07/07/2026
𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞 (𝐝𝐞 𝐭𝐞̂𝐭𝐞) 𝐝𝐮 𝐯𝐞𝐫𝐦𝐢𝐟𝐮𝐠𝐞 : tâchons de reprendre les choses dans l’ordre...
En mars 2023, dans un haras de pur-sang en Normandie, des chercheurs de l'ANSES ont fait une découverte inédite en France : 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐨𝐧𝐠𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐯𝐞𝐫𝐦𝐢𝐟𝐮𝐠𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞́𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐳 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥
𝐹𝑒𝑛𝑏𝑒𝑛𝑑𝑎𝑧𝑜𝑙𝑒, 𝑝𝑦𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒𝑙, 𝑖𝑣𝑒𝑟𝑚𝑒𝑐𝑡𝑖𝑛𝑒 : plus aucune molécule n'agissait (Anses, 2024).
Et ce n'est pas un événement isolé... c'est la conséquence directe d'une pratique qu'on nous a longtemps présentée comme un réflexe de bon sens : 𝑉𝑒𝑟𝑚𝑖𝑓𝑢𝑔𝑒𝑟 𝑠𝑦𝑠𝑡𝑒́𝑚𝑎𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 3 𝑚𝑜𝑖𝑠, 𝑞𝑢𝑒𝑙 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑡 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑙, 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑒 𝑠𝑜𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑖𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑣𝑖𝑒.
Mais chaque traitement administré à un cheval qui n'en avait pas besoin a 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞́ 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐬𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬, qui se sont reproduits tranquillement pendant que les sensibles disparaissaient.
Une étude nationale de l'IFCE a mesuré l'ampleur du problème : 𝟖𝟔 % 𝐝𝐞𝐬 𝐞́𝐥𝐞𝐯𝐚𝐠𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐬𝐭𝐞́𝐬 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐨𝐧𝐠𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐚𝐮 𝐟𝐞𝐧𝐛𝐞𝐧𝐝𝐚𝐳𝐨𝐥𝐞, 𝟑𝟎 % 𝐚𝐮 𝐩𝐲𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞𝐥, 𝟏𝟒 % 𝐚̀ 𝐥'𝐢𝐯𝐞𝐫𝐦𝐞𝐜𝐭𝐢𝐧𝐞 (I͟F͟C͟E͟,͟ ͟2͟0͟2͟4͟).
Le parallèle avec l'antibiorésistance n'est pas une simple image : c'est exactement le même mécanisme de sélection à l'œuvre.
La réponse recommandée aujourd'hui, de façon convergente, par l'IFCE, le RESPE et l'ESCCAP n'est plus le calendrier fixe : c'est la 𝐜𝐨𝐩𝐫𝐨𝐬𝐜𝐨𝐩𝐢𝐞 𝐫𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞. On analyse un échantillon de crottins frais, on compte les œufs par gramme (opg), et seuls les chevaux au-dessus du seuil de traitement reçoivent un vermifuge.
Mais deux nuances s'imposent ici, parce qu'on simplifie souvent trop ce chiffre :
1️⃣ D'abord un élément important à avoir à l’esprit :
𝐋𝐞 𝐬𝐞𝐮𝐢𝐥 𝐝𝐞 𝟐𝟎𝟎 𝐚̀ 𝟓𝟎𝟎 𝐨𝐩𝐠 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐫𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐬 œ𝐮𝐟𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐭𝐫𝐨𝐧𝐠𝐥𝐞𝐬, 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 "𝐭𝐨𝐮𝐭𝐞𝐬 𝐞𝐬𝐩𝐞̀𝐜𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐨𝐧𝐝𝐮𝐞𝐬"
Les ténias ne pondent pas en continu et échappent le plus souvent à une coproscopie classique (il existe un test salivaire ou sanguin dédié pour les détecter), et les larves enkystées de petits strongles, qui ne produisent pas d'œufs, restent elles aussi invisibles à l'examen.
👉🏼 𝐔𝐧 𝐨𝐩𝐠 𝐛𝐚𝐬 𝐧𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐭 𝐝𝐨𝐧𝐜 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐞 "𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐬𝐢𝐭𝐞".
2️⃣ Ensuite, ce seuil n'est pas une information absolue : 𝐢𝐥 𝐬𝐞 𝐥𝐢𝐭 𝐝𝐢𝐟𝐟𝐞́𝐫𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥. Autrement dit, quand un cheval se retrouve pile sur la limite et qu'on hésite à traiter, le chiffre n'est qu'un critère parmi d'autres :
✅ 𝐒𝐨𝐧 𝐚̂𝐠𝐞 en est un : les jeunes de moins de trois ans et les chevaux âgés tolèrent moins bien une charge parasitaire.
✅ 𝐒𝐨𝐧 𝐞́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 en est un autre, une maladie concomitante ou une immunité affaiblie change la donne.
✅ Vient ensuite 𝐬𝐨𝐧 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞, un cheval identifié fort excréteur l'an dernier mérite une vigilance particulière.
✅ Et puis il y a les 𝐬𝐢𝐠𝐧𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐢𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 eux-mêmes (poil terne, amaigrissement, coliques à répétition, diarrhée), qui comptent même quand le chiffre reste modéré, sans oublier 𝐥𝐚 𝐬𝐚𝐢𝐬𝐨𝐧 et 𝐥𝐚 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐠𝐫𝐨𝐮𝐩𝐞 dans lequel vit le cheval.
👉🏼 𝐔𝐧 𝐜𝐡𝐢𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐢𝐬𝐨𝐥𝐞́ 𝐝𝐮 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞 𝐧𝐞 𝐩𝐞𝐫𝐦𝐞𝐭 𝐣𝐚𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞́𝐞
𝐸𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑣𝑒𝑟𝑚𝑖𝑓𝑢𝑔𝑒𝑠 𝑑𝑖𝑡𝑠 “𝑛𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒𝑙𝑠” 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑐̧𝑎 ?
Terre de diatomée, ail, graines de courge, absinthe, tanaisie, mélange d’huiles essentielles...
𝐋𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 𝐬𝐜𝐢𝐞𝐧𝐭𝐢𝐟𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐚𝐬𝐭𝐞́𝐞𝐬.
- Au moins deux études ne montrent aucun effet significatif de la terre de diatomée sur les strongles
- Une étude roumaine sur un mélange de sept plantes ouvre des pistes intéressantes sans apporter de preuve d'efficacité comparable aux molécules chimiques.
Cela dit, ça ne change rien à la méthode :
𝐍𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥 𝐨𝐮 𝐜𝐡𝐢𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞, 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐨𝐩𝐫𝐨𝐬𝐜𝐨𝐩𝐢𝐞 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐨̂𝐥𝐞 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐢𝐫𝐚 𝐬𝐢 𝐜̧𝐚 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞́
Il y a aussi une erreur qui revient souvent, même chez des gérant·es et propriétaires par ailleurs très rigoureux·ses :
⛔️ 𝑇𝑟𝑎𝑖𝑡𝑒𝑟, 𝑝𝑢𝑖𝑠 𝑐ℎ𝑎𝑛𝑔𝑒𝑟 𝑖𝑚𝑚𝑒́𝑑𝑖𝑎𝑡𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑛 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑝𝑎𝑟𝑐𝑒𝑙𝑙𝑒...
Sur le moment, l'idée semble logique, on l'envoie sur une herbe "propre".
Mais en réalité, 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐬𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐞́𝐜𝐮 𝐚𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, et ce sont eux qui coloniseront en premier une parcelle vierge, sans concurrence des souches encore sensibles.
Un peu comme pour les poules censées réguler les tiques : une solution qui paraît logique sur le papier peut produire l'effet inverse sur le terrain.
Concrètement, deux stratégies évitent cet écueil :
1️⃣ Soit vous traitez les chevaux sur leur parcelle habituelle et vous 𝐥𝐞𝐬 𝐲 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐳 𝐞𝐧𝐜𝐨𝐫𝐞 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬, le temps que la population parasitaire déjà présente (en partie sensible) se mélange aux survivants du traitement.
2️⃣Soit vous 𝐥𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐳 𝐝'𝐚𝐛𝐨𝐫𝐝 vers la nouvelle parcelle, et vous ne les traitez qu'une fois qu'il s'y trouvent.
⛔️ Dans tous les cas, évitez la pire combinaison : traiter puis déplacer aussitôt vers une parcelle "vierge".
Une fenêtre à garder en tête, aussi bien pour la gestion des résistances que pour celle de l'impact environnemental :
⚠️ 𝐋𝐞 𝐩𝐢𝐜 𝐝'𝐞𝐱𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐮𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐫𝐨𝐭𝐭𝐢𝐧 𝐬𝐮𝐫𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝟏𝟐 𝐚̀ 𝟒𝟖 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐢𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
Cette même fenêtre de 12 à 48 heures est justement celle où ramasser les crottins a le plus de sens :
L'ivermectine reste active plusieurs semaines dans les crottins, et réduit l'activité des insectes coprophages de 50 à 80 % autour de chaque tas traité (IFCE)
Ne les laissez pas non plus s'accumuler près d'un point sensible.
Puis, 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞𝐳-𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐦𝐞́𝐥𝐚𝐧𝐠𝐞 avec de la paille ou d'autres matières végétales, avec un suivi de température (l'hygiénisation des helminthes est assurée à partir de 50°C maintenus plusieurs semaines, les œufs d'ascaris étant détruits en quelques heures dès 50-60°C), ils redeviendont une ressource pour vos sols au lieu d'un vecteur de recontamination.
2 derniers chiffres pour mettre les choses en perspective :
1️⃣ La coproscopie révèle que dans un groupe,
𝟐𝟎 𝐚̀ 𝟑𝟎 % 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐮𝐱 (𝐥𝐞𝐬 “𝐟𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐞𝐱𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬”), 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐧𝐭 𝐥'𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐚𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐞́
👉🏼 Les autres n'ont souvent besoin de rien ou pas grand-chose.
2️⃣ 𝟗𝟎% 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐚𝐬𝐢𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥’𝐞𝐧𝐯𝐢𝐫𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝟏𝟎% 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐞𝐯𝐚𝐥 𝐥𝐮𝐢-𝐦𝐞̂𝐦𝐞 (𝐈𝐅𝐂𝐄)
👉🏼 La gestion du pâturage pèse donc plus lourd que n'importe quel traitement. Une rotation avec un temps de repos suffisant pour laisser l'herbe repousser, une densité raisonnable, du co-pâturage équins-bovins... tout ça participe activement à la réduction de l’infestation parasitaire.
✅ On ne vermifuge pas pour suivre un calendrier a priori... On vermifuge un cheval précis, à un moment précis, pour une raison précise, et avec les données pour le prouver.
𝐸𝑡 𝑐ℎ𝑒𝑧 𝑣𝑜𝑢𝑠, 𝑙𝑎 𝑑𝑒𝑟𝑛𝑖𝑒̀𝑟𝑒 𝑐𝑜𝑝𝑟𝑜𝑠𝑐𝑜𝑝𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑣𝑜𝑠 𝑐ℎ𝑒𝑣𝑎𝑢𝑥 𝑟𝑒𝑚𝑜𝑛𝑡𝑒 𝑎̀ 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑑 ?
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Je suis Marie-Laure Guénot, fondatrice de TERRES ET CHEVAUX et du bureau d’études ÉQUI SYSTÈME.
Depuis 12 ans, j'accompagne particulier·es et professionnel·les dans la conception d'écuries éco-gérées et la gestion agro-écologique des terres.
Actuellement, je porte également le projet de L’ÉQUICENTRE à Villefranche-de-Rouergue, un tiers-lieu équin à vocation sociale et éducative.