12/10/2024
⛩️ Et pendant ce temps, à Tokyo…
🥋Le congrès mondial de la FIA c’était, cette fois encore, un jour et demi d’Assemblée Générale et cinq jours de stage dirigés par les senseï parmi les plus prestigieux au monde. C’est dire, pour la FIA et le Hombu Dojo, la hiérarchisation des priorités quand on parle d’aïkido…
La délégation choisie par la « gouvernance » de la FFAAA était composée de F. Dias, le président fédéral, accompagné de deux membres du secrétariat administratif, fort aimables au demeurant, mais ne pratiquant pas l’aïkido. On peut s’interroger sur ces largesses dans une période de «vaches maigres » sur le plan budgétaire. Loin de nous l’idée que la «gouvernance » soit tentée de faire de petits ou gros cadeaux aux uns et aux autres afin de s’assurer de leur fidélité ! Par ailleurs, nous n’avons pas su si le trésorier fédéral, pratiquant assidu lors de cette semaine, avait lui aussi été invité par la « gouvernance ».
Christian Tissier et Micheline Vaillant-Tissier étaient, pour leur part, invités comme experts et pris en charge par la FIA.
Une nombreuse délégation, composée de membres de notre collectif et de soutiens de la liste Esprit Aïki était également présente pour profiter de ces quelques jours d’échanges sur le tatami, chacun ayant bien sûr payé de sa poche le déplacement et le séjour sur place. Les nombreuses demandes de photos, d’interviews, d’invitations à pratiquer ne serait-ce qu’un moment nous ont montré combien l’aïkido français reste une référence à l’échelle mondiale.
La FFAB avait quant à elle délégué trois Shihan 7ème dan, dont son président, Michel Gillet. Il semble donc que nos amis n’aient pas tout à fait la même vision que la « gouvernance » de la FFAAA sur la place que doivent occuper les experts dans la vie de la fédération!
Pour la FIA, même constat : la nouvelle présidente déléguée, élue pour quatre ans, est Yoko Okamoto Shihan, 7ème dan, experte mondialement reconnue. C’est l’une des rares femmes professionnelles au Japon. Sans parler du président de la FIA : le Doshu en personne. Et que dire de la place centrale qu’occupe Christian Tissier, membre du « Senior council », composé de six Shihan parmi les plus prestigieux, qui entoure et conseille le Doshu, et qui a droit de veto sur toutes les décisions et orientations concernant l’aïkido mondial. La « gouvernance » doit s’arracher les cheveux à la vue de ces simples techniciens à la tête de l’organisation mondiale de l’aïkido !
Une vision joliment autocentrée qui démontre une méconnaissance profonde de ce qui fait la nature même de l’aïkido ; une discipline basée sur la transmission, centrée sur la relation entre un maître et un élève, quels que soient le grade de l’enseignant ou son statut quant aux critères de rémunération. Une discipline dans laquelle l’essence est la pratique sur le tatami.
Lors de la démonstration de fin de stage (embukaï) la France a été représentée par Didier Allouis de la FFAB qui a pu s’appuyer sur deux jeunes techniciens FFAAA comme uke. Après les 50 pays qui démontraient 2mn par groupes de deux sont venues les démonstrations des experts de la FIA. Micheline Vaillant Tissier a effectué une belle démonstration en même temps que Yoko Okamoto, la nouvelle responsable de la FIA. L’embukaï a fini en apothéose par une démonstration de Christian Tissier, seul sur le tatami central. Nos deux experts ont par ailleurs dirigé chacun un cours, particulièrement couru, notamment celui de Christian Tissier qui a réuni plus de 1200 personnes et qui dans l’ordre protocolaire, était le dernier avant ceux du Dojo-cho, Mitsuteru Ueshiba, et du Doshu Moriteru Ueshiba.
Nous avons par contre bien peu vu notre président fédéral. Présent lors des réunions d’AG les deux premiers jours, et bien évidemment lors de la «sayonara party », nous ne l’avons vu ni pratiquer, ni même revêtir symboliquement le keikogi. Nous l’avons parfois entraperçu en tenue « civile » pour regarder les démonstrations ou le cours du Doshu. Dans ce rassemblement de pratiquants passionnés venus de 88 pays, difficile de se faire reconnaître sans jamais monter sur le tatami.
Reste à espérer qu’en dehors d’éventuelles visites touristiques, il ait profité de ce temps pour tenter de redorer l’image de la « gouvernance » de la FFAAA lors de réunions informelles ou de tractations de couloir…
Collectif Aïkido Avenir
Aïkido FFAAA