26/02/2026
On lâa tous dit !
Parce que ça nous rassure de montrer qu'on avait raison. Parce qu'on pense que ça va lui servir de leçon.
Mais la vérité est ailleurs.
Quand un enfant entend « Je te lâavais dit », il nâapprend rien sur son erreur.
Ce quâil apprend, câest que :
- Son parent a besoin d'avoir le dernier mot.
- Se confier est dangereux pour son ego.
- Son échec est une preuve de son incompétence.
Câest une phrase qui ferme la discussion Ă double tour.
Pourtant, l'erreur est nĂ©cessaire. Elle est mĂȘme vitale pour construire sa confiance.
Si tu répares tout à sa place ou si tu commentes chaque chute avec ton savoir de parent, tu lui voles son expérience.
Tu sais qu'il va se planter ? Laisse-le faire.
MĂȘme si ça te coĂ»te. MĂȘme si tu as peur pour lui.
Au cabinet, je dis souvent aux parents : « Posez-lui des questions au lieu de donner des sentences. »
Remplace le « Je te l'avais dit » par :
- « Quâest-ce que tâen penses, toi ? »
- « Comment tu tâen sors avec ça ? »
- « Tu ferais quoi différemment la prochaine fois ? »
Redonne-lui sa responsabilité.
L'erreur est Ă lui, la solution doit l'ĂȘtre aussi.
C'est ça, lui faire confiance.
C'est croire en ses ressources plus qu'en tes propres peurs.
LĂąche-toi la grappe sur le besoin d'avoir raison.
Sois celui qui écoute, pas celui qui juge.