11/04/2022
Quand je regarde l’évolution des votes et la montée des extrêmes, j’y vois de la colère face à un sentiment d’injustice sociale. J’y vois surtout de la .
Peur de l’échec,
Peur de l’avenir,
Peur de l’inconnu,
Peur de la différence,
Peur de l’étranger,
Peur de la maladie,
Peur de ne pas exister,
Peur de la mort.
Comment vivre sereinement avec ces peurs ?
La peur est une réaction naturelle face à un danger imminent. Elle est inhérente à notre vulnérabilité et notre mortalité. Elle se construit aussi à partir des histoires que l’on se raconte, des normes que l’on tire des expériences vécues.
Face à la peur, la tentation est forte de se replier sur soi-même, de se bâtir une forteresse pour se protéger de tous les ennemis potentiels. C’est une façon de répondre à notre besoin fondamental de sécurité et de sentiment de protection.
L’inconvénient de ce procédé est que l’on est rarement assez fort et puissant pour vivre longtemps en autarcie. Les ressources mobilisées pour veiller à l’absolu étanchéité vis-à-vis de l’extérieur empêche le recours à l’intelligence pour créer de nouvelles richesses. Toutes les forces étant concentrées sur la sécurité, plutôt que sur la création ou la production, le risque de s’affaiblir et de manquer de ressources ou d’expertise à un moment donné est quasi certain. La peur n’évite pas le danger.
Une autre réaction possible face à la peur est celle de l’accepter à sa juste place, celle de la vigilance face à un éventuel danger. Cette approche invite à être conscient de ses fragilités et de ses faiblesses et à malgré tout continuer à avancer, à créer, à construire. C’est celle qui est présente chez tous les et les .
Une façon d’y répondre est d’aller à la rencontre de ses pairs, de ses voisins, de ses coéquipiers et de leur exposer ses difficultés et problématiques pour réfléchir ensemble, partager les compétences et les forces. L’intérêt de s’ouvrir aux autres est de pouvoir bénéficier de leur regard différent, de leur expertise et ainsi de mieux comprendre ce qui se passe, gagner en créativité pour répondre aux défis qui se présentent. Sans ce mode de fonctionnement, jamais nous n’aurions bénéficié aussi vite de solutions pour faire barrage au Covid.
S’ouvrir aux autres, regarder autour de soi, tendre la main et faire le pari de la foi en l’autre, de l’intérêt supérieur du bien commun sur les intérêts individuels sont les piliers d’une société où chacun peut trouver sa place et danser avec l’incertitude, la complexité et la volatilité à laquelle nous devons faire face. C’est faire le choix de la CONFIANCE.
La ne se décrète pas, elle se forge, se nourrit tout au long de la vie, via la reconnaissance de l’entourage et des expériences positives vécues. Plus tôt elle est installée, mieux c’est. Il est néanmoins toujours temps d’aller à sa recherche ou de la renforcer. C’est un des sujets les plus fréquents de .
Et vous, comment vivez-vous avec vos peurs ?