Le sport s’implante à Damazan au début du XXe siècle, notamment par l’intermédiaire du rugby. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, peut-être dans l’espoir d’oublier les horreurs de la guerre, il est décidé de la construction d’un véritable terrain au lieu-dit Betbèze. C’est le début de grandes heures sportives à Damazan, notamment dans le cyclisme. L’initiative revient à quelques Damazanai
s, parmi lesquels l’organisateur du match de 1910, M. La commune fait l’acquisition d’un terrain appartenant à la famille Lacroix, sur la côte menant au Cap-du-Bosc. En 1910, un premier match est ainsi organisé entre le Damazan Sport-Club, composé de joueurs bordelais, et le Sporting Club Agenais. Damazan n’a en effet pas encore à cette époque une équipe locale formée. Un stade de rugby est aménagé et ceint d’une piste de vélodrome en terre battue (le cyclisme est très populaire depuis la fin du XIXe siècle). Le stade-vélodrome est inauguré le 20 août 1922. Si, dans les premiers temps, il n’accueille que des sportifs locaux, il ne t**de pas à devenir un lieu de renom pour les cyclistes : en 1925, Damazan reçoit le champion du monde Georges Sérés, puis l’année suivante Lucien Michard. Ces venues attirent nombre de visiteurs et font la renommée du stade dans le monde sportif. En 1935, un match de boxe est organisé entre le champion du monde Marcel Thil et le champion de France Paul Rebel. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le stade est pourtant délabré. Il faut la volonté d’un élu local, Maurice Lamarque, patron d’une scierie et par ailleurs rugbyman, pour qu’il retrouve son attrait d’antan. Cette notoriété acquise, a séduit année après année d'autres champions, qu'on ne présente plus de nos jours, comme Fausto, Coppi, Louison Bobet, Jacques Anquetil, Raymond Poulidor dit "Poupou"...
Récemment rénové avec de nouvelles tribunes en bois, il est exploité par le Comité Départemental F.F.C. 47.