04/02/2026
đ DIATOMĂ(E)đïž
Pour moi, il y a une chose essentielle Ă comprendre.
On construit notre vie à partir de ce dont on a été nourri.
Evidemment.
De lâamour quâon a reçu.
De la façon dont on a Ă©tĂ© aimĂ©âŠou « dĂ©saimé ».
ou mĂȘme de la façon dont on a vu les autres sâaimer.
Mais rien nâest fatalitĂ©.
Quand on a Ă©tĂ© violentĂ© Ă©motionnellement, psychologiquement, physiquement, on peut avoir tendance Ă se trouver faible toute une vie. Moi jâai toujours combattu cela au fond de mes tripes, en silence, et qqch de puissant est nĂ© de ses coups.
Rester enfermé dans ce regard peut devenir dangereux.
On se blinde ou on se surprotĂšge. Parfois on sâenferme dans le dĂ©niâŠ
Une façon de ne plus risquer.
De ne plus choisir.
De ne plus regarder ce que lâon est.
Par peur ou dégoût.
Alors, on devient hyper sensible, Ă fleur de peau, roublard, timide, colĂ©rique, aigri, triste, frustrĂ©, insatisfait, demandant Ă lâautre toujours inconsciemment de rĂ©parer, lâirrĂ©parable.
Et pourtant,
Ă un moment donnĂ©, quelque chose sâouvre, si vous regardez votre vĂ©ritĂ© intĂ©rieure.
đJe peux avoir Ă©tĂ© violentĂ© sans rester victime.
đJe peux reconnaĂźtre ce qui mâest arrivĂ© sans le laisser dĂ©finir ma vie.
đJe peux choisir dâen faire une vĂ©ritable force et une nouvelle version de moi-mĂȘme, intouchable cette fois.
đJe peux ouvrir mon cĆur et faire confiance pour choisir dâĂȘtre heureux.
RĂ©pĂ©ter les mĂȘmes schĂ©mas, consciemment ou non, nâest pas une fatalitĂ©, câest un choix.
Câest souvent un appel Ă prendre du recul.
Ă regarder ce que lâon rejoue.
à décider de transformer.
Parce quâil est inconcevable quâun ĂȘtre humain utilise la peur ou la domination comme pouvoir.
Et il est tout aussi inconcevable de croire que lâon nâa aucune capacitĂ© dâen sortir.
La vĂ©ritĂ©, câest celle-ci :
âĄïžTant que je regarde la vie uniquement Ă travers le prisme de la blessure, je ne peux pas la voir complĂštement belle. Par contre cette plaie fait partie de soi, alors il suffit de lui redonner de la tendresse et de lâamour et de ne pas demander Ă autrui de la faire Ă sa place. De lĂ , commencera le bonheur.
Le jour oĂč je choisis la conscience, le respect, et la responsabilitĂ© intĂ©rieure, je cesse de survivre.