Croixencreuse

Croixencreuse Ma passion : le petit patrimoine et l'histoire de mon département. Je souhaite partager mes connais

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui je vous présente les pierres tombales de l'église de Bussière Madeleine commune ...
09/06/2026

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui je vous présente les pierres tombales de l'église de Bussière Madeleine commune de la Souterraine. Pour voir toutes les croix de cette commune, rubrique : croixencreuse.com
L’église paroissiale Sainte-Madeleine conserve, dans son pavement, un ensemble remarquable de pierres tombales anciennes. Ces dalles funéraires, principalement en granit, témoignent des pratiques d’inhumation à l’intérieur de l’édifice, autrefois réservées aux notables et aux familles de condition élevée, entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne. Trois d’entre elles sont aujourd’hui clairement identifiables.
Dalle funéraire de Jeanne Marie des Goutesernar : Cette dalle funéraire est gravée d’une croix latine aux bras élargis, de type patté, occupant l’axe central de la pierre. Les extrémités de la croix, aujourd’hui émoussées, traduisent une usure prolongée liée au passage répété des fidèles. La surface porte également une inscription funéraire gravée, désormais partiellement illisible en raison de l’érosion. L’épitaphe conservée mentionne une « damoiselle Jeanne Marie des Goutesernar », identifiée comme l’épouse d’un noble, probablement Jean Ovidr (ou Ovidier), écuyer et seigneur, dont le nom ne peut être restitué avec certitude. La date exacte du décès n’est plus lisible. Datation proposée : XVIIᵉ siècle.
Dalle funéraire armoriée de la famille de La Barre : Cette grande dalle funéraire en granit présente un décor héraldique gravé, aujourd’hui fortement usé. En son centre figure un écu armorié attribuable à la famille de La Barre, ancienne lignée noble notamment connue pour avoir porté le titre de vicomtes de Bridiers. Les armoiries, bien que partiellement effacées, laissent apparaître un chevron accompagné de trois figures secondaires, interprétées comme des étoiles ou des molettes. Aucune inscription lisible ne subsiste autour de l’écu, ce qui rend l’identification précise du défunt impossible. Datation proposée : XVIᵉ – XVIIᵉ siècle.
Autres dalles funéraires du pavement : L’église conserve plusieurs autres pierres tombales intégrées au sol, aujourd’hui anonymes en raison de l’usure avancée de leurs surfaces. Ces dalles présentent encore des traces de gravure, croix, encadrements simples ou motifs divers, désormais à peine perceptibles. Datation estimée : fin du Moyen Âge.
Dalle funéraire inscrite de Janvier de La Coste :
L’une des dalles conserve une épitaphe suffisamment lisible pour permettre une transcription fiable. Il s’agit d’une inscription funéraire typique de l’époque moderne, utilisant des formules standardisées.

IOCI GIT DEMEVRE
IANVIER DE LA
COSTE MARE
EN L AN DE
M 6 C 55 DV
25 SEPTEMBRE
Ici gît, demeure Janvier de La Coste, mort en l’an 1655, le 25 septembre.

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous présente l’archivolte de la chapelle des Sœurs du Verbe incarné à Azéra...
22/05/2026

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous présente l’archivolte de la chapelle des Sœurs du Verbe incarné à Azérables.
Pour découvrir toutes les croix de cette commune, rendez-vous dans la rubrique dédiée sur croixencreuse.com.
Cette chapelle, datée de la seconde moitié du XIXᵉ siècle (vers 1870–1900), présente un couronnement en arc en plein cintre souligné par une archivolte moulurée, ornée d’un décor géométrique en dents de scie. Au centre du décor figure une dédicace au Sacré-Cœur, associant les clous de la Crucifixion, entourés d’une couronne d’épines, et le monogramme J. H. M., inscrit dans un entourage de rinceaux de tiphas. Cet ensemble iconographique renvoie explicitement à la passion du Christ et à la spiritualité réparatrice alors très répandue. Dans l’archivolte, au-dessus de ce motif central, est gravée en creux l’inscription latine : ET VERBUM CARO FACTUM EST, dont la traduction est : « Et le Verbe s’est fait chair » (Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 14). Cette citation, affirmation centrale du dogme chrétien de l’Incarnation, fait directement écho à la vocation spirituelle de la chapelle. Le style du décor s’inscrit pleinement dans le contexte de la spiritualité post-révolutionnaire et du renouveau catholique de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. La dénomination de
« chapelle du Verbe incarné » renvoie explicitement à une théologie centrée sur le Christ fait homme. Ce type de dédicace et de programme iconographique est cohérent avec une construction ou une réfection liée à une piété marquée et affirmée. On note également la présence de la formule dévotionnelle J. M. J. (Jésus, Maria, Joseph). Enfin, la plaque de fondation en marbre mentionne une initiative de bienfaitrice privée. Mlle Catherine Hubert, enfant de Marie Immaculée c’est une situation fréquente à la fin du XIXᵉ siècle, traduisant l’engagement religieux et social de laïcs pieux, notamment féminins, dans l’édification des lieux de dévotion.
Lexique : J H S

Après plusieurs mois de recherches, je pense avoir déchiffré cette pierre insérée en haut à gauche de la façade de la Ch...
15/05/2026

Après plusieurs mois de recherches, je pense avoir déchiffré cette pierre insérée en haut à gauche de la façade de la Chapelle Saint- Fiacre située au hameau de Paulhac commune de Fursac. Pour voir toutes les croix de cette commune rubrique : croixencreuse.com
Cette pierre est située sur la façade de la chapelle Saint-Fiacre de Paulhac, attenante à l’église Saint-Jean. La chapelle appartient à l’ancien ensemble templier de Paulhac, fondé au XIIᵉ siècle puis repris par les Hospitaliers. L’édifice lui-même est généralement daté du XVe siècle, son portail à décor flamboyant aurait été réalisé lors de la construction ou d’une reconstruction importante de la chapelle à cette époque. La pierre gravée paraît avoir été intégrée intentionnellement dans la façade, à gauche du portail. Le style architectural de ce dernier accolade flamboyante, pinacles et animaux sculptés évoque en effet la fin du XVe siècle ou le début du XVIe siècle. L’inscription semble donc probablement contemporaine de la chapelle, ou légèrement postérieure. Concernant la lecture, l’inscription peut être interprétée comme :
L’HONONOR
Une hypothèse plausible consiste à y voir une graphie ancienne ou phonétique du mot « honneur », influencée par le latin honor. Dans les inscriptions médiévales et rurales, les variations orthographiques sont fréquentes : redoublements de lettres, formes phonétiques ou latinisation partielle des mots. Le terme pourrait ainsi désigner :
« l’honneur » ou « l’honneur de Dieu » / « l’honneur du saint ». Le premier signe pourrait correspondre à l’article abrégé « L’ ». La position de cette pierre renforce l’idée d’une inscription symbolique ou dévotionnelle. Elle est placée près de l’entrée de la chapelle, à hauteur visible, indépendamment des autres éléments architecturaux, comme une devise, une invocation ou une pierre commémorative. Cette disposition ne correspond pas à celle d’un simple réemploi de matériau. Le style des lettres est particulièrement remarquable : caractères gothiques tardifs, très étirés verticalement, aux hampes profondément creusées. Cette écriture rappelle certaines inscriptions de confréries, de chapelles seigneuriales ou encore des devises pieuses de la fin du Moyen Âge. Une autre possibilité serait que cette pierre ne conserve qu’un fragment d’une inscription plus longue, par exemple : « L’HONOR… » « EN L’HONOR… » « A L’HONOR DE… ». Dans les textes médiévaux, notamment dans les régions de langue d’oc ou dans les inscriptions d’influence franco-latine, le terme honor apparaît fréquemment.

Bonjour à toutes et à tous,Merci aux plus de 7 000 personnes qui ont visité la page Facebook présentant un encadrement d...
08/05/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Merci aux plus de 7 000 personnes qui ont visité la page Facebook présentant un encadrement de maison à Chamborand, provenant de l’ancien château.

Aujourd’hui, je vous présente une croix en mauvais état, située sur la commune de Fursac : la croix de Louve, ainsi que sa légende. Pour voir toutes les croix de cette commune, rubrique croixencreuse.com
Cette croix est en bois en très mauvais état en 2026. elle avait été restauré par Aimé Matigot le 2 août 1997. Elle est insérée dans une pierre dont le sommet a été taillé de forme ronde. Selon la tradition locale, la croix, située entre les hameau de la Chaise et du Bois-aux-Arrêts, est associée à une ancienne légende populaire, appelée « légende de la Croix de la Louve ». À une époque marquée par une épidémie de dysenterie qui frappa la région, un homme mourut en laissant derrière lui une v***e, une fille et un jeune garçon gravement malade. Une nuit, l’enfant fit un rêve au cours duquel son ange gardien lui indiqua que l’eau de la fontaine de Saint Léobon possédait des vertus guérisseuses. La sœur décida alors de s’y rendre afin de rapporter cette eau salvatrice. Sur le chemin du retour, traversant les bois à la tombée de la nuit, la jeune fille fut confrontée à un individu à l’apparence inquiétante, parfois décrit dans les récits comme une figure maléfique. Effrayée, elle s’enfuit jusqu’à la croix et s’y agrippa en invoquant la protection divine. C’est alors qu’une louve surgit du sous-bois, mit l’agresseur en fuite, puis s’approcha de la jeune fille sans agressivité. L’animal aurait léché ses mains, geste interprété comme un signe de protection et de bienveillance. La jeune fille put ainsi rentrer saine et sauve auprès de sa famille. Le garçon guérit peu après grâce à l’eau rapportée. Depuis cet événement, la croix aurait conservé dans la mémoire populaire un rôle symbolique de protection et de secours, et fut surnommée par certains habitants « la Croix de la Louve ».

Merci de votre fidélité et bonne découvert

Bonjour à toutes et à tous,Un immense merci aux plus de 5 000 personnes qui, par leurs messages de félicitations et d’en...
13/04/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Un immense merci aux plus de 5 000 personnes qui, par leurs messages de félicitations et d’encouragement, ont accompagné ce travail de longue haleine mené durant sept années.

Votre soutien et votre intérêt pour ce patrimoine me touchent profondément et m’encouragent à poursuivre cette belle aventure.

D’autres projets sont en préparation et viendront prochainement enrichir ce travail.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir une petite croix sculptée, visible sur un ensemble en réemploi, provenant très probablement de l’ancien château de Chamborand.
L’encadrement de la porte est composé d’un linteau en granit richement sculpté, surmonté d’une petite pierre datée. Le linteau principal adopte une forme en accolade très prononcée : deux grandes courbes symétriques s’élèvent depuis les extrémités pour se rejoindre en pointe au centre. De part et d’autre se développent d’importantes volutes enroulées, traitées en relief, qui encadrent un décor végétal stylisé composé de rinceaux et de feuillages. Sous la pointe de l’accolade, au centre de la composition, apparaît un petit motif sculpté. Il pourrait s’agir d’un visage stylisé, ou d’un mascaron discret. Les piédroits sont en pierre de taille sobre, sans décor particulier. Au-dessus du linteau est insérée une pierre carrée gravée, distincte de l’ensemble décoratif. On y distingue clairement une date : 1608. Le dernier chiffre est très altéré pour être lu avec certitude. Sous la date figure un petit motif gravé, représenté par une croix. La date gravée indique une réalisation au début du XVIIᵉ siècle. Le style du linteau, accolade marquée, volutes, décor végétal encore influencé par le vocabulaire de la Renaissance tardive correspond bien à cette période. La richesse du décor suggère qu’il ne s’agissait pas d’une simple porte, mais probablement d’une dépendance liée à l’ancien château. La tradition locale attribue d’ailleurs cet élément à cette demeure seigneuriale.
Propriété privée

Après 7 années de travail et de passion, je viens d’achever le recensement des croix sur les 256 communes du département...
18/03/2026

Après 7 années de travail et de passion, je viens d’achever le recensement des croix sur les 256 communes du département : plus de 10 000 croix étudiées et documentées. L’aventure continue ! Je vais désormais vous partager les plus belles croix de notre territoire. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un patrimoine souvent méconnu : croix des pierres tombales de pèlerins du cimetière de La Souterraine. Pour explorer toutes les croix de cette commune, rendez-vous sur : croixencreuse.com
Merci pour votre fidélité et votre intérêt pour ce patrimoine local.
L’une des dalles funéraires, réalisée en granit et conservée au cimetière de La Souterraine, est traditionnellement identifiée comme la tombe d’un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle. De forme rectangulaire allongée, elle est sculptée en bas-relief et ne porte aucune inscription, l’identification du défunt repose uniquement sur les symboles figurés. Le décor est organisé autour d’une grande croix latine à extrémités trilobées, occupant l’axe central de la pierre. À gauche de la croix est représenté un bourdon de pèlerin, long bâton caractéristique du voyageur jacquaire. À droite figure une besace, ornée de coquilles Saint-Jacques stylisées, emblème universel du pèlerinage compostellan. Une seconde dalle funéraire se distingue de la précédente par l’emploi d’une pierre calcaire. De forme rectangulaire allongée, elle est également sculptée en bas-relief. L’élément principal demeure une grande croix latine, occupant l’axe central de la pierre. Son fût, allongé et profondément creusé, témoigne d’un travail de taille initialement soigné, malgré l’usure du temps. Sur l’un des côtés de la dalle apparaît toutefois un détail remarquable : la représentation d’une hache, sculptée de manière schématique. Cet outil, rarement figuré sur les tombes de pèlerins, pourrait faire référence au métier du défunt (charpentier ou ouvrier du bois) ou, plus largement, à sa condition sociale, venant ainsi compléter les symboles religieux.

Bonjour à toutes et à tous,Merci aux 6 000 personnes qui sont venues découvrir le travail de restauration du petit patri...
06/03/2026

Bonjour à toutes et à tous,
Merci aux 6 000 personnes qui sont venues découvrir le travail de restauration du petit patrimoine de la commune de Saint-Domet réalisé par Jacky Martin. Aujourd’hui, je vous présente la croix de l’église de Noth. Pour découvrir toutes les croix de cette commune, rendez-vous dans la rubrique Noth sur croixencreuse.com.
Cette croix pattée était à l’origine liée à une pierre tombale. Elle a été dressée sur un élément de cippe gallo-romain, massif en forme de tronc de pyramide évasé. L’avers de la croix représente, sculpté en haut relief, un Christ en croix traité de manière très rustique. Le Christ a les pieds posés sur un dais en forme de cœur et une étoile à six branches est figurée au-dessus de sa tête. Aucune inscription ne permet une datation précise. Cependant, d’après la forme de la croix et le style de la sculpture, l’ensemble pourrait remonter à la fin du Moyen Âge ou au début de l’époque moderne XVe-XVIIe siècle. Cette croix a été remontée et restaurée à une époque plus récente à partir d’éléments plus anciens. La disposition actuelle de l’ensemble serait intervenue entre 1935 et 1967 période durant laquelle elle fut déplacée à plusieurs reprises. Elle repose sur une dalle quadrangulaire en granit formant la base de l’édifice. L’édicule est actuellement placé devant le portail sud de l’église paroissiale.

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui je vous présente une croix qui est déjà sur le site. C'est la croix de chez Le M...
09/02/2026

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui je vous présente une croix qui est déjà sur le site. C'est la croix de chez Le Maud commune de Saint Domet. Il y a environ deux ans cette croix ce trouvait sous un tas de ronces et de branches. Je voulais mettre à l'honneur un habitant de la commune qui a restauré cette croix, Monsieur Jacky Martin.
De la croix d’origine, il ne reste que le socle, elle était initialement en granit, puis en bois, qui a pourri. Par la suite, un haut fût tronconique en granit a été ajouté, sur lequel est gravé en creux :

MARTIN
1876

Au sommet du fût, un moignon de croix en fonte est encore visible, bien que la croix ait disparu. En 2024, l’ensemble était en très mauvais état. En 2025, cette croix a été prise en charge par Jacky Martin, habitant de la commune. Il a redressé et déplacé le socle, remis en place la partie supérieure du fût et réalisé une magnifique croix en fer forgé. L’ensemble est aujourd’hui visible depuis la route. Pour voir toutes les croix de cette commune : rubrique croixencreuse.com

Bonjours à toutes et à tous. Je viens de terminer plusieurs communes, dont celle de Saint Sulpice le Guérétois. J'ai déc...
22/01/2026

Bonjours à toutes et à tous. Je viens de terminer plusieurs communes, dont celle de Saint Sulpice le Guérétois. J'ai décidé de vous présenter la Croix du linteau de Cherchory. pour voir toutes les croix de cette commune rubrique : croixencreuse.com
Cette croix est sculptée en relief sur le point sommital d’une porte de dimensions modestes, encadrée par un arc plein cintre soigneusement appareillé en blocs de granit. La clé du linteau, taillée dans un bloc trapézoïdal, porte en son centre une croix pattée dont le relief est marqué. Celle-ci repose sur un socle triangulaire, motif fréquent dans l’iconographie religieuse où il peut symboliser la Trinité. Sur la traverse horizontale de la croix apparaissent de petits motifs en relief, difficilement identifiables mais manifestement volontaires : il pourrait s’agir de croisettes, de points ou de petites incisions rectangulaires. Ces signes pourraient évoquer les cinq plaies du Christ, ou bien constituer un décor stylisé témoignant du soin apporté à l’exécution, où un ornement discret souligne la dimension sacrée du symbole. De part et d’autre de la croix figurent des lettres gravées en creux : à gauche, une séquence difficile à lire, pouvant être interprétée comme ITT ou LTT, à droite, les lettres IHS, monogramme du nom de Jésus (Iesus Hominum Salvator, « Jésus, Sauveur des hommes »). La croix peut être datée des XVIIᵉ ou XVIIIᵉ siècles, en raison de la facture du bâti et du style de la sculpture. Toutefois, certains éléments stylistiques forme pattée, décor en relief, lettres gravées, pourraient suggérer une influence médiévale tardive, voire une origine au XVIᵉ siècle. Le hameau où se trouve cette grange est mentionné sous diverses formes au fil des siècles : C***r de Lavaux (1414), Barto du C***r de Valle (1447), Le C***r de La Vaul (1554), Le C***r de Lavaulh (1618), Le C***r de Lavaud (1790). Ces variations toponymiques témoignent de l’ancienneté du lieu.

Bonjours à toutes et à tous, voici une de mes dernières découvertes dans une propriété privée, une croix apotropaïque d'...
09/01/2026

Bonjours à toutes et à tous, voici une de mes dernières découvertes dans une propriété privée, une croix apotropaïque d'une âtre, sur le plateau de Millevaches. 250 communes sont en lignes, pour voir toutes les croix et leurs histoires, rubrique : croixencreuse.com
Le montant droit de l’âtre est taillé dans le granit et présente un ensemble religieux et symbolique sculpté, organisé verticalement. Dans la partie supérieure figure une croix latine en relief, aux bras courts et légèrement élargis, portant en son centre un Christ en croix. Plus bas sur le piédroit apparaît une étoile à cinq branches (pentagramme), également en relief, obtenue par l’entrecroisement de deux triangles. L’étoile, centrée sur la largeur du montant, est soigneusement exécutée. Sous cette étoile est sculpté un petit bénitier mural, constitué d’une cupule hémisphérique saillante, destinée à recevoir de l’eau bénite. Cet ensemble constitue un dispositif de protection domestique, destiné à préserver la maison et ses occupants. La croix joue un rôle de protection spirituelle et d’invocation divine, l’étoile à cinq branches, symbole ancien de protection, d’ordre et d’harmonie, est fréquemment associée, dans le contexte rural chrétien, à la lumière divine, à la création ou à une fonction protectrice générale, sans connotation moderne. Le bénitier domestique permettait quant à lui l’usage quotidien de l’eau bénite (signe de croix, bénédiction du foyer), pratique largement répandue dans l’habitat ancien. En l’absence d’inscription datée, l’ensemble peut être attribué, par comparaison typologique, à une période comprise entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle.
Propriété privée.

Adresse

Bourganeuf
23400

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