Croixencreuse

Croixencreuse Ma passion : le petit patrimoine et l'histoire de mon département. Je souhaite partager mes connais

Bonjour je republie le texte avec des modifications sur le gisant de l'ancien cimetière de Bourganeuf. Grâce à "Gérôme P...
20/07/2026

Bonjour je republie le texte avec des modifications sur le gisant de l'ancien cimetière de Bourganeuf. Grâce à "Gérôme Pausé de Saint-Servaas" un fidèle du site croixencreuse.com qui m'a trouvé l'acte de décès.
Ce qui est communément considéré comme un gisant situé dans l'ancien cimetière de Bourganeuf pourrait en réalité être un monument funéraire d'origine ecclésiastique, très probablement celui d'un prêtre. L'observation attentive de la sculpture fait apparaître de manière convaincante une étole, attribut caractéristique de la fonction sacerdotale. Les mains sont croisées sur la poitrine. La main droite paraît tenir un objet en forme d'éventail dont les nervures évoquent une coquille Saint-Jacques. Malgré l'usure avancée de la sculpture, cette identification demeure plausible. Elle pourrait constituer une référence au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou, plus largement, au symbole du pèlerin chrétien. Ces différents éléments renforcent l'hypothèse selon laquelle le personnage représenté est un clerc, très probablement un prêtre. Le sommet du monument est surmonté d'une croix tréflée pattée, dont les extrémités largement évasées évoquent certaines croix funéraires limousines des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ce type de croix est relativement fréquent dans les anciens cimetières de la Creuse. À la base de cette croix, sur le socle supérieur, on lit :
OBIIT
BOSMOREAU
DIE XVII JANUARII
MDCCCLXII
« Décédé à Bosmoreau, le 17 janvier 1862. »
La lecture du second mot mérite toutefois d'être nuancée. Il pourrait de l'indication de son rattachement à Bosmoreau-les-Mines, commune voisine de Bourganeuf où Jean-Baptiste Durand exerça vraisemblablement son ministère avant son décès. Sur un second socle, placé aux pieds du monument, figure une inscription beaucoup plus explicite :
J. B.
DURAND
PRESBYTERE
FRATRES FRATRI
La découverte récente de l'acte de décès de Jean-Baptiste Durand permet désormais d'identifier avec une très forte probabilité le personnage mentionné par cette inscription. L'acte d'état civil de Bourganeuf établit que :
Jean-Baptiste Durand,curé, âgé de cinquante-huit ans, est décédé à Bosmoreau le 17 janvier 1862 à huit heures du matin. La concordance parfaite entre la date gravée sur le monument et celle figurant dans l'acte d'état civil constitue un argument particulièrement fort en faveur de cette identification. L'inscription PRESBYTERE correspond d'ailleurs à la qualité ecclésiastique du défunt. Le mot latin presbyter signifie « prêtre » ou « curé », ce qui concorde exactement avec l'acte de décès.
FRATRES FRATRI
Peut se traduire littéralement par : « Les frères à leur frère. »
Il s'agit d'une formule dédicatoire latine fréquente dans les monuments religieux du XIXᵉ siècle, indiquant que le monument fut élevé par des confrères ou des membres d'une communauté ecclésiastique en mémoire de l'un des leurs. L'identification de la coquille Saint-Jacques demeure compatible avec cette interprétation. Si cette lecture est exacte, elle pourrait rappeler un pèlerinage accompli par le prêtre ou constituer un symbole traditionnel du pèlerin chrétien. Bourganeuf étant située sur un itinéraire secondaire menant à Saint-Jacques-de-Compostelle, cette hypothèse conserve toute sa pertinence. Toutefois, plusieurs questions demeurent ouvertes. Les inscriptions gravées sur les socles appartiennent manifestement au XIXᵉ siècle, alors que la sculpture elle-même paraît beaucoup plus ancienne. Son style, son traitement des drapés et la position du personnage suggèrent une origine médiévale, sans doute comprise entre le XIIIᵉ et le XVe siècle. Il est donc très vraisemblable que la statue ait été réemployée lors des obsèques de Jean-Baptiste Durand en 1862. Ce type de réutilisation d'une sculpture médiévale comme monument funéraire est loin d'être exceptionnel dans les anciens cimetières du Limousin. Cette hypothèse expliquerait parfaitement la différence stylistique entre la sculpture et son support, ainsi que l'adjonction de socles portant les inscriptions contemporaines.
Sur l'un des chants du gisant est gravée en creux la citation :
ET IN CARNE MEA VIDEBO DEUM MEUM
« Et dans ma chair je verrai mon Dieu. »
Il s'agit du Livre de Job (19, 26) dans la Vulgate latine. Cette formule est extrêmement fréquente sur les monuments funéraires des XVIIᵉ au XIXᵉ siècles, où elle exprime la foi chrétienne en la résurrection des morts.
Sur l'autre chant apparaît une seconde inscription :
QUOD REDEMPTOR MEUS VIVIT
« Mon Rédempteur est vivant. »
Cette formule correspond au verset précédent (Job 19, 25). Les deux inscriptions constituent donc une citation répartie sur les deux côtés du monument :
QUOD REDEMPTOR MEUS VIVIT
ET IN CARNE MEA VIDEBO DEUM MEUM
Ces paroles résument l'espérance chrétienne de la résurrection et s'accordent parfaitement avec la destination funéraire du monument. La découverte de l'acte de décès de Jean-Baptiste Durand modifie profondément l'interprétation du monument.
La concordance entre la date gravée (17 janvier 1862), l'inscription J. B. DURAND PRESBYTERE et l'acte d'état civil permet désormais d'identifier avec une très forte probabilité le défunt comme étant Jean-Baptiste Durand, curé décédé à Bourganeuf le 17 janvier 1862. Ainsi, ce que l'on appelle aujourd'hui le « gisant de Bourganeuf » serait non pas une sculpture exécutée en 1862, mais un gisant médiéval réutilisé au XIXᵉ siècle pour servir de tombeau au curé Jean-Baptiste Durand, offrant un remarquable témoignage du réemploi des monuments anciens dans les cimetières creusois.

Bonjour à toutes et à tous. Après un travail de recherches de plusieurs mois sur cette pierre tombale du vieux cimetière...
17/07/2026

Bonjour à toutes et à tous. Après un travail de recherches de plusieurs mois sur cette pierre tombale du vieux cimetière de Bourganeuf, j'ai réussi à déchiffrer les gravures. A ce jour je ne peux pas le définir comme un gisant. Si des personnes (généalogiste) ont des informations sur les gravures Durand d'un côté et Bosmoreau de l'autre, je suis intéressé. Cette tombe est une énigme à ce jour !!!! Pour voir toutes les croix de Bourganeuf rubrique : croixencreuse.com
« Le prétendu gisant de Bourganeuf : examen d'un monument funéraire »

Ce qui est communément considéré comme un gisant situé dans l'ancien cimetière de Bourganeuf pourrait en réalité être un monument funéraire d'origine ecclésiastique, probablement celui d'un prêtre, voire d'un dignitaire religieux. L'observation attentive de la sculpture semble faire apparaître de manière convaincante une étole, attribut caractéristique de la fonction sacerdotale. Les mains sont croisées sur la poitrine. La main droite paraît tenir un objet en forme d'éventail dont les nervures évoquent une coquille Saint-Jacques. Malgré l'usure avancée de la sculpture, cette identification paraît plausible. Elle pourrait constituer une référence au pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou, plus largement, au symbole du pèlerin chrétien. Ces différents éléments renforcent l'hypothèse selon laquelle le personnage représenté est un clerc, très probablement un prêtre. L'hypothèse de la coquille Saint-Jacques tenue dans la main droite est tout à fait recevable. L'objet est présenté de manière ostensible sur la poitrine, comme un véritable attribut iconographique. Le sommet du monument est surmonté d'une croix tréflée pattée, dont les extrémités largement évasées évoquent certaines croix funéraires limousines des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ce type de croix est relativement fréquent dans les anciens cimetières de la Creuse. À la base de cette croix, sur le socle supérieur, on peut lire l'inscription suivante :
OBIIT
BOSMOREAU
DIE XVII JANUARII
MDCCLXII
« Est décédé Bosmoreau, le 17 janvier 1762. »
Le nom Bosmoreau correspond à un patronyme bien attesté en Creuse et dans les régions voisines au XVIIIᵉ siècle, ce qui conforte cette lecture. Cette inscription pourrait désigner la personne inhumée, mais également un membre de la famille ayant fait ériger la croix ou participé à son édification. Sa formulation est parfaitement conforme aux usages de l'épigraphie funéraire latine du XVIIIᵉ siècle.
Sur un second socle, situé aux pieds du monument, apparaît une autre inscription :
I. P.
DURAND
PRESBYTERE
FRATRES FRATRI
Si Cette sculpture représente effectivement un prêtre, cette seconde inscription revêt un intérêt particulier. Elle pourrait désigner un ecclésiastique nommé Durand, qualifié de presbytere (« prêtre »). Les initiales I. P. demeurent difficiles à interpréter avec certitude ; elles pourraient correspondre aux prénoms du défunt ou constituer une formule abrégée. Les mots FRATRES et FRATRI ne constituent pas une anomalie. Ils correspondent à deux cas grammaticaux différents du latin :
• fratres : nominatif ou vocatif pluriel, « les frères » ou « ô frères » ;
• fratri : datif singulier, « au frère » ou « pour le frère ».
Cette alternance est parfaitement compatible avec les usages de l'épigraphie médiévale et moderne, où les variations de cas sont fréquentes dans les inscriptions commémoratives. Si l'identification de la coquille Saint-Jacques est exacte, on peut également envisager que le défunt ait accompli le pèlerinage de Compostelle ou que cet attribut possède une valeur symbolique liée au pèlerinage chrétien. Cette hypothèse trouve un écho particulier dans le contexte local, Bourganeuf étant située sur un itinéraire secondaire emprunté par les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Toutefois, plusieurs questions demeurent ouvertes. Les inscriptions gravées sur les socles semblent appartenir au XVIIIᵉ siècle, tandis que la pierre sculptée paraît sensiblement plus ancienne. Il est donc envisageable que la croix et ses socles aient été réemployés ou remontés autour d'un monument funéraire médiéval, pratique relativement fréquente dans les anciens cimetières. Sur l'un des chants du gisant est gravée en creux l'inscription :

ET IN CARNE MEA VIDEBO DEUM MEUM
« Et dans ma chair je verrai mon Dieu. » Il s'agit d'une célèbre citation du Livre de Job (19, 26) dans la Vulgate latine. Cette formule est extrêmement fréquente sur les monuments funéraires, les gisants et les épitaphes des XVIIᵉ au XIXᵉ siècles, car elle exprime la foi chrétienne en la résurrection des morts.
Sur l'autre chant apparaît une seconde inscription, également gravée en creux :
QUOD REDEMPTOR MEUS VIVIT
« ... que mon Rédempteur est vivant. » Cette formule correspond à la partie centrale du verset 25 du même chapitre du Livre de Job. Il est possible que le graveur ait volontairement abrégé la citation afin de n'en conserver que le passage le plus significatif, les inscriptions funéraires abrégées étant fréquentes. Les deux inscriptions formeraient ainsi un ensemble cohérent :
QUOD REDEMPTOR MEUS VIVIT
ET IN CARNE MEA VIDEBO DEUM MEUM
Ces deux citations, empruntées au Livre de Job (19, 25-26), expriment l'espérance de la résurrection et de la vie éternelle. Leur présence sur un monument funéraire est parfaitement cohérente avec la destination du gisant et renforce son caractère religieux. Elles constituent également un indice supplémentaire en faveur de l'identification du personnage comme un ecclésiastique.

Venez nombreux soutenir la jeune association Entre Pierres et Chemins !Cette nouvelle association a pour ambition de fai...
13/07/2026

Venez nombreux soutenir la jeune association Entre Pierres et Chemins !

Cette nouvelle association a pour ambition de faire découvrir et de mettre en valeur le patrimoine, les chemins de randonnée et les bons produits de notre belle Creuse.

Au programme de cette journée conviviale :

randonnée matinale accompagnée par un guide nature et patrimoine ;

dégustation de produits locaux ;

jeux et animations ;

découverte du sanctuaire gallo-romain du Puy Lautard et de son histoire.

Une belle occasion de partager un moment chaleureux, de mieux connaître notre territoire et d'encourager une association dynamique qui s'investit pour la préservation et la promotion des richesses de la Creuse.

13/07/2026
Bonjour, aujourd'hui nous sommes sur la commune de Naillat. J'ai décidé de vous présenter la magnifique croix en pierre ...
21/06/2026

Bonjour, aujourd'hui nous sommes sur la commune de Naillat. J'ai décidé de vous présenter la magnifique croix en pierre du hameau du Mandement. pour voir toutes les croix de cette commune rubrique : croixencreuse.com
Cette croix en fonte du XIXe siècle, présente des extrémités trilobées soulignées par des motifs en relief arrondis. Elle est ornée en son centre d’un ange tétraphile (ange à quatre ailes), dont les ailes disposées en éventail autour de la tête renforcent le symbolisme céleste et la fonction protectrice de la croix. Le fût est décoré en bas-relief d’un cœur (symbole de la charité parmi les vertus théologales), d’une étoile à cinq branches et d’une croix de Malte. L’ensemble est scellé dans une épaisse dalle à large chanfrein, sur laquelle figure la date de 1869. Le piédestal est composé de pierre de taille soigneusement appareillée. La présence contemporaine d’objets (bols, coupelles) déposés au pied de la croix suggère qu’elle conserve aujourd’hui encore un rôle mémoriel, lié à une tradition locale de dévotion ou de vœu.
Lexique : Bols funéraires

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui je vous présente les pierres tombales de l'église de Bussière Madeleine commune ...
09/06/2026

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd'hui je vous présente les pierres tombales de l'église de Bussière Madeleine commune de la Souterraine. Pour voir toutes les croix de cette commune, rubrique : croixencreuse.com
L’église paroissiale Sainte-Madeleine conserve, dans son pavement, un ensemble remarquable de pierres tombales anciennes. Ces dalles funéraires, principalement en granit, témoignent des pratiques d’inhumation à l’intérieur de l’édifice, autrefois réservées aux notables et aux familles de condition élevée, entre la fin du Moyen Âge et l’époque moderne. Trois d’entre elles sont aujourd’hui clairement identifiables.
Dalle funéraire de Jeanne Marie des Goutesernar : Cette dalle funéraire est gravée d’une croix latine aux bras élargis, de type patté, occupant l’axe central de la pierre. Les extrémités de la croix, aujourd’hui émoussées, traduisent une usure prolongée liée au passage répété des fidèles. La surface porte également une inscription funéraire gravée, désormais partiellement illisible en raison de l’érosion. L’épitaphe conservée mentionne une « damoiselle Jeanne Marie des Goutesernar », identifiée comme l’épouse d’un noble, probablement Jean Ovidr (ou Ovidier), écuyer et seigneur, dont le nom ne peut être restitué avec certitude. La date exacte du décès n’est plus lisible. Datation proposée : XVIIᵉ siècle.
Dalle funéraire armoriée de la famille de La Barre : Cette grande dalle funéraire en granit présente un décor héraldique gravé, aujourd’hui fortement usé. En son centre figure un écu armorié attribuable à la famille de La Barre, ancienne lignée noble notamment connue pour avoir porté le titre de vicomtes de Bridiers. Les armoiries, bien que partiellement effacées, laissent apparaître un chevron accompagné de trois figures secondaires, interprétées comme des étoiles ou des molettes. Aucune inscription lisible ne subsiste autour de l’écu, ce qui rend l’identification précise du défunt impossible. Datation proposée : XVIᵉ – XVIIᵉ siècle.
Autres dalles funéraires du pavement : L’église conserve plusieurs autres pierres tombales intégrées au sol, aujourd’hui anonymes en raison de l’usure avancée de leurs surfaces. Ces dalles présentent encore des traces de gravure, croix, encadrements simples ou motifs divers, désormais à peine perceptibles. Datation estimée : fin du Moyen Âge.
Dalle funéraire inscrite de Janvier de La Coste :
L’une des dalles conserve une épitaphe suffisamment lisible pour permettre une transcription fiable. Il s’agit d’une inscription funéraire typique de l’époque moderne, utilisant des formules standardisées.

IOCI GIT DEMEVRE
IANVIER DE LA
COSTE MARE
EN L AN DE
M 6 C 55 DV
25 SEPTEMBRE
Ici gît, demeure Janvier de La Coste, mort en l’an 1655, le 25 septembre.

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous présente l’archivolte de la chapelle des Sœurs du Verbe incarné à Azéra...
22/05/2026

Bonjour à toutes et à tous. Aujourd’hui, je vous présente l’archivolte de la chapelle des Sœurs du Verbe incarné à Azérables.
Pour découvrir toutes les croix de cette commune, rendez-vous dans la rubrique dédiée sur croixencreuse.com.
Cette chapelle, datée de la seconde moitié du XIXᵉ siècle (vers 1870–1900), présente un couronnement en arc en plein cintre souligné par une archivolte moulurée, ornée d’un décor géométrique en dents de scie. Au centre du décor figure une dédicace au Sacré-Cœur, associant les clous de la Crucifixion, entourés d’une couronne d’épines, et le monogramme J. H. M., inscrit dans un entourage de rinceaux de tiphas. Cet ensemble iconographique renvoie explicitement à la passion du Christ et à la spiritualité réparatrice alors très répandue. Dans l’archivolte, au-dessus de ce motif central, est gravée en creux l’inscription latine : ET VERBUM CARO FACTUM EST, dont la traduction est : « Et le Verbe s’est fait chair » (Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 14). Cette citation, affirmation centrale du dogme chrétien de l’Incarnation, fait directement écho à la vocation spirituelle de la chapelle. Le style du décor s’inscrit pleinement dans le contexte de la spiritualité post-révolutionnaire et du renouveau catholique de la seconde moitié du XIXᵉ siècle. La dénomination de
« chapelle du Verbe incarné » renvoie explicitement à une théologie centrée sur le Christ fait homme. Ce type de dédicace et de programme iconographique est cohérent avec une construction ou une réfection liée à une piété marquée et affirmée. On note également la présence de la formule dévotionnelle J. M. J. (Jésus, Maria, Joseph). Enfin, la plaque de fondation en marbre mentionne une initiative de bienfaitrice privée. Mlle Catherine Hubert, enfant de Marie Immaculée c’est une situation fréquente à la fin du XIXᵉ siècle, traduisant l’engagement religieux et social de laïcs pieux, notamment féminins, dans l’édification des lieux de dévotion.
Lexique : J H S

Après plusieurs mois de recherches, je pense avoir déchiffré cette pierre insérée en haut à gauche de la façade de la Ch...
15/05/2026

Après plusieurs mois de recherches, je pense avoir déchiffré cette pierre insérée en haut à gauche de la façade de la Chapelle Saint- Fiacre située au hameau de Paulhac commune de Fursac. Pour voir toutes les croix de cette commune rubrique : croixencreuse.com
Cette pierre est située sur la façade de la chapelle Saint-Fiacre de Paulhac, attenante à l’église Saint-Jean. La chapelle appartient à l’ancien ensemble templier de Paulhac, fondé au XIIᵉ siècle puis repris par les Hospitaliers. L’édifice lui-même est généralement daté du XVe siècle, son portail à décor flamboyant aurait été réalisé lors de la construction ou d’une reconstruction importante de la chapelle à cette époque. La pierre gravée paraît avoir été intégrée intentionnellement dans la façade, à gauche du portail. Le style architectural de ce dernier accolade flamboyante, pinacles et animaux sculptés évoque en effet la fin du XVe siècle ou le début du XVIe siècle. L’inscription semble donc probablement contemporaine de la chapelle, ou légèrement postérieure. Concernant la lecture, l’inscription peut être interprétée comme :
L’HONONOR
Une hypothèse plausible consiste à y voir une graphie ancienne ou phonétique du mot « honneur », influencée par le latin honor. Dans les inscriptions médiévales et rurales, les variations orthographiques sont fréquentes : redoublements de lettres, formes phonétiques ou latinisation partielle des mots. Le terme pourrait ainsi désigner :
« l’honneur » ou « l’honneur de Dieu » / « l’honneur du saint ». Le premier signe pourrait correspondre à l’article abrégé « L’ ». La position de cette pierre renforce l’idée d’une inscription symbolique ou dévotionnelle. Elle est placée près de l’entrée de la chapelle, à hauteur visible, indépendamment des autres éléments architecturaux, comme une devise, une invocation ou une pierre commémorative. Cette disposition ne correspond pas à celle d’un simple réemploi de matériau. Le style des lettres est particulièrement remarquable : caractères gothiques tardifs, très étirés verticalement, aux hampes profondément creusées. Cette écriture rappelle certaines inscriptions de confréries, de chapelles seigneuriales ou encore des devises pieuses de la fin du Moyen Âge. Une autre possibilité serait que cette pierre ne conserve qu’un fragment d’une inscription plus longue, par exemple : « L’HONOR… » « EN L’HONOR… » « A L’HONOR DE… ». Dans les textes médiévaux, notamment dans les régions de langue d’oc ou dans les inscriptions d’influence franco-latine, le terme honor apparaît fréquemment.

Bonjour à toutes et à tous,Merci aux plus de 7 000 personnes qui ont visité la page Facebook présentant un encadrement d...
08/05/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Merci aux plus de 7 000 personnes qui ont visité la page Facebook présentant un encadrement de maison à Chamborand, provenant de l’ancien château.

Aujourd’hui, je vous présente une croix en mauvais état, située sur la commune de Fursac : la croix de Louve, ainsi que sa légende. Pour voir toutes les croix de cette commune, rubrique croixencreuse.com
Cette croix est en bois en très mauvais état en 2026. elle avait été restauré par Aimé Matigot le 2 août 1997. Elle est insérée dans une pierre dont le sommet a été taillé de forme ronde. Selon la tradition locale, la croix, située entre les hameau de la Chaise et du Bois-aux-Arrêts, est associée à une ancienne légende populaire, appelée « légende de la Croix de la Louve ». À une époque marquée par une épidémie de dysenterie qui frappa la région, un homme mourut en laissant derrière lui une v***e, une fille et un jeune garçon gravement malade. Une nuit, l’enfant fit un rêve au cours duquel son ange gardien lui indiqua que l’eau de la fontaine de Saint Léobon possédait des vertus guérisseuses. La sœur décida alors de s’y rendre afin de rapporter cette eau salvatrice. Sur le chemin du retour, traversant les bois à la tombée de la nuit, la jeune fille fut confrontée à un individu à l’apparence inquiétante, parfois décrit dans les récits comme une figure maléfique. Effrayée, elle s’enfuit jusqu’à la croix et s’y agrippa en invoquant la protection divine. C’est alors qu’une louve surgit du sous-bois, mit l’agresseur en fuite, puis s’approcha de la jeune fille sans agressivité. L’animal aurait léché ses mains, geste interprété comme un signe de protection et de bienveillance. La jeune fille put ainsi rentrer saine et sauve auprès de sa famille. Le garçon guérit peu après grâce à l’eau rapportée. Depuis cet événement, la croix aurait conservé dans la mémoire populaire un rôle symbolique de protection et de secours, et fut surnommée par certains habitants « la Croix de la Louve ».

Merci de votre fidélité et bonne découvert

Bonjour à toutes et à tous,Un immense merci aux plus de 5 000 personnes qui, par leurs messages de félicitations et d’en...
13/04/2026

Bonjour à toutes et à tous,

Un immense merci aux plus de 5 000 personnes qui, par leurs messages de félicitations et d’encouragement, ont accompagné ce travail de longue haleine mené durant sept années.

Votre soutien et votre intérêt pour ce patrimoine me touchent profondément et m’encouragent à poursuivre cette belle aventure.

D’autres projets sont en préparation et viendront prochainement enrichir ce travail.

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir une petite croix sculptée, visible sur un ensemble en réemploi, provenant très probablement de l’ancien château de Chamborand.
L’encadrement de la porte est composé d’un linteau en granit richement sculpté, surmonté d’une petite pierre datée. Le linteau principal adopte une forme en accolade très prononcée : deux grandes courbes symétriques s’élèvent depuis les extrémités pour se rejoindre en pointe au centre. De part et d’autre se développent d’importantes volutes enroulées, traitées en relief, qui encadrent un décor végétal stylisé composé de rinceaux et de feuillages. Sous la pointe de l’accolade, au centre de la composition, apparaît un petit motif sculpté. Il pourrait s’agir d’un visage stylisé, ou d’un mascaron discret. Les piédroits sont en pierre de taille sobre, sans décor particulier. Au-dessus du linteau est insérée une pierre carrée gravée, distincte de l’ensemble décoratif. On y distingue clairement une date : 1608. Le dernier chiffre est très altéré pour être lu avec certitude. Sous la date figure un petit motif gravé, représenté par une croix. La date gravée indique une réalisation au début du XVIIᵉ siècle. Le style du linteau, accolade marquée, volutes, décor végétal encore influencé par le vocabulaire de la Renaissance tardive correspond bien à cette période. La richesse du décor suggère qu’il ne s’agissait pas d’une simple porte, mais probablement d’une dépendance liée à l’ancien château. La tradition locale attribue d’ailleurs cet élément à cette demeure seigneuriale.
Propriété privée

Adresse

Bourganeuf
23400

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