25/04/2026
« Deux gifles et ça va vite te calmer. »
J’ai reçu ce commentaire il y a quelques heures et j’ai du mal à passer à autre chose.
Aujourd’hui, 36% des Français estiment encore la fessée acceptable.
Alors qu’elle est interdite depuis 2019.
On parle de frapper un enfant pour lui apprendre à... quoi, exactement ?
À obéir ? À se taire ? À rentrer dans le rang ?
Depuis quand l’autorité, c’est la peur ?
Depuis quand éduquer, c’est corriger, punir, mater ?
Un enfant qui crie, qui pleure, qui s’oppose... ce n’est pas un problème à régler. C’est un enfant qui fait son travail d’enfant.
Sa spontanéité. Sa joie. Son authenticité.
C’est ça, la nature d’un enfant.
Et on veut l’éteindre parce qu’on n’a plus la patience de la tenir ?
Les parents sont épuisés, les adultes à bout... je les comprends.
Mais voilà ce que je sais après des années à accompagner des familles :
Les comportements inadaptés d’un enfant sont toujours une réponse à quelque chose.
Pas une preuve qu’il est mal élevé.
Pas un défaut à corriger à coups de punitions.
Un signal. Un appel.
Parfois même... notre propre incohérence qui nous revient en pleine face.
Alors arrêtons de chercher à avoir des enfants parfaits.
Commençons par nous occuper de nous.
Nos peurs.
Notre fatigue.
Nos propres émotions qui débordent.
Ce n’est pas l’enfant qu’on transforme en premier.
C’est l’adulte autour de lui.