SABRE & BATON

SABRE & BATON Pratique d'armes japonaises iaïdo kenjutsu (sabre) et jodo (bâton) mercredi et vendredi 19h à 20h30 à Charenton-du-Cher (18).

Pour tous, quel que soit son physique :
bienfaits physiques, gestion des émotions, ouverture culturelle.

ABREUVER UN NOUVEAU SABRE. Dans le Japon médiéval, il existait une tradition étrange et presque oubliée, qui amenait des...
25/05/2026

ABREUVER UN NOUVEAU SABRE. Dans le Japon médiéval, il existait une tradition étrange et presque oubliée, qui amenait des samouraïs à craindre leur nouvelle lame. Après la forge d’un sabre, certains guerriers croyaient qu’il demeurait « affamé » tant qu’il n’avait pas goûté au sang humain. À cause de cela, des samouraïs apparaissaient sur les routes la nuit : le « meurtre aux carrefours » (tsujigiri) où le samouraï attaquait soudainement un passant choisi au hasard afin de tester la qualité d’un nouveau. Les victimes étaient souvent des paysans, marchands ou voyageurs qui ne portaient aucune arme. Certaines routes étaient même considérées comme maudites, car on y retrouvait régulièrement des corps.
Un rônin nommé Tsuji Gennai acquit une réputation effrayante : pendant plusieurs semaines, il erra sur les routes la nuit avec un nouveau katana et tua des passants jusqu’à ce qu’il décide que le sabre avait enfin été « satisfait » ; il ne fut arrêté que par un autre samouraï qui lui tendit une embuscade près d’un pont qui se termina par la mort de Gennai ; son sabre fut détruit, car les gens croyaient que la lame avait absorbé trop de sang et qu’elle apporterait le malheur à son propriétaire.
Au Japon, on croyait que certains sabres possédaient une volonté propre. Cela se disait particulièrement des lames forgées par le maître Muramasa. Les gens affirmaient que ces sabres « exigeaient du sang » et poussaient leurs propriétaires au meurtre.

LES RELATIONS ENTRE LE DAIMYO ET LE SAMOURAÏ reposent sur le principe d’obligations mutuelles : le seigneur assure des t...
21/05/2026

LES RELATIONS ENTRE LE DAIMYO ET LE SAMOURAÏ reposent sur le principe d’obligations mutuelles : le seigneur assure des terres au guerrier, du riz ou la rémunération koku qui correspond à la quantité de riz pour nourrir une personne pendant un an ; de son côté, le samouraï offre ses services militaires jusqu’à mourir sur ordre du seigneur.
Ce système rappelle le féodalisme européen, mais avec sans doute une loyauté plus forte : le samouraï ne sert pas seulement une fonction, mais une personne ; en cas de changement de seigneur, le guerrier perd souvent la confiance et le respect de son entourage. Les plus estimés sont ceux qui restent fidèles, même en cas de défaite ou de disgrâce de leur seigneur. Une telle loyauté est célébrée dans les poèmes comme la plus haute vertu du guerrier.

NAGINATA, arme du Japon féodal combinant la lance et le sabre ; efficace à distance comme en combat rapproché. Elle se c...
07/04/2026

NAGINATA, arme du Japon féodal combinant la lance et le sabre ; efficace à distance comme en combat rapproché. Elle se compose d’un long manche en bois de 2 à 3 m surmonté d’une lame courbe en acier de 30 à 70 cm, pour un poids de 1,5 à 3,5 kg.
Origine incertaine : dérive-t-elle d’un outil agricole à lame ; créée directement comme arme à l’arrivée du métal au Japon vers 200 avant J.C. ; inspirée des hallebardes chinoises ?
Surtout utilisée contre la cavalerie pour trancher les pattes des chevaux, elle permet aussi les coups d’estoc.

KATANA, sabre japonais traditionnel à lame courbée et à un seul tranchant, devenu l’arme des samouraï à la période de Ka...
29/03/2026

KATANA, sabre japonais traditionnel à lame courbée et à un seul tranchant, devenu l’arme des samouraï à la période de Kamakura (1185–1333), mais dont on trouve des origines au milieu de l'époque de Heian (794 – 1185). La forme courbée permet des coups adaptés aux nouvelles tactiques de combat. Les progrès dans le travail de l’acier (tamahagane) ont permis de créer des lames solides, tranchantes et flexibles à la fois, d’environ 60 à 90 cm. Les régions de production ont évolué fonction de la qualité du fer et des techniques de forge.
A l’origine, le sabre est plutôt porté par le cavalier qui tire déjà à l’arc, avec donc une tenue et une lame spécifiques ; puis, les techniques de combat au sol se développent et le sabre adapte son dégainage et sa coupe (iaïdo). Le kenjutsu ou l’art du combat à l’épée apparu dès la période Nara sous l’influence des traditions chinoises, s’est structuré au fil des siècles en écoles de formation des samouraïs (Kashima-ryu, Katori shinto-ryu). Durant la paisible période d’Edo (1603-1868) puis après les restrictions de port du katana à l’époque moderne, mes écoles sont devenues des dojos où l’art martial moderne s’est développé (kendo, iaïdo et kenjutsu pour le sabre ; judo, karaté, aïkido à mains nues…).
Symbole du statut du samouraï et du pouvoir, le katana représente aussi l’âme du propriétaire qui, en cas d’absence à un événement, peut être remplacé par son arme.

L’ART DU SABRE JAPONAIS (KENJUTSU) est arrivé au Japon depuis la Chine par l’intermédiaire des moines bouddhistes à l’ép...
22/03/2026

L’ART DU SABRE JAPONAIS (KENJUTSU) est arrivé au Japon depuis la Chine par l’intermédiaire des moines bouddhistes à l’époque de Nara. Les premières écoles koryū sont apparues dans les monastères : les dôjô étaient à l’origine des lieux de méditation et de développement spirituel, où s’est formé le lien entre l’art martial et la philosophie de perfectionnement de soi.

Les principaux centres du développement du kenjutsu furent les complexes de temples de Kashima et Katori. On leur attribue l’origine des plus anciennes écoles, telles que Katori Shintō-ryū et Kashima Shin-ryū, fondées sur une tradition plus ancienne appelée Kashima-no-tachi. Aux XIVe–XVe siècles, les premières écoles structurées apparurent, comme Chūjō-ryū et Nen-ryū, qui formaient les samouraïs à un ensemble complet de compétences guerrières (sabre, lance, arc, combat à mains nues, etc.).

L’une des plus anciennes écoles encore existantes est la Tenshin Shōden Katori Shintō-ryū (fondée en 1447 par Iizasa Chōisai Ienao). Elle proposait un enseignement complet des disciplines martiales et a survécu jusqu’à nos jours sans soutien étatique, devenant un patrimoine culturel du Japon.

Une autre tradition importante est la Yagyū Shinkage-ryū, issue d’écoles plus anciennes. Elle fut fondée par Kamiizumi Nobutsuna et développée par le clan Yagyū, qui en fit une école officielle sous le shogunat Tokugawa. Cette école mettait l’accent sur la défense, le contrôle de la situation et la victoire sans prise de risque inutile. C’est également là qu’ont été introduits des sabres d’entraînement sûrs (fukuro-shinai).

La Yagyū Shinkage-ryū a influencé de nombreux arts martiaux ultérieurs. En particulier, ses principes ont contribué à la formation de l’aïkido, créé par Morihei Ueshiba, qui avait étudié en profondeur les écoles traditionnelles de kenjutsu.

NON-RESISTANCE. Dans L'art de la paix, Morihei Ueshiba affirme que la forme la plus élevée de l'action martiale est cell...
04/02/2026

NON-RESISTANCE. Dans L'art de la paix, Morihei Ueshiba affirme que la forme la plus élevée de l'action martiale est celle qui coule sans opposition. La non-résistance est précision, présence et sensibilité éveillée. Un principe technique, spirituel et stratégique qui transforme l'énergie du conflit sans avoir besoin de l'affronter directement.
« L'art de la paix n'est pas facile. C'est un combat, un mouvement contre l'ego, contre l'ambition, contre l'agression. Et ce combat se passe sans résistance. »

Appliquer ce principe nécessite de lire l'intention de l'autre avant qu'elle ne se manifeste, de se connecter à son rythme et de le rediriger depuis le centre. Le corps ne durcit pas ; il devient canal. L'esprit ne réagit pas ; il observe.
« Quand un adversaire vient vers toi, n'essaie pas de frapper son attaque. Recevez-le comme vous recevez un invité. »
Recevoir avec ouverture implique d'être complètement disponible dans le moment présent.

La technique naît du vide intérieur, pas de la tension. Le mouvement s'affine lorsque l'intention de s'imposer disparaît.

FURITAMA « secouer l’âme » : mains jointes secouées pour relâcher les tensions. Au début, nos raideurs nous font vibrer ...
19/12/2025

FURITAMA « secouer l’âme » : mains jointes secouées pour relâcher les tensions. Au début, nos raideurs nous font vibrer de partout puis, avec le temps, la pratique amène à lâcher ce qui est inutile, à calmer la respiration, calmer l'esprit. Les mouvements et la respiration se calent en harmonie ; furitama aide à ressentir notre présence et ce qui nous entoure, l’idéal pour démarrer le cours.


MOKUSO, « penser en silence » ou « réflexion tranquille », est une pratique de méditation japonaise visant un état d'esp...
01/12/2025

MOKUSO, « penser en silence » ou « réflexion tranquille », est une pratique de méditation japonaise visant un état d'esprit vide (Mushin), libéré des peurs, du stress, des doutes et des préoccupations du monde extérieur.
La pratique s'effectue le plus souvent en posture Seiza (à genoux). Cycle respiratoire lent et profond, basé sur le diaphragme : inspiration douce par le nez, une courte rétention et une expiration très lente par la bouche.
En début de cours, il installe calme et concentration ; en fin de cours, il permet de relâcher le corps et l'esprit, de retrouver la sérénité.
Plutôt que d'essayer de ne penser à rien, penser à sa respiration pour nettoyer son esprit des pensées parasites. Le Mokuso améliore la concentration, aide à gérer le stress et vise la maîtrise personnelle.


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Dojo
Charenton-du-Cher
18210

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