21/05/2026
Parce que je reste convaincue que le dressage, la compétition et le haut niveau sont compatibles avec le bien-être du cheval.
Il y a eu de belles améliorations ces dernières années, continuons à encourager le positif au lieu de mettre sans arrêt en avant le négatif 🙏
🐴 “Le dressage moderne est cruel.”
“Les cavaliers de dressage ne pensent qu’aux résultats.”
“Le bien-être du cheval passe après les performances.”
Soyons honnêtes : aujourd’hui, le dressage est probablement devenu l’une des disciplines équestres les plus clivantes sur les réseaux sociaux.
Et le problème, c’est qu’on ne parle presque plus de nuance.
À lire certains commentaires, tous les cavaliers seraient devenus des machines à médailles prêtes à tout sacrifier pour gagner.
Comme si derrière chaque reprise se cachait forcément de la contrainte, de la brutalité ou du mal-être animal.
Alors oui.
Ne nous voilons pas la face.
Des dérives ont existé.
Certaines méthodes ont profondément abîmé l’image de notre sport.
L’hyperflexion notamment a marqué les esprits, parfois avec des conséquences catastrophiques pour les chevaux.
Ignorer ça serait hypocrite.
Mais ce qui me dérange aujourd’hui, c’est l’extrême inverse : faire croire que TOUS les cavaliers de dressage seraient des tortionnaires.
Parce que la réalité du terrain est bien différente.
Avant d’être des compétiteurs, nous sommes des passionnés.
Nous passons des années entières aux côtés de nos chevaux.
Tous les jours.
On les nourrit.
On les soigne.
On surveille la moindre petite variation de comportement.
On connaît leurs habitudes, leurs peurs, leurs moments de fatigue, leurs jours “sans”.
On construit une relation qui prend parfois dix ans avant d’atteindre le haut niveau. ❤️
Et pourtant sur internet, quelques secondes de vidéo suffisent désormais pour résumer toute une carrière et condamner un cavalier.
Le haut niveau est exigeant. Très exigeant.
Ça, il faut aussi avoir l’honnêteté de le dire.
Comme un athlète olympique s’entraîne chaque jour pour courir plus vite, nous travaillons quotidiennement pour progresser.
Le dressage demande une rigueur immense, de la répétition, de la précision et une remise en question permanente.
Non, un cheval n’apprend pas les changements de pied, le piaffer ou le passage “naturellement au paddock”.
Le travail est indispensable.
Mais pour moi, il y a une limite absolue : le respect du cheval.
Et avec l’expérience, j’ai même acquis une conviction profonde :
👉 le bien-être n’est pas l’ennemi de la performance.
👉 il est la CONDITION de la performance durable.
Un cheval stressé, éteint mentalement ou physiquement usé peut peut-être produire quelque chose pendant un temps… mais jamais longtemps.
Les meilleurs chevaux sont souvent ceux qui gardent l’envie de travailler.
Ceux qui arrivent dans la carrière avec de l’énergie, du moral et de la confiance.
Personnellement, si je sens qu’un de mes chevaux est fatigué physiquement ou mentalement, je n’hésite pas une seconde : je descends, paddock, repos… et on reviendra demain.
Parce qu’aucune séance n’est plus importante que leur équilibre mental.
Le vrai danger aujourd’hui, c’est peut-être qu’on tombe dans deux extrêmes :
❌ ceux qui pensent que seule la performance compte
❌ et ceux qui pensent que tout travail exigeant est forcément de la maltraitance
Entre les deux, il existe pourtant une immense majorité de cavaliers qui cherchent chaque jour à progresser dans le respect de leurs chevaux.
Mais ça… les réseaux sociaux le montrent beaucoup moins.
Alors j’ai envie de vous poser la question, sincèrement :
👇 Pensez-vous que le dressage moderne peut encore évoluer vers le très haut niveau tout en respectant profondément le bien-être du cheval ?
Ou pensez-vous que les deux sont devenus incompatibles ? 🔥