23/05/2026
Pendant longtemps, j’ai cru qu’il existaitune version de moi qui allait enfin y arriver. Celle qui réussissait à être présente pour ses enfants, disponible pour son couple, investie dans son travail, attentive aux émotions, organisée dans la maison, patiente, douce, à l’écoute… tout en gardant du temps pour elle.
Alors je courais après cette femme.
Je me disais : quand ce sera plus calme… quand les enfants grandiront… quand j’aurai trouvé mon équilibre…
Mais cet équilibre, il n’a jamais existé.
Parce qu’en réalité, je marchais à côté de ma vie, je marchais sur un fil, fragile.
D’un côté, la maman… de l’autre, la femme, la compagne,
D’un côté, les besoins des enfants, de mon compagnon et de l’autre, les miens.
D’un côté, le foyer, le couple et de l’autre, le travail.
Et moi au milieu, à essayer de ne pas tomber, de ne pas trébucher.
Je crois qu’on porte une croyance sociétaire et culturelle beaucoup très lourde : celle que nous devons assumer, gérer tous les aspects de la vie de famille. Penser à tout. Anticiper tout. Tenir tout.
Et si en fait nous avions le droit de faillir ?
Le droit d’oublier, le droit de ne pas réussir à tout faire.
Le droit d’être fatiguées sans nous sentir coupables.
Le droit de demander de l’aide.
Le droit de ne pas toujours être cette femme forte qui tient debout pendant que tout le monde s’appuie sur elle.
Parce que peut-être que le problème n’est pas que nous ne trouvons pas l’équilibre.
Peut-être que le problème, c’est qu’on nous a appris qu’une bonne mère devait s’assurer de l’équilibre de tout son écosystème.
Moi aujourd’hui, je ne cherche plus l’équilibre parfait.
Je cherche un endroit où je peux être, femme, mère… sans m’excuser d’être qui je suis, sans arrêter d’exister.
💛 Et toi… est-ce qu’il t’arrive aussi d’avoir l’impression de marcher sur un fil ?