20/04/2020
‼Pour le retour à une pratique sportive individuelle et distanciée à partir du 11 mai 2020‼
Oui, il est nécessaire que l’ensemble de la communauté sportive outdoor puisse reprendre ses activités comme c’était le cas avant le confinement. Et c’est dans ce sens que nous apportons notre pierre à cet édifice.
Nous pourrions évoquer uniquement la liberté, cet argument qui nous tient tous à coeur. Mais que vaut-il réellement face à des gens qui luttent contre la maladie, soit pour l’endiguer en tant que soignants, soit personnellement cloué sur un lit d’hôpital, ou alors mobilisés depuis le début pour continuer à faire tourner le pays ? Ce serait totalement égoïste et injustifié.
Pour autant, bien que nous sommes faits d’individualités, le problème doit être pris dans son ensemble. Actuellement, les chiffres liés au COVID-19 vont dans le bon sens, le nombre d’hospitalisation est désormais négatif, le nombre de morts quotidien baisse, le confinement porte ses fruits. Et il continuera à le porter jusqu’au 11 mai si tout va bien. Ces chiffres prouvent essentiellement que la population française a su respecter les règles, mettre de la distance avec les autres, limiter ses déplacements. C’est donc grâce à notre prise de conscience d’individus que globalement nous avons retourné les chiffres. C’est par nos actions personnelles, nos réductions de liberté, nos mouvements ultra limités que nous sommes arrivés à un tel résultat. Et rien que pour cela, nous pouvons nous en féliciter
Nous savons également qu’à partir du 11 mai, les chiffres pourraient repartir à la hausse si aucune précaution n’était prise. Il ne sera pas fait ici le procès de la façon dont le gouvernement compte remettre en route la machine France. Car de toutes façons, personne ne voudrait désormais être à leur place tant le challenge est immense.
Pour autant, nous pensons que nous devons reprendre le chemin de la nature. Parce que psychologiquement, le confinement est aussi une grande souffrance pour ceux qui sont habitués à parcourir les collines, les forêts, les montagnes.
Parce que le mouvement c’est la vie, le sport apporte un équilibre indéniable au fonctionnement du corps, au système immunitaire, à la répartition des énergies vitales.
Parce que cette communauté sportive fait partie d’une communauté économique qui fait tourner le pays (fabricants, distributeurs, revendeurs, hôtellerie, restauration…) et intervient dans de nombreux secteurs d’activité en France.
Au-delà d’une simple demande qui pourrait passer comme individuelle et égoïste, nous sommes donc en présence d’une demande vitale pour notre société. Nous le savons tous très bien qu’il va falloir vivre longtemps avec la présence de ce virus, cette épée de Damoclès planant au-dessus de notre société. Mais nous avons aussi besoin d’avancer, de libérer nos esprits et de penser à un nouvel avenir. Et ce n’est pas en restant sportivement confinés encore plus longtemps que nos esprits pourront divaguer et imaginer les solutions de demain.
Bien entendu, notre demande est fondée, maitrisée et raisonnable. Comme le sont actuellement la grande majorité des pratiquants qui respectent les règles dictées par le confinement, il est évident que nous devrons être prudents dans notre reprise d’activité, au moins durant les premières semaines. Car après 2 mois de régime presque sec, certains auraient tendance à appuyer fortement sur le champignon : accidents, blessures, traumatismes devront être limités… L’idée première est de reprendre le contact avec la nature beaucoup d’entre nous l’ont perdu. Rien que de se retrouver en forêt, en montagne ou en bord de mer nous fera le plus grand bien. Et pour les sportifs amateurs (dans le sens non professionnels, c’est-à-dire non rémunérés par leurs performances), il devront garder à l’esprit cet objectif : oubliez le chrono. Il est aussi logique que la pratique se devra être majoritairement individuelle ou alors en petits groupes avec une distance suffisante entre les pratiquants.
Loin des villes, c’est aussi dans la nature que nous avons le moins de chance d’être au contact avec le virus. Cela ne serait pas compréhensible pour la population française de redonner des libertés en ville avec les écoles et de continuer à laisser interdite l’activité de pleine nature.
Fort de cela, nous demandons qu’à partir du 11 mai, date de sortie du confinement annoncée par le président de la République, nous puissions retrouver nos chemins et routes de liberté, les parcourir en marchant, en courant, en vélo de route, en VTT, à cheval, en grimpant… de manière individuelle ou en petits groupes dans le respect des distances et des gestes barrières.
SI vous vous retrouvez dans ce texte, n’hésitez pas à le commenter, le partager et à le transmettre à votre élu local et même au plus haut niveau de l’Etat.
Saint-Cyr-sur-Mer, le 20 avril 2020
Cédric Tassan
Créateur des éditions VTOPO
📸Jérémy MATTEO