il y faisait très chaud l’été et très froid en hiver. il n’y avait pas tout l’espace et le confort de la “nouvelle” salle et surtout pas de protection ( filet et rideau) on a reçu un nombre incalculable de ballons de handball. C’était dangereux, une gymnaste s'est cassé la jambe après avoir reçu un ballon alors qu’elle était sur un agrès. Mais c’était une belle époque avec Alain Tardivat et Jacqueline (Jackotte) qui a été mon entraîneur. Je l’ai suivie et j’ai commencé à encadrer les entraînements. Je me rappelle de Monsieur et Madame Ange qui nous formaient au comité départemental, ils ont été des directeurs techniques très dévoués et passionnés.
J’ai obtenu mon BE à 20 ans et j’ai commencé par un emploi mi-temps à la gym et un autre à la musculation mais ça n’a pas été facile pour décrocher un emploi à l’AMSLF (En janvier elle fêtera ses 30 ans de salariée au club). Aujourd’hui je gère la Gymnastique artistique féminine avec Mehdi Kamkoum, je suis en charge des débutantes et du niveau régional, on gère les inscriptions, les licences, les compétitions, les relations avec les différents comités et la fédération de GYM.
Comment a évolué la section Gym ?
Le gros changement a été la nouvelle salle, avoir de la place ça change la vie, de ne plus manipuler les gros appareils, avant on démontait la fixe pour avoir plus de place au sol, quand on utilisait les poutres on n’avait plus de sol, le saut de cheval arrivait sur la cage d’escalier. La moindre place était occupée dans la salle. On perdait du temps et au niveau santé ce n’était pas optimal. On a vu la pénibilité de tout déplacer lors du Covid quand on a fait les cours en extérieur.
La section est passée de 150 adhérents à plus de 400 cette année. Il n’y avait pas de baby gym. Pas de modules mous, mais malgré la grande salle on a des quotas par groupe imposés par la fédération ce qui limite donc le nombre d’enfants qu’on peut accueillir. On aimerait pouvoir prendre tout le monde mais c’est impossible et chaque année c’est un crève-cœur de refuser du monde mais nous n’avons pas le choix car il faut obligatoirement un encadrement spécialisé : BE, DE ou une formation spécifique BABY. La gym c’est un sport dangereux, qui demande beaucoup de discipline. Les agrès c’est dangereux. Le respect des consignes est vital mais cela n'empêche pas la discipline d’être fun et attrayante avec les acrobaties qu’on peut faire sur le trampoline et le tapis de saut par exemple.
La gym de nos jours?
Le niveau est très élevé, il faut une grosse détermination ( cran, courage ) pour réussir dans la gym actuelle. Le niveau des difficultés est devenu incroyable. Ici au niveau régional il y a 2 entraînements/semaine alors que les filles à objectif national c’est tous les jours. La première compétition se déroule le samedi 17 décembre à la Salle Jo Tedesco pour les groupes performances à partir de 6 ans.. Le spectacle s’annonce fantastique
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