27/07/2022
J'ai créé ABCollection il y a plus de 40 ans alors que je voulais tout comprendre de la photographie. Mes nombreux appareils et les photos qui allaient avec.
Et puis j'ai découvert les hommes: inventeurs, techniciens, utilisateurs.
C'est ce cheminement qui m'a amené jusqu'a Mainy Marville.Voici l'homme - le mécanicien, chanteur lyrique professionnel, photographe....
EXPRESSIONS
PHOTOGRAPHIQUES
De Mainy marville
Introduction
La photographie…, cette technique qui n’en finit pas d’évoluer entre les mains des hommes toujours à la recherche de leurs images.…
La peinture n’y suffisait plus, il leur fallait le reflet de la réalité, leurs réalités!
Daguerréotype, ferrotype, ambrotype, photo sur verre, sur papier puis films argentiques, couleur, diapositives et enfin virtuel, la photographie est à l’origine du cinéma et de la stéréoscopie. Découvertes majeures qui nous rapprochent de l’hologramme et de la 3D, fiertés à venir, ignorantes de leur origine…
Lentement la lourde chambre noire (la caméra obscura) a perdu son pied en perdant du poids. Mobile elle a quitté les salons, pris nos routes, envahi nos paysages avant de disparaitre de nos mains pour un appareil à tout faire: le smartphone, l’iPhone et autre machines virtuelles multi fonction .
Ce n’est pas sans émotion que l’observateur attentif du phénomène recherche les détails de cette évolution. Passionné par l’image il veut en comprendre la réalisation, la technique et les moyens. Certes les productions livresques, traités et autres éditions de vulgarisation n’ont pas manqué pour éclairer sa lanterne, mais l’autodidacte ne saurait s’en satisfaire, il lui faut toucher, monter et démonter tout ce qui peut l’être.
Essayer les formules chimiques dans son laboratoire: révélateur, fixateur, etc… Enfin il arrive que l’intérêt pour la pratique et son évolution dépasse son objet même. Que le progrès technique dépasse le seul intérêt de l’image. La démarche est souvent observée chez les collectionneurs plus matérialistes qu’esthètes.
En collection le phénomène est fréquent. Les appareils sont l’objet des principales recherches et l’importance de leurs prix fait la valeur des collections , puis c’est leur environnement technique (flash et autres accessoires de prises de vues et de laboratoire). Il faut faire les brocantes et les foires spécialisées pour s’en rendre compte. On est dans le dur de la collection…
La collection de photographies elle-même est loin d’avoir le même succès. Certes les initiés connaissent les pionniers : Nadar, Baldus, Le Gray, ou plus contemporains : Brassaï, Yann Arthus-Bertrand, Capa, Cartier-bresson, Doisneau dont les oeuvres sont dans les musées. Là encore l’intérêt de celles-ci résident en partie dans la technique de réalisation mais aussi dans celui de la spécialisation de l’auteur et de son sujet de prédilection -mode- guerre-nu-reportage divers !
Mais la collection de photos anciennes, pour le commun, c’est d’abord un souvenir de famille ou sujet apparenté: « lieux chers à ses souvenirs »…
L’art, le témoignage historique sera réservé aux hommes de l’Art ou de l’histoire !
Une exception cependant, la collection de cartes postales photographiques. Souvent pratiqué par des photographes ambulants, portant leur petit laboratoire sur le dos ou sur le porte bagage de leur vélo, ils témoignent aujourd’hui encore de la vie, des activités et moeurs de ce début du XIX° siècle.
Par rapport à ces quelques aventuriers, des millions d’amateurs, souvent doués, ont grillés de la pellicule à la recherche de scènes authentiques, de paysages en mutation, d’évènements cocasses ou historiques…
Qu’en reste t’il ?
Telle est la question qui m’a fait rassembler des centaines et des milliers d’épreuves d’anonymes. Hors des circuits commerciaux, des marchés spécialisés, voir des modes qui existent là comme ailleurs.
Rassembler les appareils les plus marquants et leurs images produites depuis l’origine, en poursuivre l’évolution avec la démocratisation de l’activité, collecter et rassembler les photos des amateurs doués, leurs sujets de prédilections, leur art quelque fois et les ajouter au patrimoine commun, tel est le but de cette collection, l’objectif de ce travail de mémoire…. L’histoire est faite aussi de ces apports.
Présentation de Mainy-Marville.
MAINY MARVILLE en nom de scène - Jean MAINY à l’état civil - est né à Dijon en 1887. Déclaré « mécanicien » sur les listes électorales de cette ville en 1921, il se produit cependant au Casino des Bains de Lons le Saunier le 22 août 1920 et fera une longue carrière comme Ténor Léger puis Ténor. Mulhouse - Pau - Verviers - Liège - Il sera l’un des premiers à enregistrer à La Compagnie Française du Gramophone « La voix de son Maitre ».
C’est donc à l’occasion de sa prestation à Lons le Saunier le 22 août 1920 qu’il réalisera ses clichés de la ville.
Véritable reportage, obtenu grâce à un appareil de sa fabrication utilisant du film 35 mm perforé pour le cinéma LUMIERE, alors que le premier LEICA (à utiliser le film 35 mm perforé pour le cinéma) ne sera commercialisé qu’en 1925 !
Son « reportage » commencera à BAVERANS (Doubs) lieu de naissance de sa maman. Maisons, rues, places, toujours animées de leurs habitants sont autant d’instantanés alors que la photo se pratique encore avec des chambres noires volumineuses, des appareils à plaques de verre à impression plutôt lente.
Il a compris la révolution apportée par le film cinéma et pratiquera le photo-journalisme avant l’heure, le « nombre d’or » de la composition et « l’instant décisif » pour le mouvement. Autant de théories inventées plus t**d en 1932 par Henri Cartier-Bresson et son premier Leica.
Toujours en avance, il tente la couleur avec l’autochrome LUMIERE dès 1910, mais, devant renoncer à sa pratique du « reportage » pour de longues « poses », il pratique alors la photo-colorisée, judicieux compromis de la photo noir et blanc et de la peinture…
Pareillement il adaptera son appareil photo aux bandes-films pour la photo-stéréoscopique en remplaçant l’objectif unique par les objectifs stéréoscopiques Jules Richards d’appareils à plaques.
Grâce au format 18X24 mm de son invention, il réalisera des milliers de photographies sur ces bandes film: datées et localisées.
Du « roman - photos » à la mode des années 50, il fut aussi le précurseur naturel par sa technique de prise de vues, se suivant sur la bande film. Ainsi peut on l’accompagner dans les rues de Liège, en 1931, suivant une porteuse de lait au porte à porte jusqu’à passer devant un kiosque dont il se rapproche pour finir sur l’affiche de son spectacle du soir à l’Opéra…..
Cet important fond photographique n’a jamais été publié. Après son décès à Dijon, en 1973, il fut mis en vente sans publicité.
Mécanicien, chanteur, photographe c’est en artiste surdoué, passionné, qu’il fabrique ses appareils photos, enregistre ses disques de cire, et pratique toutes les techniques photographiques, du daguerréotype au film 35mm en passant par les plaques de verre simples et stéréoscopiques.
Prises de vues, développement, tirages, virages, colorisation, il maitrisera tout cela avec bonheur, pour notre plus grand plaisir.
EXPRESSIONS
PHOTOGRAPHIQUES
De Mainy marville
Introduction
La photographie…, cette technique qui n’en finit pas d’évoluer entre les mains des hommes toujours à la recherche de leurs images.…
La peinture n’y suffisait plus, il leur fallait le reflet de la réalité, leurs réalités!
Daguerréotype, ferrotype, ambrotype, photo sur verre, sur papier puis films argentiques, couleur, diapositives et enfin virtuel, la photographie est à l’origine du cinéma et de la stéréoscopie. Découvertes majeures qui nous rapprochent de l’hologramme et de la 3D, fiertés à venir, ignorantes de leur origine…
Lentement la lourde chambre noire (la caméra obscura) a perdu son pied en perdant du poids. Mobile elle a quitté les salons, pris nos routes, envahi nos paysages avant de disparaitre de nos mains pour un appareil à tout faire: le smartphone, l’iPhone et autre machines virtuelles multi fonction .
Ce n’est pas sans émotion que l’observateur attentif du phénomène recherche les détails de cette évolution. Passionné par l’image il veut en comprendre la réalisation, la technique et les moyens. Certes les productions livresques, traités et autres éditions de vulgarisation n’ont pas manqué pour éclairer sa lanterne, mais l’autodidacte ne saurait s’en satisfaire, il lui faut toucher, monter et démonter tout ce qui peut l’être.
Essayer les formules chimiques dans son laboratoire: révélateur, fixateur, etc… Enfin il arrive que l’intérêt pour la pratique et son évolution dépasse son objet même. Que le progrès technique dépasse le seul intérêt de l’image. La démarche est souvent observée chez les collectionneurs plus matérialistes qu’esthètes.
En collection le phénomène est fréquent. Les appareils sont l’objet des principales recherches et l’importance de leurs prix fait la valeur des collections , puis c’est leur environnement technique (flash et autres accessoires de prises de vues et de laboratoire). Il faut faire les brocantes et les foires spécialisées pour s’en rendre compte. On est dans le dur de la collection…
La collection de photographies elle-même est loin d’avoir le même succès. Certes les initiés connaissent les pionniers : Nadar, Baldus, Le Gray, ou plus contemporains : Brassaï, Yann Arthus-Bertrand, Capa, Cartier-bresson, Doisneau dont les oeuvres sont dans les musées. Là encore l’intérêt de celles-ci résident en partie dans la technique de réalisation mais aussi dans celui de la spécialisation de l’auteur et de son sujet de prédilection -mode- guerre-nu-reportage divers !
Mais la collection de photos anciennes, pour le commun, c’est d’abord un souvenir de famille ou sujet apparenté: « lieux chers à ses souvenirs »…
L’art, le témoignage historique sera réservé aux hommes de l’Art ou de l’histoire !
Une exception cependant, la collection de cartes postales photographiques. Souvent pratiqué par des photographes ambulants, portant leur petit laboratoire sur le dos ou sur le porte bagage de leur vélo, ils témoignent aujourd’hui encore de la vie, des activités et moeurs de ce début du XIX° siècle.
Par rapport à ces quelques aventuriers, des millions d’amateurs, souvent doués, ont grillés de la pellicule à la recherche de scènes authentiques, de paysages en mutation, d’évènements cocasses ou historiques…
Qu’en reste t’il ?
Telle est la question qui m’a fait rassembler des centaines et des milliers d’épreuves d’anonymes. Hors des circuits commerciaux, des marchés spécialisés, voir des modes qui existent là comme ailleurs.
Rassembler les appareils les plus marquants et leurs images produites depuis l’origine, en poursuivre l’évolution avec la démocratisation de l’activité, collecter et rassembler les photos des amateurs doués, leurs sujets de prédilections, leur art quelque fois et les ajouter au patrimoine commun, tel est le but de cette collection, l’objectif de ce travail de mémoire…. L’histoire est faite aussi de ces apports.
Présentation de Mainy-Marville.
MAINY MARVILLE en nom de scène - Jean MAINY à l’état civil - est né à Dijon en 1887. Déclaré « mécanicien » sur les listes électorales de cette ville en 1921, il se produit cependant au Casino des Bains de Lons le Saunier le 22 août 1920 et fera une longue carrière comme Ténor Léger puis Ténor. Mulhouse - Pau - Verviers - Liège - Il sera l’un des premiers à enregistrer à La Compagnie Française du Gramophone « La voix de son Maitre ».
C’est donc à l’occasion de sa prestation à Lons le Saunier le 22 août 1920 qu’il réalisera ses clichés de la ville.
Véritable reportage, obtenu grâce à un appareil de sa fabrication utilisant du film 35 mm perforé pour le cinéma LUMIERE, alors que le premier LEICA (à utiliser le film 35 mm perforé pour le cinéma) ne sera commercialisé qu’en 1925 !
Son « reportage » commencera à BAVERANS (Doubs) lieu de naissance de sa maman. Maisons, rues, places, toujours animées de leurs habitants sont autant d’instantanés alors que la photo se pratique encore avec des chambres noires volumineuses, des appareils à plaques de verre à impression plutôt lente.
Il a compris la révolution apportée par le film cinéma et pratiquera le photo-journalisme avant l’heure, le « nombre d’or » de la composition et « l’instant décisif » pour le mouvement. Autant de théories inventées plus t**d en 1932 par Henri Cartier-Bresson et son premier Leica.
Toujours en avance, il tente la couleur avec l’autochrome LUMIERE dès 1910, mais, devant renoncer à sa pratique du « reportage » pour de longues « poses », il pratique alors la photo-colorisée, judicieux compromis de la photo noir et blanc et de la peinture…
Pareillement il adaptera son appareil photo aux bandes-films pour la photo-stéréoscopique en remplaçant l’objectif unique par les objectifs stéréoscopiques Jules Richards d’appareils à plaques.
Grâce au format 18X24 mm de son invention, il réalisera des milliers de photographies sur ces bandes film: datées et localisées.
Du « roman - photos » à la mode des années 50, il fut aussi le précurseur naturel par sa technique de prise de vues, se suivant sur la bande film. Ainsi peut on l’accompagner dans les rues de Liège, en 1931, suivant une porteuse de lait au porte à porte jusqu’à passer devant un kiosque dont il se rapproche pour finir sur l’affiche de son spectacle du soir à l’Opéra…..
Cet important fond photographique n’a jamais été publié. Après son décès à Dijon, en 1973, il fut mis en vente sans publicité.
Mécanicien, chanteur, photographe c’est en artiste surdoué, passionné, qu’il fabrique ses appareils photos, enregistre ses disques de cire, et pratique toutes les techniques photographiques, du daguerréotype au film 35mm en passant par les plaques de verre simples et stéréoscopiques.
Prises de vues, développement, tirages, virages, colorisation, il maitrisera tout cela avec bonheur, pour notre plus grand plaisir.
EXPRESSIONS
PHOTOGRAPHIQUES
De Mainy marville
Introduction
La photographie…, cette technique qui n’en finit pas d’évoluer entre les mains des hommes toujours à la recherche de leurs images.…
La peinture n’y suffisait plus, il leur fallait le reflet de la réalité, leurs réalités!
Daguerréotype, ferrotype, ambrotype, photo sur verre, sur papier puis films argentiques, couleur, diapositives et enfin virtuel, la photographie est à l’origine du cinéma et de la stéréoscopie. Découvertes majeures qui nous rapprochent de l’hologramme et de la 3D, fiertés à venir, ignorantes de leur origine…
Lentement la lourde chambre noire (la caméra obscura) a perdu son pied en perdant du poids. Mobile elle a quitté les salons, pris nos routes, envahi nos paysages avant de disparaitre de nos mains pour un appareil à tout faire: le smartphone, l’iPhone et autre machines virtuelles multi fonction .
Ce n’est pas sans émotion que l’observateur attentif du phénomène recherche les détails de cette évolution. Passionné par l’image il veut en comprendre la réalisation, la technique et les moyens. Certes les productions livresques, traités et autres éditions de vulgarisation n’ont pas manqué pour éclairer sa lanterne, mais l’autodidacte ne saurait s’en satisfaire, il lui faut toucher, monter et démonter tout ce qui peut l’être.
Essayer les formules chimiques dans son laboratoire: révélateur, fixateur, etc… Enfin il arrive que l’intérêt pour la pratique et son évolution dépasse son objet même. Que le progrès technique dépasse le seul intérêt de l’image. La démarche est souvent observée chez les collectionneurs plus matérialistes qu’esthètes.
En collection le phénomène est fréquent. Les appareils sont l’objet des principales recherches et l’importance de leurs prix fait la valeur des collections , puis c’est leur environnement technique (flash et autres accessoires de prises de vues et de laboratoire). Il faut faire les brocantes et les foires spécialisées pour s’en rendre compte. On est dans le dur de la collection…
La collection de photographies elle-même est loin d’avoir le même succès. Certes les initiés connaissent les pionniers : Nadar, Baldus, Le Gray, ou plus contemporains : Brassaï, Yann Arthus-Bertrand, Capa, Cartier-bresson, Doisneau dont les oeuvres sont dans les musées. Là encore l’intérêt de celles-ci résident en partie dans la technique de réalisation mais aussi dans celui de la spécialisation de l’auteur et de son sujet de prédilection -mode- guerre-nu-reportage divers !
Mais la collection de photos anciennes, pour le commun, c’est d’abord un souvenir de famille ou sujet apparenté: « lieux chers à ses souvenirs »…
L’art, le témoignage historique sera réservé aux hommes de l’Art ou de l’histoire !
Une exception cependant, la collection de cartes postales photographiques. Souvent pratiqué par des photographes ambulants, portant leur petit laboratoire sur le dos ou sur le porte bagage de leur vélo, ils témoignent aujourd’hui encore de la vie, des activités et moeurs de ce début du XIX° siècle.
Par rapport à ces quelques aventuriers, des millions d’amateurs, souvent doués, ont grillés de la pellicule à la recherche de scènes authentiques, de paysages en mutation, d’évènements cocasses ou historiques…
Qu’en reste t’il ?
Telle est la question qui m’a fait rassembler des centaines et des milliers d’épreuves d’anonymes. Hors des circuits commerciaux, des marchés spécialisés, voir des modes qui existent là comme ailleurs.
Rassembler les appareils les plus marquants et leurs images produites depuis l’origine, en poursuivre l’évolution avec la démocratisation de l’activité, collecter et rassembler les photos des amateurs doués, leurs sujets de prédilections, leur art quelque fois et les ajouter au patrimoine commun, tel est le but de cette collection, l’objectif de ce travail de mémoire…. L’histoire est faite aussi de ces apports.
Présentation de Mainy-Marville.
MAINY MARVILLE en nom de scène - Jean MAINY à l’état civil - est né à Dijon en 1887. Déclaré « mécanicien » sur les listes électorales de cette ville en 1921, il se produit cependant au Casino des Bains de Lons le Saunier le 22 août 1920 et fera une longue carrière comme Ténor Léger puis Ténor. Mulhouse - Pau - Verviers - Liège - Il sera l’un des premiers à enregistrer à La Compagnie Française du Gramophone « La voix de son Maitre ».
C’est donc à l’occasion de sa prestation à Lons le Saunier le 22 août 1920 qu’il réalisera ses clichés de la ville.
Véritable reportage, obtenu grâce à un appareil de sa fabrication utilisant du film 35 mm perforé pour le cinéma LUMIERE, alors que le premier LEICA (à utiliser le film 35 mm perforé pour le cinéma) ne sera commercialisé qu’en 1925 !
Son « reportage » commencera à BAVERANS (Doubs) lieu de naissance de sa maman. Maisons, rues, places, toujours animées de leurs habitants sont autant d’instantanés alors que la photo se pratique encore avec des chambres noires volumineuses, des appareils à plaques de verre à impression plutôt lente.
Il a compris la révolution apportée par le film cinéma et pratiquera le photo-journalisme avant l’heure, le « nombre d’or » de la composition et « l’instant décisif » pour le mouvement. Autant de théories inventées plus t**d en 1932 par Henri Cartier-Bresson et son premier Leica.
Toujours en avance, il tente la couleur avec l’autochrome LUMIERE dès 1910, mais, devant renoncer à sa pratique du « reportage » pour de longues « poses », il pratique alors la photo-colorisée, judicieux compromis de la photo noir et blanc et de la peinture…
Pareillement il adaptera son appareil photo aux bandes-films pour la photo-stéréoscopique en remplaçant l’objectif unique par les objectifs stéréoscopiques Jules Richards d’appareils à plaques.
Grâce au format 18X24 mm de son invention, il réalisera des milliers de photographies sur ces bandes film: datées et localisées.
Du « roman - photos » à la mode des années 50, il fut aussi le précurseur naturel par sa technique de prise de vues, se suivant sur la bande film. Ainsi peut on l’accompagner dans les rues de Liège, en 1931, suivant une porteuse de lait au porte à porte jusqu’à passer devant un kiosque dont il se rapproche pour finir sur l’affiche de son spectacle du soir à l’Opéra…..
Cet important fond photographique n’a jamais été publié. Après son décès à Dijon, en 1973, il fut mis en vente sans publicité.
Mécanicien, chanteur, photographe c’est en artiste surdoué, passionné, qu’il fabrique ses appareils photos, enregistre ses disques de cire, et pratique toutes les techniques photographiques, du daguerréotype au film 35mm en passant par les plaques de verre simples et stéréoscopiques.
Prises de vues, développement, tirages, virages, colorisation, il maitrisera tout cela avec bonheur, pour notre plus grand plaisir.
EXPRESSIONS
PHOTOGRAPHIQUES
De Mainy marville
Introduction
La photographie…, cette technique qui n’en finit pas d’évoluer entre les mains des hommes toujours à la recherche de leurs images.…
La peinture n’y suffisait plus, il leur fallait le reflet de la réalité, leurs réalités!
Daguerréotype, ferrotype, ambrotype, photo sur verre, sur papier puis films argentiques, couleur, diapositives et enfin virtuel, la photographie est à l’origine du cinéma et de la stéréoscopie. Découvertes majeures qui nous rapprochent de l’hologramme et de la 3D, fiertés à venir, ignorantes de leur origine…
Lentement la lourde chambre noire (la caméra obscura) a perdu son pied en perdant du poids. Mobile elle a quitté les salons, pris nos routes, envahi nos paysages avant de disparaitre de nos mains pour un appareil à tout faire: le smartphone, l’iPhone et autre machines virtuelles multi fonction .
Ce n’est pas sans émotion que l’observateur attentif du phénomène recherche les détails de cette évolution. Passionné par l’image il veut en comprendre la réalisation, la technique et les moyens. Certes les productions livresques, traités et autres éditions de vulgarisation n’ont pas manqué pour éclairer sa lanterne, mais l’autodidacte ne saurait s’en satisfaire, il lui faut toucher, monter et démonter tout ce qui peut l’être.
Essayer les formules chimiques dans son laboratoire: révélateur, fixateur, etc… Enfin il arrive que l’intérêt pour la pratique et son évolution dépasse son objet même. Que le progrès technique dépasse le seul intérêt de l’image. La démarche est souvent observée chez les collectionneurs plus matérialistes qu’esthètes.
En collection le phénomène est fréquent. Les appareils sont l’objet des principales recherches et l’importance de leurs prix fait la valeur des collections , puis c’est leur environnement technique (flash et autres accessoires de prises de vues et de laboratoire). Il faut faire les brocantes et les foires spécialisées pour s’en rendre compte. On est dans le dur de la collection…
La collection de photographies elle-même est loin d’avoir le même succès. Certes les initiés connaissent les pionniers : Nadar, Baldus, Le Gray, ou plus contemporains : Brassaï, Yann Arthus-Bertrand, Capa, Cartier-bresson, Doisneau dont les oeuvres sont dans les musées. Là encore l’intérêt de celles-ci résident en partie dans la technique de réalisation mais aussi dans celui de la spécialisation de l’auteur et de son sujet de prédilection -mode- guerre-nu-reportage divers !
Mais la collection de photos anciennes, pour le commun, c’est d’abord un souvenir de famille ou sujet apparenté: « lieux chers à ses souvenirs »…
L’art, le témoignage historique sera réservé aux hommes de l’Art ou de l’histoire !
Une exception cependant, la collection de cartes postales photographiques. Souvent pratiqué par des photographes ambulants, portant leur petit laboratoire sur le dos ou sur le porte bagage de leur vélo, ils témoignent aujourd’hui encore de la vie, des activités et moeurs de ce début du XIX° siècle.
Par rapport à ces quelques aventuriers, des millions d’amateurs, souvent doués, ont grillés de la pellicule à la recherche de scènes authentiques, de paysages en mutation, d’évènements cocasses ou historiques…
Qu’en reste t’il ?
Telle est la question qui m’a fait rassembler des centaines et des milliers d’épreuves d’anonymes. Hors des circuits commerciaux, des marchés spécialisés, voir des modes qui existent là comme ailleurs.
Rassembler les appareils les plus marquants et leurs images produites depuis l’origine, en poursuivre l’évolution avec la démocratisation de l’activité, collecter et rassembler les photos des amateurs doués, leurs sujets de prédilections, leur art quelque fois et les ajouter au patrimoine commun, tel est le but de cette collection, l’objectif de ce travail de mémoire…. L’histoire est faite aussi de ces apports.
Présentation de Mainy-Marville.
MAINY MARVILLE en nom de scène - Jean MAINY à l’état civil - est né à Dijon en 1887. Déclaré « mécanicien » sur les listes électorales de cette ville en 1921, il se produit cependant au Casino des Bains de Lons le Saunier le 22 août 1920 et fera une longue carrière comme Ténor Léger puis Ténor. Mulhouse - Pau - Verviers - Liège - Il sera l’un des premiers à enregistrer à La Compagnie Française du Gramophone « La voix de son Maitre ».
C’est donc à l’occasion de sa prestation à Lons le Saunier le 22 août 1920 qu’il réalisera ses clichés de la ville.
Véritable reportage, obtenu grâce à un appareil de sa fabrication utilisant du film 35 mm perforé pour le cinéma LUMIERE, alors que le premier LEICA (à utiliser le film 35 mm perforé pour le cinéma) ne sera commercialisé qu’en 1925 !
Son « reportage » commencera à BAVERANS (Doubs) lieu de naissance de sa maman. Maisons, rues, places, toujours animées de leurs habitants sont autant d’instantanés alors que la photo se pratique encore avec des chambres noires volumineuses, des appareils à plaques de verre à impression plutôt lente.
Il a compris la révolution apportée par le film cinéma et pratiquera le photo-journalisme avant l’heure, le « nombre d’or » de la composition et « l’instant décisif » pour le mouvement. Autant de théories inventées plus t**d en 1932 par Henri Cartier-Bresson et son premier Leica.
Toujours en avance, il tente la couleur avec l’autochrome LUMIERE dès 1910, mais, devant renoncer à sa pratique du « reportage » pour de longues « poses », il pratique alors la photo-colorisée, judicieux compromis de la photo noir et blanc et de la peinture…
Pareillement il adaptera son appareil photo aux bandes-films pour la photo-stéréoscopique en remplaçant l’objectif unique par les objectifs stéréoscopiques Jules Richards d’appareils à plaques.
Grâce au format 18X24 mm de son invention, il réalisera des milliers de photographies sur ces bandes film: datées et localisées.
Du « roman - photos » à la mode des années 50, il fut aussi le précurseur naturel par sa technique de prise de vues, se suivant sur la bande film. Ainsi peut on l’accompagner dans les rues de Liège, en 1931, suivant une porteuse de lait au porte à porte jusqu’à passer devant un kiosque dont il se rapproche pour finir sur l’affiche de son spectacle du soir à l’Opéra…..
Cet important fond photographique n’a jamais été publié. Après son décès à Dijon, en 1973, il fut mis en vente sans publicité.
Mécanicien, chanteur, photographe c’est en artiste surdoué, passionné, qu’il fabrique ses appareils photos, enregistre ses disques de cire, et pratique toutes les techniques photographiques, du daguerréotype au film 35mm en passant par les plaques de verre simples et stéréoscopiques.
Prises de vues, développement, tirages, virages, colorisation, il maitrisera tout cela avec bonheur, pour notre plus grand plaisir.
EXPRESSIONS
PHOTOGRAPHIQUES
De Mainy marville
Introduction
La photographie…, cette technique qui n’en finit pas d’évoluer entre les mains des hommes toujours à la recherche de leurs images.…
La peinture n’y suffisait plus, il leur fallait le reflet de la réalité, leurs réalités!
Daguerréotype, ferrotype, ambrotype, photo sur verre, sur papier puis films argentiques, couleur, diapositives et enfin virtuel, la photographie est à l’origine du cinéma et de la stéréoscopie. Découvertes majeures qui nous rapprochent de l’hologramme et de la 3D, fiertés à venir, ignorantes de leur origine…
Lentement la lourde chambre noire (la caméra obscura) a perdu son pied en perdant du poids. Mobile elle a quitté les salons, pris nos routes, envahi nos paysages avant de disparaitre de nos mains pour un appareil à tout faire: le smartphone, l’iPhone et autre machines virtuelles multi fonction .
Ce n’est pas sans émotion que l’observateur attentif du phénomène recherche les détails de cette évolution. Passionné par l’image il veut en comprendre la réalisation, la technique et les moyens. Certes les productions livresques, traités et autres éditions de vulgarisation n’ont pas manqué pour éclairer sa lanterne, mais l’autodidacte ne saurait s’en satisfaire, il lui faut toucher, monter et démonter tout ce qui peut l’être.
Essayer les formules chimiques dans son laboratoire: révélateur, fixateur, etc… Enfin il arrive que l’intérêt pour la pratique et son évolution dépasse son objet même. Que le progrès technique dépasse le seul intérêt de l’image. La démarche est souvent observée chez les collectionneurs plus matérialistes qu’esthètes.
En collection le phénomène est fréquent. Les appareils sont l’objet des principales recherches et l’importance de leurs prix fait la valeur des collections , puis c’est leur environnement technique (flash et autres accessoires de prises de vues et de laboratoire). Il faut faire les brocantes et les foires spécialisées pour s’en rendre compte. On est dans le dur de la collection…
La collection de photographies elle-même est loin d’avoir le même succès. Certes les initiés connaissent les pionniers : Nadar, Baldus, Le Gray, ou plus contemporains : Brassaï, Yann Arthus-Bertrand, Capa, Cartier-bresson, Doisneau dont les oeuvres sont dans les musées. Là encore l’intérêt de celles-ci résident en partie dans la technique de réalisation mais aussi dans celui de la spécialisation de l’auteur et de son sujet de prédilection -mode- guerre-nu-reportage divers !
Mais la collection de photos anciennes, pour le commun, c’est d’abord un souvenir de famille ou sujet apparenté: « lieux chers à ses souvenirs »…
L’art, le témoignage historique sera réservé aux hommes de l’Art ou de l’histoire !
Une exception cependant, la collection de cartes postales photographiques. Souvent pratiqué par des photographes ambulants, portant leur petit laboratoire sur le dos ou sur le porte bagage de leur vélo, ils témoignent aujourd’hui encore de la vie, des activités et moeurs de ce début du XIX° siècle.
Par rapport à ces quelques aventuriers, des millions d’amateurs, souvent doués, ont grillés de la pellicule à la recherche de scènes authentiques, de paysages en mutation, d’évènements cocasses ou historiques…
Qu’en reste t’il ?
Telle est la question qui m’a fait rassembler des centaines et des milliers d’épreuves d’anonymes. Hors des circuits commerciaux, des marchés spécialisés, voir des modes qui existent là comme ailleurs.
Rassembler les appareils les plus marquants et leurs images produites depuis l’origine, en poursuivre l’évolution avec la démocratisation de l’activité, collecter et rassembler les photos des amateurs doués, leurs sujets de prédilections, leur art quelque fois et les ajouter au patrimoine commun, tel est le but de cette collection, l’objectif de ce travail de mémoire…. L’histoire est faite aussi de ces apports.
Présentation de Mainy-Marville.
MAINY MARVILLE en nom de scène - Jean MAINY à l’état civil - est né à Dijon en 1887. Déclaré « mécanicien » sur les listes électorales de cette ville en 1921, il se produit cependant au Casino des Bains de Lons le Saunier le 22 août 1920 et fera une longue carrière comme Ténor Léger puis Ténor. Mulhouse - Pau - Verviers - Liège - Il sera l’un des premiers à enregistrer à La Compagnie Française du Gramophone « La voix de son Maitre ».
C’est donc à l’occasion de sa prestation à Lons le Saunier le 22 août 1920 qu’il réalisera ses clichés de la ville.
Véritable reportage, obtenu grâce à un appareil de sa fabrication utilisant du film 35 mm perforé pour le cinéma LUMIERE, alors que le premier LEICA (à utiliser le film 35 mm perforé pour le cinéma) ne sera commercialisé qu’en 1925 !
Son « reportage » commencera à BAVERANS (Doubs) lieu de naissance de sa maman. Maisons, rues, places, toujours animées de leurs habitants sont autant d’instantanés alors que la photo se pratique encore avec des chambres noires volumineuses, des appareils à plaques de verre à impression plutôt lente.
Il a compris la révolution apportée par le film cinéma et pratiquera le photo-journalisme avant l’heure, le « nombre d’or » de la composition et « l’instant décisif » pour le mouvement. Autant de théories inventées plus t**d en 1932 par Henri Cartier-Bresson et son premier Leica.
Toujours en avance, il tente la couleur avec l’autochrome LUMIERE dès 1910, mais, devant renoncer à sa pratique du « reportage » pour de longues « poses », il pratique alors la photo-colorisée, judicieux compromis de la photo noir et blanc et de la peinture…
Pareillement il adaptera son appareil photo aux bandes-films pour la photo-stéréoscopique en remplaçant l’objectif unique par les objectifs stéréoscopiques Jules Richards d’appareils à plaques.
Grâce au format 18X24 mm de son invention, il réalisera des milliers de photographies sur ces bandes film: datées et localisées.
Du « roman - photos » à la mode des années 50, il fut aussi le précurseur naturel par sa technique de prise de vues, se suivant sur la bande film. Ainsi peut on l’accompagner dans les rues de Liège, en 1931, suivant une porteuse de lait au porte à porte jusqu’à passer devant un kiosque dont il se rapproche pour finir sur l’affiche de son spectacle du soir à l’Opéra…..
Cet important fond photographique n’a jamais été publié. Après son décès à Dijon, en 1973, il fut mis en vente sans publicité.
Mécanicien, chanteur, photographe c’est en artiste surdoué, passionné, qu’il fabrique ses appareils photos, enregistre ses disques de cire, et pratique toutes les techniques photographiques, du daguerréotype au film 35mm en passant par les plaques de verre simples et stéréoscopiques.
Prises de vues, développement, tirages, virages, colorisation, il maitrisera tout cela avec bonheur, pour notre plus grand plaisir.