07/09/2026
Cette image m'a ramenée quelques années en arrière.
À une époque où je savais.
Je savais que je ne devais pas lui écrire.
Je savais que cette relation me faisait du mal.
Je savais aussi que reprendre contact risquait de me ramener exactement là où je ne voulais plus être.
Et pourtant…
Je me revois encore, téléphone à la main, en train de lui envoyer un message.
Et après, toujours cette même question :
« Mais pourquoi je continue alors que je sais ? »
Je m'en suis voulu.
Parce que dans ma tête, c'était simple : j'avais compris, donc je devais être capable d'arrêter.
Sauf que non.
Aujourd'hui, je sais que comprendre ne suffit pas toujours.
On peut savoir qu'une relation nous fait du mal et continuer à y retourner.
On peut savoir qu'on devrait partir et ne pas y arriver.
On peut même savoir exactement ce qu'il faudrait faire… et faire tout l'inverse.
Parce qu'entre ce que l'on sait et ce que l'on arrive à faire, il y a parfois tout un monde.
L'attachement.
L'espoir.
Le manque.
L'abandon.
La peur de perdre.
Ce que cette relation vient réveiller en nous.
Et parfois cette petite part de nous qui espère encore que, cette fois, ce sera différent.
Alors non, je n'avais probablement pas besoin qu'on me dise une fois de plus : « Tu sais bien que tu ne devrais pas lui écrire. »
Je le savais.
J'avais besoin de comprendre pourquoi, malgré tout ce que je savais, je retournais encore vers lui.
Si je partage ça aujourd'hui, ce n'est pas pour raconter cette relation.
C'est parce que cette image m'a rappelé celle que j'étais à ce moment-là.
Et je me dis que quelque part, quelqu'un est peut-être aujourd'hui téléphone à la main, avec cette même question :
« Mais pourquoi je continue alors que je sais ? »
Peut-être que la première question à se poser n'est pas :
« Qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? »
Mais plutôt :
« Qu'est-ce qui me retient encore ici ? »