Ecuries de la Côte

Ecuries de la Côte Pension de propriétaires pour équidés

12/05/2026

RECHERCHE PONEY MOISI

Ça y est... le temps est venu d'accueillir un nouveau poney défectueux. Un poney tout pourri dont personne ne veut , le poney qui arrive avec un dossier vétérinaire plus épais qu’un roman russe.
Un poney moisi qui se gratte , qui pue un peu , qui nécessite trois huiles, deux compléments alimentaires, un baume fabriqué par un druide dans une cave humide, et probablement un sacrifice rituel à la pleine lune pour le maintenir vivant.

Ici, on aime les petits me***ux , les recalés du système. Les poneys qui coûtent cher, prennent du temps et développent des concepts médicaux inconnus à chaque changement de météo.
Tant que le défaut de fabrication ne contre-indiquent pas :
- les balades du dimanche matin,
- quelques tours de carrière,
- et le fait d’être aimé comme une vieux pyjama troué qu’on refuse de jeter.
Un poney moisi qui doit aussi être capable de survivre dans une structure où un poney blanc nommé Bonbon apprend régulièrement aux autres comment ouvrir des portes, il doit avoir une haute tolérance à l’humour douteux, et si possible doté d’un sens développé de l'autodérision parce qu’ici personne n’est parfaitement fini. Du chat au poney , en passant par les chiens et leurs propriétaires, nous sommes tous défectueux.

Nous étudions donc toute situation désespérée avec grand intérêt. Bonbon étant désormais opérationnel de façon relativement aléatoire…
dans le sens où certains jours il pourrait traverser le Mordor sans transpirer,
et d’autres où il considère que respirer représente une activité physique suffisante pour la journée …
nous commençons doucement à lui chercher un rythme de vie plus adapté à ses nouvelles ambitions de retraité syndicaliste ( a la maison toujours, je vous rassure...sans lui on aurait trop peur de s'ennuyer ).
Probablement un projet très exigeant sportivement parlant, du type :
attelage du dimanche matin ( dans le meilleur des cas ) , Equifeel contemplatif, Mountain Trail avec pause goûter toutes les 12 minutes et analyse philosophique des flaques d’eau...

Vous voyez , le poney beau , facile à vivre , avec de grands moyens ... Ba c'est pas ça qu'on veut !
si en revanche vous avez un poneys qui vous empêche de dormir sachez qu'ici on ne dort plus depuis un certain temps déjà ...

Les crins de verdure

11/11/2025
02/11/2025

🙈🙉🙊On ne fera plus jamais de CSO🙅

Soyons honnêtes : un tour de CSO aujourd'hui, ressemble plus a une partie de Mario Kart qu'à de l’équitation.
Discipline où ( presque ) tout le monde fonce tête baissée, freine avec les biceps et prie pour ne pas finir en pizza au prochain virage.

Le cheval saute comme s’il fuyait une armée de percepteurs fiscaux.
le cavalier tente vaguement de négocier la direction, et s'il termine son tour sans perdre ses étriers ni son honneur, il peut espérer une place sur le podium devant celui qui a perdu trois malheureuses secondes à garder son cheval en équilibre.

Autrefois ( Aïe ! rien qu’en écrivant ce mot, j’ai pris deux rides , une crise d'arthrose et un lumbago), il y avait le Hunter.
La discipline sage, carrée, élégante, où chaque saut devait être fluide, précis et réfléchi.
Un passage obligé destiné à former les futurs cavaliers de CSO.
Aujourd’hui, cette discipline à ( presque ) disparu comme un vieux manuel de grammaire dans la bibliothèque de la génération Tik tok ( Ouille , mon arthrose) et soyons honnêtes : la plupart des cavaliers de CSO d’aujourd’hui n’auraient même pas le niveau pour enchaîner un parcours de Hunter sans se faire disqualifier pour comportement dangereux.

Mais c'est trop lent, trop calme, trop exigeant, trop long, trop cher…
bref, trop “équitation” pour la génération “chrono et filtre Insta”.
Parce que oui, la légèreté, ça demande des heures de selle, pas juste une carte de 10h et un flot acheté sur temu.
Le CSO, censé être l’aboutissement du travail sur le plat,
est devenu un flipper géant à quatre jambes :
on pousse, on tire, on crie, on prie,
et si la barre reste miraculeusement en place,
c’est champagne au paddock et selfie avec Pompon encore a 2 doigts de la syncope.

Les clubs adorent : c’est spectaculaire, ça fait du bruit,
et surtout, ça permet d’enchaîner 40 cavaliers sur le même parcours sans perdre de temps à expliquer ce qu’est une cession à la jambe.
Résultat : on forme des cavaliers qui s'apparentent plus a Charles Leclerc qu'a Nuno Oliveira
mais qui regardent une épaule en dedans comme un concept ésotérique réservé aux moines du Cadre Noir.

Leur cheval saute par réflexe de survie,
eux collectionnent les sans-faute comme des points de fidélité chez Décathlon.

Soyons clairs : le CSO moderne, c’est la mort lente de la finesse et du savoir-faire.
Pas parce que la discipline est mauvaise — mais parce qu’on l’a vidée de son sens.
Le cheval, sensé être un partenaire n'est qu'une machine vivante à gérer entre deux virages.

Alors oui, chez nous, on a dit non.
Pas par snobisme, ni par nostalgie du “c’était mieux avant” mais parce qu’on préfère l’équitation qui sent la sueur, la réflexion et parfois la remise en question.
Celle qui t’empêche de dormir parce que tu veux comprendre pourquoi ton cheval a dit non,
et pas celle qui t’empêche de dormir parce que tu t’es pris l’oxer dans la figure devant toutes tes copines.

Parce qu’avant de sauter haut, on veut apprendre à sauter juste.
Parce qu’avant d’aller vite, on veut aller bien.
Le Hunter, le Complet, le TREC, le Dressage, l’Équitation de Travail…
ce sont des disciplines qui forment des couples, pas des passagers clandestins.
Elles jugent la technique, la précision, la réflexion, pas la capacité à serrer les fesses dans un virage à 90° , même si comme dans toutes les disciplines , on peut y trouver des comportements et méthodes condamnables.
Mais elles demandent du temps, de l’investissement, des bénévoles, du calme,
et ça, malheureusement, c’est moins vendeur et moins en phase avec la génération du " tout tout de suite "

Alors je vous vois venir avec vos" pas tous " , " pas tout le temps " " pas partout "...évidemment. je parle d'une tendance qui n'a rien d'une vérité absolue.

Quant à moi…je suis maintenant forcée de reconnaître que j'entre , à partir de la publication de ce poste , dans le statut de vieille bique acariâtre, allergique aux chronos et aux cris de paddock.
Mais ne vous inquiétez pas. Bientôt ( dans tout juste une quarantaine d'années ) je serai cette vieille prune flétrie qui terrorisera son EHPAD en racontant à son infirmière comment c'était mieux avant.

Image : Norman Thelwell

24/09/2025

Derrière chaque écurie et chaque cours d’équitation, il y a des humains.
Des horaires à 7 jours sur 7, des décisions parfois impopulaires mais prises pour le bien-être des chevaux, et une charge mentale qui ne se voit pas toujours.

Au Canada, le secteur équin contribue autour de 8,3–8,7 milliards $ au PIB et compte plus d’un demi-million de chevaux. C’est immense, mais derrière ces chiffres, il y a surtout des individus qui portent ce milieu à bout de bras.



🌪️ Ce qu’on ne voit pas toujours
• L’escalade des coûts (foin, matériaux, assurances, main-d’œuvre) : en agriculture, les dépenses d’exploitation ont bondi d’environ 20 % en 2022, et les écuries n’y échappent pas.
• La fatigue mentale : une étude canadienne révèle que 45 % des producteurs agricoles vivent un stress élevé, 57–58 % de l’anxiété, et environ 35 % des symptômes dépressifs. Le secteur équestre n’est pas épargné.
• Dans le monde équestre au sens large, près de la moitié des professionnels disent vivre du burnout (étude Riders Minds, 2024).



💔 La réalité derrière les sourires

Avoir une écurie, ce n’est pas seulement aimer les chevaux.
C’est :
• Travailler 365 jours par an, sans congé ni “pause maladie”, parce qu’un cheval a besoin de manger et d’être soigné même à Noël.
• Porter du foin, pelleter du fumier, réparer des clôtures à -30°C, gérer la boue, recconaitre les signes de colique, rester debout avec un cheval malade
• Se réveiller la nuit pour aller vérifier une jument qui va pouliner, un cheval malade ou un système d’eau gelé.

• Connaitre chaque cheval, ses petites habitudes, savoir où placer le foin dans le box, pour ne pas qu’il urine dessus, reconnaître le hennissement de chaque, savoir qui s’entend avec qui, trouver leur endroit de grattouille préférée, comment les attraper aux champs quand ça ne leur tente pas, et souvent les connaître mieux que n’importe qui.

• Passer ses journées à jongler entre la gestion des cours, les factures, les urgences vétérinaires, les attentes des clients… et recommencer le lendemain.

• Recevoir, malgré tout ça, des critiques ou des insatisfactions qui viennent parfois frapper là où ça fait le plus mal.

Car derrière chaque sourire, il y a souvent de la fatigue. Derrière chaque amélioration (un nouveau manège, un champ drainé, des douches pour chevaux), il y a des nuits blanches, des dettes, du stress, et beaucoup de sacrifices invisibles.

Et parfois, le manque de compréhension ou de reconnaissance pèse plus lourd que n’importe quelle b***e de foin.



🌱 Un appel au respect

Ce message ne vise personne. Il veut juste rappeler que :
• Les coachs et propriétaires d’écurie prennent des décisions pour la sécurité et le bien-être des chevaux avant tout.
• Ils portent une double charge : physique (entretien, soins, infrastructures, météo) et mentale (planification, sécurité, gestion des attentes, paperasse).
• Un mot de reconnaissance peut changer une journée.
• Une critique directe, posée et constructive aide mille fois plus qu’un murmure de couloir.



✨ Pour conclure

À tous les pros du cheval : je vous vois et je comprends votre fatigue.
À tous les cavaliers et propriétaires : merci de voir l’effort derrière vos moments à cheval.

Parce qu’au bout du compte, nous voulons tous la même chose :
👉 des chevaux bien dans leurs corps et leurs têtes,
👉 et des humains encore capables d’aimer ce métier malgré tout. ❤️‍🩹🐴

Copie/colle ce message pour aider les propriétaires d’écuries et professionnels de ce domaine à se sentir vu et entendus

19/09/2025

« Les chevaux doivent masquer la douleur » : Minh-Tâm Franck, l’ostéo équin de Montmoreau au Championnat d’Europe du concours complet
➡️ https://l.charentelibre.fr/43I

02/08/2025

🐴 Ces gestionnaires de pension qui font tout pour si peu 🐴

On les rencontre en rendez vous et en formation. Celles qui se forment, qui se questionnent, qui essaient de faire au mieux. On parle souvent des problèmes rencontrés en pension. Du manque de foin, du nombre de points de nourrissages insuffisants, du manque de soin. On parle peu des pensions où tout est fait pour le mieux. Dont les gestionnaires se forment et se remettent en question pour faire toujours mieux. Et qui galèrent à remplir et à faire comprendre aux gens que ce genre de prestation ne se paye pas 150 euros par mois.

🐴 Une pension qui respecte les besoins fondamentaux du cheval où la gérante (ou le gérant, mais force est de constater que les hommes ne se bousculent pas en formation) se forme et s’occupe des chevaux qu’on lui confie comme des siens, ça a un coût. Et il est grand temps que la vision du luxe dans le monde du cheval évolue.
Le luxe ce n’est pas des boxes qui brillent et des écuries où les brins de paille ne trainent pas dans les allées.

🐴 Le luxe ce sont les pensions où les chevaux vivent en groupes les plus stables possibles en extérieur avec accès à des abris (naturels ou en dur), avec du fourrage accessible en permanence sur suffisamment de points pour éviter l’agressivité liée au manque de ressource dans des prairies aux clôtures sécurisées. Le luxe c’est aussi cette pension où les besoins de chaque cheval sont considérés, où on gère les intégrations autrement qu’en balançant le nouveau dans le troupeau en disant qu’il faudra bien qu’il fasse sa place le tout sans avoir checker l’état sanitaire. Les pensions où la personne responsable propose contre une rémunération bien méritée de donner la soupe de votre papi poney et qui s’est formée pour pouvoir voir si quelque chose ne va pas. Cette personne-là, c’est celle qui vous fera économiser des montagnes de frais véto et rallongera la vie de votre cheval tout en vous permettant de partir en vacances sereinement parce que vous savez que votre cheval est vraiment entre de bonnes mains.

🐴 Les personnes qui gèrent leurs pensions de cette façon-là sont encore trop rares et ne devraient pas être celles qui galèrent à boucler leurs fins de mois. Qui en chient pour expliquer pourquoi la pension « pré » est à 300 euros pour le peu d’entre elles qui osent afficher un prix comme celui-là, pourtant encore en dessous de la rémunération qu’elles mériteraient. Ces personnes là les propriétaires d’équidés devraient courir après et les chouchouter, parce que c’est tellement rare aujourd’hui. Et parce qu’elles sont l’avenir.

🐴 Quand on paye une pension comme celle là on ne paye pas juste un endroit où mettre son cheval comme on paierait un garage pour mettre sa mobylette. On paye pour les compétences d’une personne formée et qui se forme encore en se remettant sans cesse en question. On paye pour s’alléger d’une charge mentale qu’on imagine pas tant qu’on a pas eu ses chevaux à sa charge complète, encore plus s’ils sont malades/vieux ou autre particularité. On paye pour des prairies bien gérées avec des cortèges floristiques qui permettront de nourrir les équidés sur le long terme. On paye pour l’entretien de tout ça. Et on ne paye pas cher en réalité, il suffit de comparer le prix des pensions retraite avec le coût d’un EHPAD pour les humains.
En 2025, ce serait chouette qu’on reconnaisse la valeur de ces pensions-là, et qu’on revoit ce qu’on est prêt à payer pour des services comme les leurs. Parce que ne pas pouvoir payer un prix plus élevé, c’est une chose qui arrive à tout le monde. Ça ne veut pas dire qu’on peut exiger la lune pour trois clopinettes.

🐴 Et à toutes celles et ceux qui se reconnaîtront dans ce post, l’avenir, c’est vous.

Bonne journée et à très vite

Adresse

Lieu-dit La Côte
Dignac
16410

Téléphone

+33670804458

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