12/07/2026
« Ça va ! » Le mensonge le plus courant dans une cour de ferme.
C'est ce qu'on répond tous. Dans la cour, au comptoir de la coop, à la famille.
On gère la tréso, la météo qui fait la loi, les nuits de vêlage, la banque, les papiers, la fatigue qu'on ne dit pas.
On porte tout. Souvent seul. Parfois à deux.
Et quand quelqu'un demande comment ça va, on répond « ça va ».
Parce que se plaindre, ça ne trait pas les vaches, ça ne récolte pas le blé. Parce que dans le métier, on répare les tracteurs, pas les hommes.
Sauf qu'un jour, quelque chose lâche. La décision de trop. Le corps. Le moral. Et personne ne l'a vu venir. Nous les premiers.
Moi, mon boulot, c'est d'être là avant ce jour-là.
Pas avec des grands discours. Court, concret, entre nous.
Aider à voir clair, à décider, à souffler un coup.
On sait réparer beaucoup de choses, dans une ferme.
Il serait temps qu'on apprenne à se réparer, nous aussi.
Si ça te parle, ou si tu penses à quelqu'un, un homme, une femme, écris-moi.
Même juste pour causer