Haras de Vesontio

Haras de Vesontio 📍Basé à Besançon (25)
Pension valorisation de chevaux
Coaching
Elevage de chevaux de sport (pur-sang Lusitanien LUS)

17/03/2026

Quand la conviction remplace l’apprentissage

Dans notre société, il n’est pas rare de voir des contradictions qui interrogent. Des personnes vivant en appartement choisissent des chiens au besoin immense d’exercice, comme certains chiens de berger, sans toujours pouvoir leur offrir l’espace et l’activité dont ils ont réellement besoin.

Dans le monde du cheval, des situations comparables existent.

L’équitation est souvent présentée comme un sport. Elle l’est, bien sûr. Mais elle est bien plus que cela : c’est une discipline, une école d’humilité et de responsabilité.

Le cheval dépend entièrement de l’humain qui l’a choisi. Son bien-être, son éducation, son équilibre physique et mental reposent sur les décisions de son cavalier. Pourtant, il arrive parfois de rencontrer des cavaliers convaincus d’avoir raison contre tous, refusant l’expérience des professionnels, l’avis des entraîneurs ou les connaissances accumulées par des générations d’hommes et de femmes de cheval.

Lorsque l’ego prend le pas sur l’écoute, le cheval en paie souvent le prix.

La maltraitance animale n’est pas toujours spectaculaire. Elle ne se limite pas aux cas extrêmes que l’on condamne unanimement. Elle peut aussi se cacher dans l’ignorance, l’entêtement ou dans le refus de se remettre en question. Et trop souvent, on ferme les yeux en disant simplement : « il y a pire ».

Dernièrement encore, j’ai été témoin d’une situation qui illustre assez bien cette réalité.

Une cavalière, encore peu expérimentée, a récemment fait l’acquisition d’un jeune cheval. Un choix déjà exigeant pour un cavalier confirmé, et encore plus pour quelqu’un qui débute son apprentissage. Mais au-delà du choix du cheval, ce qui m’a frappé, c’est la certitude avec laquelle certaines idées étaient affirmées.

Par exemple, la conviction qu’un cheval ne devrait pas travailler tous les jours.

Dans l’absolu, bien sûr, tout dépend du travail, de l’intensité et du cheval lui-même. Mais dans ce cas précis, le résultat était assez évident : le cheval accumulait de l’énergie, de la frustration et un besoin croissant de se dépenser. Peu à peu, ce trop-plein se transformait en réactions explosives, en comportements difficiles et en incompréhension des deux côtés.

Plutôt que de solliciter l’avis d’un professionnel, la cavalière préférait partager ses inquiétudes avec d’autres cavaliers amateurs de l’écurie, chacun apportant son interprétation, ses conseils ou ses suppositions.

C’est ainsi que naissent parfois les doutes, les mauvaises interprétations et les remises en cause de ceux dont le métier est justement d’encadrer, d’enseigner et d’accompagner.

Je ne sais pas exactement d’où vient cette tendance que l’on observe de plus en plus : cette certitude d’avoir raison, cette difficulté à écouter, cette conviction de détenir la vérité malgré un manque d’expérience évident.

Peut-être est-ce un reflet de notre époque, où chacun peut avoir une opinion sur tout, souvent sans avoir réellement pris le temps d’apprendre.

Les réseaux sociaux y contribuent peut-être aussi. En quelques minutes, on peut visionner une vidéo, écouter un avis ou lire une méthode… et avoir l’impression d’avoir compris ce qui demande en réalité des années d’expérience.
Pourtant, dans le monde du cheval comme dans toute discipline exigeante, rien ne remplace l’apprentissage auprès de ceux qui ont consacré leur vie à comprendre et à transmettre.

Autrefois, on allait au cheval pour apprendre. Aujourd’hui, certains y vont déjà persuadés de savoir.

Dans le monde du cheval, pourtant, l’apprentissage devrait être une évidence permanente.

Être cavalier, c’est accepter une exigence simple : être plus sévère avec soi-même qu’avec son cheval.

Cela signifie apprendre sans cesse, écouter ceux qui savent, observer, comprendre et progresser.

Cela signifie aussi reconnaître ses limites. L’équitation demande de l’équilibre, de la mobilité et une certaine condition physique. Comme dans toutes les disciplines exigeantes — la danse, les arts martiaux ou le sport de haut niveau — le corps du pratiquant fait partie intégrante de l’harmonie du mouvement.

Dans ces disciplines, rien n’est laissé au hasard. La progression repose sur la répétition, la rigueur et la capacité à se remettre en question chaque jour. Le talent seul ne suffit jamais. Ce sont le travail, la discipline et les heures d’entraînement qui construisent peu à peu la justesse du geste.

L’équitation n’échappe pas à cette réalité.

Il est parfois difficile de l’accepter, mais le respect du cheval implique aussi de se poser honnêtement la question de notre propre condition physique. Un cavalier doit être capable d’accompagner son cheval avec légèreté, équilibre et mobilité. Lorsque le corps ne le permet plus, la responsabilité consiste parfois à s’adapter, à se remettre en forme… ou à repenser sa pratique.

Prendre soin de soi fait donc aussi partie du respect que l’on doit à son cheval.

Car monter n’est pas seulement diriger un animal puissant.

C’est chercher l’harmonie avec lui.

Et l’harmonie naît toujours de la discipline, du travail et de la remise en question.

Au fond, le véritable cavalier ne cherche pas à prouver qu’il a raison.

Il cherche simplement, chaque jour, à devenir meilleur pour son cheval.

Car dans l’équitation, le véritable travail ne commence pas avec le cheval…
il commence avec le cavalier.

Sportivement votre,
Éric

Le cheval nous apprend chaque jour une chose essentielle : l’humilité.

Crédit photo: Florence Clot



16/02/2026
05/01/2026

DÉRIVES DE LA MÉTHODE BISOUNOURS

Depuis quelque temps, on voit émerger dans le monde du cheval une idée séduisante, bien intentionnée, mais parfois dangereusement mal comprise :

👉 la recherche constante du consentement total de l’animal.
Sur le principe, c’est joli. Ça sent bon la lavande et les photos Instagram en lumière dorée.
Dans la pratique, quand cette recherche devient systématique, idéologique et déconnectée du réel, elle aboutit souvent à une chose très simple :
un manque de cadre.

Un peu comme un ado lâché seul dans un supermarché sans plan, sans horaire et sans adulte référent ... Tu sais pas trop ce que tu trouveras sur le ticket de caisse 🛒
Et un cheval sans cadre, ce n’est ni un cheval libre, ni un cheval plus heureux.
C’est un cheval paumé

Avant toute chose, rappelons un fait essentiel , le cheval est un animal domestique ( Non ca n'est pas une insulte , rangez vos lance-pierre et détendez vous )
Nos chevaux modernes ne vivrons plus jamais comme leurs ancêtres. Quelque soit les moyens que tu y mets.
Même dans de grands espaces avec du foin bio récolté a la main un soir de pleine lune par un druide en sandales...Même avec de bonnes intentions plein les poches.
Il ne marchera pas 20 km par jour.
Il ne mangera pas 40 variétés de plantes différentes,
Il n'aura pas a affronter les dangers de la nature sauvage ( et Marcel , le teckel du voisin , ne compte pas comme un prédateur ).
Il vivra dans un environnement contrôlé, limité, organisé par l’humain.
Et ce simple constat implique forcément une chose :
👉 nous devons intervenir pour préserver leur bien être.

C’est là que l’hyper-consentement montre ses limites.
Parce qu’attendre l’approbation enthousiaste d’un cheval d'une demi tonne , quand toi tu pese tout juste un demi quintal ( **avant les fêtes **) pour :
– voir le dentiste
– recevoir un vaccin
– se faire parer
– rester immobile quand on le lui demande
C'est illusoire. Pour ne pas dire dangereux.
c’est un peu comme attendre qu’un enfant réclame spontanément une prise de sang à jeun.
Ça peut arriver.
Mais il ne faut pas organiser sa vie autour de cette hypothèse.

Alors certains mots font bondir plus haut qu'un anglo arabe devant un sac plastique lâché en pleine nature.
"cadre" "autorité" ou même "dominance"
Peu importe le vocabulaire, au fond.
Ce qui compte, c’est la réalité du terrain.

Le terme de " dominance" est discutable. Je n'ai pas encore d'avis définitif sur la pertinence de ce terme dans les relations interespece. Mais j'y travaille.
On va donc parler de " référent " pour éviter de me prendre des cailloux en pleine tête... Ça fait plus "éthologique", ça passe mieux . Même s'il faut encore que je me penche sur la réelle distinction entre ces termes.

Être le leadership ou le référent ce n’est pas écraser le cheval ni jouer au chef de guerre viking.
C’est juste dire clairement : “t’inquiète, je gère.”
Un cheval dominant… ce n’est pas un tyran.
C’est celui qui décide quand il faut décider,
qui donne une direction,
et qui ne change pas d’avis toutes les trois secondes et qui assure la sécurité du troupeau ( même si en vrai a l'état naturel c'est la matriarche qui commande et l'étalon qui assure la sécurité, hein ... ).

Un cheval, face à un humain clair, cohérent et constant, se détend.
Parce qu’il n’a plus besoin de réfléchir, d’anticiper, de tester, de se demander
“Bon… qui est ce qui commande aujourd’hui ?”
C’est un peu comme un GPS fiable :
quand il parle clairement, tu conduis tranquille.
Quand il hésite, recalcule sans arrêt et te dit “faites demi-tour” tous les 200 mètres, tu angoisses un peu.
Le leadership constant et cohérent est rassurant.
Et un cheval rassuré, c’est un cheval plus calme,
plus confiant,
et beaucoup moins tenté de prendre les commandes.

À force de vouloir supprimer toute frustration, on crée parfois des chevaux plus fragiles et plus instables.
Et surtout en manque de confiance.
Un cadre clair, pour un cheval, c’est comme un garde-corps sur un pont :
ça ne l’empêche pas d’avancer,
ça évite juste de finir les 4 fers en l'air dans le ravin.
Le bien-être animal ne se mesure pas au nombre de contraintes supprimées,
Il se mesure à la qualité du cadre imposé.
Un cadre solide, lisible, constant.
Pas un cadre qui change selon l’humeur, la météo ou la dernière vidéo vue sur Instagram.

Entre la brutalité d’un autre âge du genre :
“ça a toujours marché comme ça, donc tais-toi”
et l’hyper-consentement version
“on attend qu’il soit émotionnellement prêt, aligné avec ses chakras et dispo mardi prochain pour lui proposer son complément alimentaire ”,
il existe une voie exigeante, moins spectaculaire, mais beaucoup plus efficace :
Observer , réfléchir et expliquer quand c’est possible.

Qu’on s’entende bien :
inutile de lire le devis du dentiste à votre cheval ou de lui présenter les différentes options de financement.
Mais travailler en amont la manipulation de la bouche, de la langue, la tolérance au contact de ses dents ?
Là y a déjà plus de chance que ça passe mieux.

Aimer son cheval, ce n’est pas lui laisser le volant, la carte, et le choix de l’itinéraire en pleine tempête.
C’est parfois décider pour lui,
quand il n’a ni les outils, ni le recul, ni le cerveau préfrontal pour le faire ( j'ai dit cerveau préfrontal hein... Ne me sautez pas dessus en m'expliquant que si , votre cheval a un cerveau.j'en suis bien heureuse... même si on doute parfois qu'ils en soient tous dotés 🤨)

Wala wala... Tout ça pour dire qu'il est temps que je fasse venir le dentiste à la maison.

Les crins de verdure.

01/12/2025

💰 𝘾𝙊𝙐𝙏 𝘿’𝙐𝙉 𝙋𝙊𝙐𝙇𝘼𝙄𝙉 𝙇𝙐𝙎𝙄𝙏𝘼𝙉𝙄𝙀𝙉 💰

Allé, un petit rappel chiffré avec mise à jour des tarifs car on a encore que trop entendu :

👉 « Un poulain de 18 mois à 8 000 € HT c’est trop cher ! » 😅

On vous partage donc les chiffres, Les vrais, ceux qu’un élevage doit assumer pour sortir un poulain de 18 mois bien né.

1. Coût direct d’une jument pleine + poulain jusqu’à 8 mois
(et encore, uniquement si TOUT se passe bien 🤗)

• transport+ Insémination + pension 30 j : 1500 €
• Semence : 1200–1500 €
• Transport semence : 170 à 450 €
• Maréchal 4 fois : 140 €
• 4 Vermifuges jument : 60 €
• Ostéo jument : 80 €
• Aliments : 880 €
• Foin : 400 €
• Vétérinaire jument (si tout va bien) : 130 €
• Papiers poulain : 200 €
• Vétérinaire poulain : 120 €
• Vermifuge poulain : 50 €
• 3 Parages : 105 €
• Ostéo poulain : 80 €

➡️ TOTAL : 5 705 € (hors taxe)
Seulement si la jument prend du premier coup, ne coule pas, et que rien d’imprévu n’arrive.
(Autant dire 👉 un scénario assez rare.)

2. Ce total n’inclut PAS :

(Et pourtant, ce sont des frais incontournables d’un élevage)

• Eau / électricité
• Paille
• Assurances (RC pro/ tracteur, quad, chevaux, camion)
• Les terres à credit
• MSA
• Comptabilité
• Entretien : tracteur, clôtures, champs, quad, matériels divers
• Communication
• Main d’œuvre extérieur ponctuelle
• Années où la jument NE produit PAS
• Entretien des retraités
• Les poulains ou juments avec imprévus de santé
• Les poulains qu’on peut vendre à perte
• Les investissements réguliers pour leur bien être (stabilisation, râteliers, abris etc etc )

➡️ Rien que ces charges structurelles représentent déjà plusieurs milliers d’euros par an, qu’il faut savoir répartir sur les poulains produits.

📊 3. Le coût RÉEL d’un poulain de 18 mois

Quand on additionne les charges directes + les charges structurelles minimales, on arrive facilement à :

👉 9 000/12 000 €
Et pour un élevage éthique

Alors NON :

➡️ Un poulain de 18 mois à 8 000 € n’est PAS trop cher. 🙏

C’est en réalité en dessous du coût de production et À ce prix-là, nous sommes en déficit.

❤️ Élever n’est pas qu’une passion : c’est un métier.

Un métier qui demande des investissements énormes, des sacrifices, des nuits d’insomnie, du temps, de l’énergie, et un engagement total pour faire les choses correctement et éthiquement.

Chez nous, les poulains sont manipulés, suivis, respectés.
Ça aussi, c’est du temps… et c’est cadeau !

En sachant tout ça, il est évident de rappeler qu’il y a aussi une tendance de marché et qu’on fait de notre mieux pour être au plus juste entre le prix de vente des autres éleveurs et notre coût réel.

Alors,

𝑨 𝒒𝒖𝒆𝒍 𝒑𝒓𝒊𝒙 𝒆𝒔𝒕𝒊𝒎𝒆𝒛 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒖𝒏 𝒑𝒐𝒖𝒍𝒂𝒊𝒏 𝒅𝒆 18 𝒎𝒐𝒊𝒔 ?

𝙈𝙚𝙧𝙘𝙞 à 𝙩𝙤𝙪𝙩𝙚𝙨 𝙡𝙚𝙨 𝙥𝙚𝙧𝙨𝙤𝙣𝙣𝙚𝙨 𝙦𝙪𝙞 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙚𝙣𝙣𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙧𝙚𝙖𝙡𝙞𝙩𝙚𝙨 𝙙𝙚 𝙣𝙤𝙩𝙧𝙚 𝙢𝙚𝙩𝙞𝙚𝙧 𝙚𝙩 𝙨𝙤𝙪𝙩𝙞𝙚𝙣𝙣𝙚𝙣𝙩 𝙡𝙚𝙨 𝙚𝙡𝙚𝙫𝙚𝙪𝙧𝙨. 🤎🐴

⚠️ ce coût engage notre élevage, notre façon d’élever et les tarifs pratiqués dans notre département

30/11/2025

Franck Menestret et ses deux fidèles acolytes mettent les chevaux et l'équitation à l'honneur cette semaine, au Château de Fontainebleau. Ils feron...

30/11/2025
Tant qu il y aura des touristes pour payer ce genre de prestations cela ne s arrêtera pas!!!
26/11/2025

Tant qu il y aura des touristes pour payer ce genre de prestations cela ne s arrêtera pas!!!

Adresse

1 Chemin De La Bro
Besançon
25000

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