14/06/2026
Granfondo Mont Ventoux 2026 : à l’assaut du Géant de Provence
Le week-end dernier, quatre membres du Team Chalonnes Cyclisme ont participé au Granfondo Mont Ventoux 2026, une épreuve exigeante de 135 km et 3 200 m de dénivelé positif, avec comme point d’orgue l’ascension du Mont Ventoux par Bédoin.
Dimanche 7 juin 2026, à 5 h 00, le réveil sonne. Pour un dimanche, cela fait tôt ! Il est temps d’avaler un solide petit-déjeuner car la journée s’annonce longue.
À 6 h 30, nous arrivons sur le site de départ pour l’ouverture des sas. Près de 4 500 cyclistes sont répartis dans quatre sas. Il ne reste plus qu’à patienter jusqu’au départ prévu à 7 h 30. À 7 h 45, nous franchissons enfin l’arche de départ : l’aventure commence.
Les premiers kilomètres sont plutôt roulants. Nous essayons de nous replacer afin de trouver un groupe correspondant à notre rythme. Les 22 premiers kilomètres défilent rapidement avant d’aborder la première difficulté de la journée : le col de Fontaube, long de 7 km à 4 % de moyenne. Une ascension régulière, sans difficulté majeure.
Après une descente comportant quelques virages techniques, nous retrouvons une route large et rapide. Direction ensuite Montbrun-les-Bains et la deuxième difficulté du parcours : le col de l’Homme Mort. Avec ses 12 km à près de 5 % de moyenne et ses paysages magnifiques, il offre une première partie assez régulière avant de se durcir légèrement dans sa seconde moitié.
Une longue descente rapide nous conduit ensuite vers le plateau de Sault. Après quelques bosses et une dernière montée de 3 km, nous plongeons dans les superbes gorges de la Nesque. Cette descente de 18 km, avec ses passages creusés dans la roche, est un véritable plaisir à parcourir.
Une nouvelle montée de 4 km à 4 % nous permet de rejoindre Flassan. La suite du programme, tout le monde la connaît : il est là, devant nous, imposant et majestueux… le Mont Ventoux.
Nous arrivons au virage de Saint-Estève. Cette fois, c’est parti pour l’ascension finale : 10 km à près de 10 % pour rejoindre le Chalet Reynard. C’est long, c’est dur, mais la forêt nous offre encore un peu de fraîcheur bienvenue.
Une fois le Chalet Reynard dépassé, les trois kilomètres suivants sont légèrement plus abordables. Mais ce n’est que le calme avant la tempête. Le paysage devient minéral, désertique, et le sommet semble toujours aussi loin. Les deux derniers kilomètres affichent de nouveau près de 10 % de pente. Nous puisons dans nos dernières réserves, serrons les dents et donnons tout ce qu’il nous reste.
Puis enfin, la ligne est franchie.
Quelle fierté d’avoir vaincu ce monstre légendaire !
Une épreuve éprouvante, exigeante physiquement comme mentalement, mais surtout un immense bonheur d’avoir partagé cette aventure avec mes trois compères : Arnaud Seguin, Tony Martineau et Richard Cosnard.