09/11/2022
THÉORIE :
• Chaussures.
• T-shirt.
• Short.
PRATIQUE :
• Chaussures de route pour la seule et unique séance de fractionné de l’année. Tu sais, celle où tu te blesses.
• T-shirt ultra léger mais ultra cher. « Oui, mais c’est en poils de chameaux du Tibet du Sud ». Ah.
• Montre GPS qui émet un bip stressant, aléatoire et impossible à couper. Permet de savoir la température de l’eau en mer de Chine et l’exacte localisation de Thomas Pesquet. Donne aussi l’heure, après avoir fait défiler 75 écrans.
• Électrodes qui font bouger les muscles. Pas forcement l’idée du siècle de les avoir placées sur le front.
• Boisson d’effort gout chips barbecue, 100% naturel (c’est écrit sur le pot). Le seul truc naturel c’est la régurgitation sur les baskets de René, chef de poste du ravito.
• Bâtons 18 brins. Une galère à monter, un enfer à démonter.
• Chaussettes ultra respirantes. Au final ça revient au même, tu saignes dedans et t’as les pieds qui puent.
• Sac à dos minuscule type veste. Problème, l’organisateur de la course a filé une liste de matos obligatoire encore plus grande que la liste de courses d’une famille hollandaise s’apprêtant à passer juillet et août sur la Costa Brava.
• Compression intégrale. C’est clair que les muscles ne bougent plus sauf que les gamins du quartier sont pliés en deux parce que tu demandes de l’air en agitant les bâtons 18 brins en position semi-ouverte (attention aux yeux).
• Chaussures minimalistes. Les mêmes que Kiki, ça doit forcement aider à courir plus vite. Ah non. La fracture de fatigue est cadeau, plaisir d’offrir.
• Gels passion/soupe de poissons/cornichon. C’est vrai, c’est très pratique à manger. Encore plus à vomir.
Photo Jordi Saragossa - fotògraf | Golden Trail Series | Marathon du Mont-Blanc