24/07/2025
Je te vois
« Trois mots comme une caresse de l’âme.
Pas un regard, mais une reconnaissance.
Pas une image, mais une présence.
Cette phrase ne parle pas des yeux, mais du cœur.
Elle signifie : Je reconnais ce que tu portes, ce que tu caches, ce que tu es, même quand toi-même tu l’as oublié.
Tout va vite, où l’on se frôle sans jamais vraiment se toucher, être vu devient rare.
Non pas vu dans sa forme, dans ses gestes, mais vu dans sa vérité.
Combien de fois avons-nous ressenti cette absence ?
Combien de fois avons-nous marché, entourés, mais seuls,
le cœur plein de mots qu’on ne dit à personne ?
Alors, quand une voix douce dit : Je te vois,
c’est comme si l’univers s’arrêtait un instant pour nous prendre dans ses bras.
Mais cette lumière-là, cette douceur, cette attention,
tu peux aussi te l’offrir à toi-même.
Se voir soi-même…
C’est oser se regarder dans le silence, sans jugement.
C’est se tendre la main quand tout vacille.
C’est accueillir ses blessures sans les fuir,
reconnaître ses élans sans les briser,
et dire à ses cicatrices : vous êtes les preuves que j’ai vécu.
Se voir, c’est refuser de continuer à se trahir.
Ce n’est pas se contempler dans la glace,
mais se rencontrer dans l’obscur,
là où personne d’autre ne regarde.
C’est ne plus attendre que quelqu’un vienne nous valider.
C’est devenir notre propre espace d’écoute,
notre propre terre d’accueil.
Quand tu te sens perdu, n’oublie pas :
tu peux toujours te retrouver.
Ferme les yeux. Respire.
Écoute. Tu es là.
Tu n’as pas besoin d’être parfait pour être digne d’amour.
Tu n’as pas besoin d’être fort pour mériter la paix.
Chaque silence peut devenir un refuge.
Chaque mot que tu écris peut devenir un pas vers toi.
Chaque regard posé sans violence sur toi-même
est une réparation du monde.
Parle-toi avec tendresse.
Accueille-toi avec patience.
Et surtout, aime-toi avec la même intensité
que celle que tu offres aux autres.
Car lorsque tu apprendras à te voir,
vraiment, sans masque et sans peur,
alors peut-être…
tu n’attendras plus qu’on te sauve.
Tu comprendras que tu étais là,
depuis le début,
prêt à te rencontrer.
Et c’est à cet instant que naît l’amour véritable.
Celui qui ne dépend de rien,
celui qui murmure, dans le creux du cœur :
Je te vois".
Adam Yazan