13/05/2026
La filière du trot traverse une période délicate : le manque de personnel devient un véritable sujet de préoccupation pour les entraîneurs et les éleveurs. Aujourd’hui, beaucoup tirent la sonnette d’alarme face aux difficultés grandissantes à recruter du personnel qualifié et motivé.
Les journées sont longues, le travail exigeant, la passion indispensable… mais cela ne suffit plus toujours à attirer de nouvelles vocations. Cavaliers d’entraînement, lads, garçons de cour, personnels d’écurie : tous les profils deviennent difficiles à trouver. Même les grandes maisons, pourtant reconnues et structurées, peinent désormais à compléter leurs équipes.
Quand des entraîneurs de premier plan rencontrent déjà ces difficultés, on imagine sans mal la situation des structures plus modestes, souvent moins visibles et disposant de moyens plus limités. Beaucoup doivent faire face à une surcharge de travail permanente, avec des équipes réduites au strict minimum.
Cette pénurie fragilise toute la filière : organisation des entraînements, suivi des chevaux, qualité de vie des professionnels… La passion reste intacte, mais la tension est bien réelle sur le terrain.
Autre signal inquiétant : l’AFASEC voit, depuis plusieurs années, le nombre de ses élèves diminuer progressivement. Pourtant, cette institution reste un pilier essentiel dans la formation des futurs professionnels des courses. La baisse des effectifs illustre le manque d’attractivité croissant des métiers de la filière auprès des jeunes générations. Moins de vocations aujourd’hui, c’est potentiellement encore moins de personnel qualifié demain.
Le trot français possède pourtant un savoir-faire exceptionnel et des femmes et des hommes remarquables. Mais pour préserver cet équilibre et préparer l’avenir, il devient urgent de redonner de l’attractivité aux métiers des écuries et de l’élevage, de mieux valoriser ces professions de passion, mais aussi de créer de véritables perspectives pour les jeunes qui souhaitent s’investir dans ce milieu.