07/09/2026
Pour cette nouvelle rentrée :
Honneur au Maître.
A mon Maître : Maître Claude Carliez
Né à Nancy le 10 janvier 1925, benjamin d’une famille modeste de cinq enfants, Claude Carliez aurait pu succéder à son père dans l’académie de danse de salon qu’il avait créée. Il l’orientera vers l’escrime, qui deviendra une part de sa vie à travers de nombreux films de cape et d’épée.
Après avoir débuté l’escrime auprès de 2 frères corses, les Maîtres Muracciole, Claude délaissa sa terre natale à 18 ans pour être formé à L’École Magistrale d’Escrime de Joinville de 1943 et 1946, où d’autres disciplines de combat lui furent également enseignées. Parmi ses Maîtres d’A***s, Raoul Cléry lui laissera un souvenir impérissable, mais aussi Pierre Lacaze et André Gardère, Dupoiron et Maunory. À la fin du cursus, dont il sort 3ème sur 27 diplômés, il rejoint Nancy pour enseigner l’éducation physique.
Puis il partira en 1948 pour le Grand-duché du Luxembourg, où il enseignera dans 4 clubs d’escrime et sera à la fois entraineur de l’équipe nationale et maître officiel de la Cour Grand-ducale.
Parfois les contraintes puis les hasards sont une chance : De retour à Paris, il est présenté aux Championnats de France des Maîtres d’A***s, puis sélectionné pour les Championnats du monde… Mais une rencontre sur le quai d’un métro déterminera la suite de sa carrière en 1953… André Gardère qui est alors le Maitre d’A***s du cinéma lui propose de le rejoindre sur « Lucrèce Borgia, film de Christian-Jaque » ; trois conditions, être libre, escrimeur et cavalier.
Claude deviendra l’assistant de Gardère puis son adjoint en 1958, ce qui lui fera définitivement délaisser la compétition et les salles d’escrime pour les plateaux de tournage.
C’est également à cette époque qu’il acceptera d’entrainer pour une affaire d’honneur le marquis de Cuevas, directeur d’une compagnie de ballet, face au chorégraphe Serge Lifar entrainé par Pierre Lacaze : La rencontre eut bien lieu, au 1er sang.
En 1960, Claude prend la suite de Gardère et devient responsable des scènes d’action du film « Le Capitan » sous l’impulsion de l’acteur Jean Marais (avec lequel il fera 14 films).
Une nouvelle étape, avec un métier qu’il allait exercer durant près de quatre décennies…
Au fil du temps et des rencontres, Claude Carliez deviendra Le spécialiste des scènes d’action et de cascades physiques à l’instar de son confrère Rémy Julienne pour les scènes mécaniques.
En 1968, encore sous l’impulsion de Jean Marais, il réalise « Le Paria « film policier, mais refusera d’autres réalisations, son métier de coordinateur de scènes d’action lui apportant plus de satisfaction.
Il enchainera les tournages, croisant le gratin du cinéma français ainsi que des productions étrangères, parmi lesquelles 2 James Bond avec Roger Moore qu’il avait déjà rencontré épée en main pour le film Diane de Poitiers.
Il termine sa carrière cinématographique en 1998 par le film « 1 chance sur 2 » réglant une bagarre pour 2 anciens complices, J.P Belmondo et A. Delon.
Président de l’Académie d’A***s de France de 1988 à 2012, il s’activa particulièrement à initier au sein des clubs, et à faire valoir auprès de la FFE, une discipline aujourd’hui reconnue comme telle : L’Escrime Artistique et de Spectacle.
Lors des championnats de France de 2020, fût créé le prix « Claude Carliez », récompense à la performance qui marque l’excellente d’une prestation, toutes catégories confondues. Le jury fût co-présidé par Michel Carliez et Michel Palvadeau. « Honneur aux A***s, Respect au Maître »
Claude laisse une mémoire émue à nombre de ces élèves, des plus célèbres aux plus anonymes. Il disparut en mai 2015, mais termina les entretiens pour ses mémoires peu de temps avant, et fût édité fin 2016 : « Souvenirs en Cascades, à fleurets mouchetés, Editions Michel de Maule ». Pour que la vie demeure
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(Texte de son fils Maître Michel Carliez)