11/09/2026
Joseph Magne : deux ballons, une même passion…
Texte : Fabrice LAFOURCADE
Le natif de Londres, qui a surtout grandi dans les Landes, entame sa troisième saison avec les Espoirs de l’Aviron Bayonnais. Rencontre avec un amoureux du sport en général, du basket et du rugby en particulier, qui a simultanément manié la b***e orange et la gonfle ovale avant de se résoudre à faire un choix…
Quand on est le fiston d’un immense joueur ayant marqué de son empreinte la planète rugby, difficile d’échapper au rectangle vert, pourrait-on penser… Que nenni. Joseph Magne, 20 ans, né en Angleterre tandis qu’Olivier évoluait sous les couleurs des London Irish, passé par Brive avant de grandir sur la côte landaise, a toujours eu le choix quant à l’activité sportive qui canaliserait son énergie débordante, selon ses envies du moment. Le tennis, la chistera ou encore le ski l’ont longtemps occupé, avant de rejoindre l’école de rugby capbretonnaise, où il dessina ses premières courses. « Je suis issu d’une famille rugby. Mais j’ai toujours été libre de choisir. J’ai ainsi longtemps joué au basket, à Labenne d’abord, à Villeurbanne ensuite. Parce que je ne voulais pas choisir entre ces deux sports, j’ai souvent joué deux matchs dans le même weekend. Puis, après le collège, j’ai eu l’opportunité de partir aux Etats-Unis, à Putnam, dans une école avec internat qui proposait des cours le matin et des séances de basket l’après-midi. C’était une belle opportunité à saisir, au risque d’en laisser filer d’autres ». Le jeune compétiteur, qui se reconnaît mauvais perdant, que l’Elan Béarnais souhaitait alors enrôler, a ainsi pu goûter à d’autres confrontations, loin des siens. « Je n’avais pas d’appréhension particulière au moment de quitter la France, hormis peut-être la barrière de la langue. J’aime voyager, je pouvais découvrir un nouveau pays et mes parents sont venus me voir là-bas ».
L’heure du choix
Ce sport fait encore briller ses yeux quand il en parle. Même si désormais, après son court passage à l’ASVEL à son retour en France, seul le ballon ovale occupe son quotidien. Quand il enfile ses crampons, il donne toujours le maximum. Des qualités, il en a. Elles auraient d’ailleurs pu lui ouvrir les portes du pôle espoirs de Bayonne s’il n’avait pas décidé de traverser l’océan atlantique, sitôt achevée sa scolarité au collège. A Capbreton, Lyon, Biarritz ou Bayonne depuis 2024, il a engrangé bien des souvenirs qui lui reviennent spontanément quand on le titille un peu. « Petit, avec Capbreton, je me rappelle d’un tournoi à Tyrosse, avec des rigolades entre copains puis la frustration de la défaite et mon papi pour me consoler. Il y a eu aussi les derbys, mon premier avec Biarritz lors d’une triangulaire à la Floride ou mon dernier gagné en Crabos, et celui de l’an passé, en ouverture de la saison, gagné sur le fil avec Bayonne au Bendern. Je pense aussi à ce quart de finale gagné contre Aix, et la belle ambiance des phases finales. Avec le LOU, je me suis trop peu entraîné pour espérer jouer ».
Une préférence pour le rugby à XV
Parce qu’il est un bon gars, parce qu’il aime la convivialité et le partage, parce ceux qui le connaissent louent sa générosité, Joseph tisse des liens partout où il passe, quelle que soit finalement la forme du ballon. Pour se régénérer, il aime cuisiner, surfer et passer du bon temps avec ses proches. Titulaire d’un BTS, en cette rentrée étudiant en management du sport, il a fin août participé avec l’Aviron à une étape du Supersevens, après avoir au printemps joué de nombreux matchs avec Sevens Landes et les Euskarians. « Nous sommes notamment allés au Portugal et en Espagne, nous avons joué des équipes comme la Chine. Là aussi de belles découvertes ». Si sa préférence reste au jeu à quinze, Joseph trouve des similitudes entre le rugby à sept et le basket… « Notamment dans l’enchaînement des arrêts et des accélérations. J’aime les espaces, la vitesse… Aussi ce sport nécessite de puiser dans ses ressources ».
Septembre est là. Une nouvelle saison s’amorce. Dans l’équipe Espoirs, Joseph Magne fera partie des « anciens ». Comme ses potes, lui aussi rêve la nuit. Mais gardons ses songes secrets. Souhaitons-lui simplement de pouvoir s’exprimer au mieux sur les terrains du pays basque et d’ailleurs, autour de ce ballon que lui aussi se plaît à tâter et que d’autres dans sa famille ont chéri avant lui.
Belle saison à toi, Joseph.