18/08/2026
J-10 avant l’UTMB. 🏔️
Est-ce que je suis prête ?
Je crois qu’avant un ultra, on ne le sait jamais vraiment.
Ces derniers jours, avec un peu plus de repos, j’ai forcément repensé à ma préparation. À ce que j’ai fait, ce que je n’ai pas fait, ce que j’aurais peut-être pu faire autrement.
Et puis je me suis rappelé une chose : ma vie ne s’arrête pas pour préparer un ultra.
Depuis presque trois ans, il y a les travaux, les allers-retours à Paris, les déplacements à l’étranger, mon travail, mes projets, ma famille… la vraie vie.
Et j’aime cette vie-là.
J’aime mon boulot et je n’ai jamais eu envie de tout mettre entre parenthèses pour avoir une préparation « parfaite ».
Alors non, je n’arriverai probablement pas sur cette ligne avec la prépa la plus optimale du monde.
Mais je ne viens pas à l’UTMB pour gagner.
Je viens chercher autre chose.
Je viens chercher du plaisir.
Des rencontres sur le chemin.
Des sourires dans les villages.
Des encouragements au milieu de la nuit.
Mes copains quelque part sur ces montagnes.
De l’entraide, de la bienveillance, de l’amour.
Tout ce qui fait que l’ultra est tellement plus grand qu’un chrono ou qu’un classement.
Je sais aussi que je ne vais pas apprécier chaque pas.
Il y aura des moments où je me sentirai incroyablement forte… et sûrement quelques heures plus t**d des moments où je me sentirai au plus bas.
J’aurai mal.
Je douterai.
Je me demanderai probablement ce que je fais là.
J’aurai peut-être envie d’arrêter.
Mais c’est aussi pour ça que j’aime l’ultra.
Parce qu’au milieu de tout ça, il faut parfois simplement trouver une raison de faire encore quelques mètres.
Ces derniers jours m’ont surtout permis de réaliser quelque chose : je sais ce que j’ai déjà traversé. Je sais ce que j’ai déjà été capable de faire. Et je sais la force que j’ai dans la tête.
Alors dans 10 jours, je ne chercherai pas la course parfaite.
Je veux être présente.
Profiter de ce qui est beau.
Accepter ce qui le sera beaucoup moins.
Avancer tant que je le pourrai.
Et voir où ce chemin me mènera.
Peut-être qu’au bout, je trouverai simplement une raison supplémentaire de continuer à rêver d’ultra-endurance.