22/06/2026
Depuis le weekend dernier, les arrêtés préfectoraux tombent : interdisant les compétitions puis la pratique sportive en général (hors pratique aquatique).
On se croirait quelques années en arrière, au début du COVID... Pourtant, il y a une grosse différence : nous ne sommes pas pris par surprise !
Le réchauffement climatique est reconnu. Voilà déjà 4 à 5 ans que tous les compétiteurs ont vécu des journées, ponctuelles certes, mais des journées aux températures extrêmes. C'est une situation à laquelle il va falloir s'habituer, tout en s'adaptant.
Je pense que chacun doit pouvoir prendre ses responsabilités : chaque situation doit pouvoir être gérée au cas par cas. Il faut faire confiance aux organisateurs, aux entraineurs, aux encadrants. Sur ces moments de climat extrême, nous sommes tous d'accord pour revisiter nos horaires. Mes jeunes étaient prêts à faire une séance de 7h à 10h demain, mais on nous en empêche... Merci le principe de précaution !
Ils font comment en Espagne, en Grèce, au Maroc ou en Tunisie...? Arrêtons de nous plaindre qu'il fait chaud. On n'oblige personne à jouer, à faire du sport, mais que ceux qui sont en bonne condition physique puissent être libres dans leurs choix.
Sans compter les impacts économiques de ces arrêtés dans le milieu du tennis. A-t-on interdit aux coiffeurs de travailler ? Aux boulangers, aux cuisiniers... aux agriculteurs ? Ils ne souffrent pas eux de la chaleur ?
Pour l'Académie c'est 3 tournois annulés en 8 jours, donc autant de réservations d'hébergement perdues. C'est une semaine de tournée en péril, avec ses pertes de revenus. Et que va t il se passer en juillet ? En août ? En 2027 ? On recommence tous les ans ?!
OUI pour protéger les plus fragiles et les plus vulnérables,
OUI pour faire preuve de solidarité et d'altruisme envers les personnes isolées,
OUI pour s'adapter aux conditions extrêmes,
OUI pour faire preuve de souplesse avec les compétiteurs qui décideraient de jeter l'éponge (droit au wo non sanctionné à partir d'une certaine température ?).
NON pour rester victime du climat et des arrêtés préfectoraux,
NON pour rester immobile face à cette évolution de notre pratique,
NON pour continuer à subir sans pouvoir décider, s'adapter et agir.
Peut-être que de nouveaux règlements sportifs (FFT?) doivent être pensés.
Les Grands Chelem ont un règlement pour interrompre le jeu en cas de climat extrême (température et hygrométrie). Interrompre, pas annuler ou interdire.
Il faut repenser notre façon de pratiquer dans ces conditions extrêmes qui vont, ou sont déjà, devenues des conditions habituelles. Des journées à 40 degrés, que ça nous plaise ou non, c'est l'avenir, et il faut s'y préparer.