16/03/2026
🔴⚫ Regards féminins sur la pratique de l’aïkido ⚫🔴
Que l’on pratique l’aïkido depuis quelques mois ou plusieurs années, les bienfaits sont nombreux. Ils sont tout autant physiques que psychiques, pour tous mais avec quelques spécificités pour les femmes.
🤼♀️ Sur le plan physique : une pratique équilibrée et équilibrante
L’aïkido sollicite l’ensemble du corps, les articulations et les muscles, s’assouplissent et se tonifient dans le mouvement. La posture donne une énergie essentielle. Le travail sur l’unité du
corps, associe la fluidité du mouvement et la stabilité de l’ancrage. Il invite à la pleine conscience de l’exercice en se connectant à son corps. La pratique aide à se sentir mieux et ainsi à gagner en assurance.
Porter le kimono présente un réel confort. La neutralité uniformise les corps et permet de dissiper l’éventuelle peur du regard de l’autre. Le culte du corps n’y est pas célébré. Cette tenue,
portée uniquement lors de la pratique sur tatami, pose un cadre solennel et encourage au respect mutuel, comme l’ensemble du protocole. Cela n’enlève cependant rien au côté ludique
de cette activité, dans ses chutes spectaculaires et majestueuses. La pratique régulière nous amène au dépassement de soi, elle requiert également une certaine condition physique si l’on souhaite progresser.
👫 Apprivoiser le rapport à l’autre
L’aïkido est un art martial : que ce soit avec des armes ou à mains nues (corps à corps), il faut apprendre à apprivoiser le contact physique, parfois contraignant. Au-delà du contact des
saisies, c’est la menace et la charge symbolique des attaques que la personne apprend à appréhender. Comment réagir face à un poing qui nous agresse ? L’aïkido, en s’adaptant au niveau de chacun, aide à surmonter le stress de la situation en proposant différentes parades appropriées, utilisant la force de l’autre dans un relâchement physique accepté.
Comme le travail est global, d’autres formes d’appréhension se surmontent à force de pratique, dans un environnement bienveillant.
Ce qui est assez unique en aïkido, c’est l’absence de cours liés au genre, au poids, à l’âge, ou au grade. On y rencontre des partenaires variés, qui vont nous pousser plus ou moins dans nos
retranchements. Chacun peut apprendre de l’autre ! La pratique régulière permet d’établir une certaine complicité et un ajustement à l’autre perpétuel.
L’adaptation permanent nécessite d’être à l’écoute de soi et de l’autre. Cette double attention améliore la qualité de la relation, à l’autre, sur le tatami et plus largement, dans la vie !
🧘♀️ Sur le plan mental : une parenthèse et une école
Le protocole de l’aïkido, son lieu de pratique, les techniques à apprendre, la concentration nécessaire, nécessitent une totale disponibilité : cela fait de la pratique une vraie parenthèse,
presque dépaysante, qui oblige à se couper du stress quotidien pour être dans l’instant présent.
Si cette discipline exige de la rigueur, l’absence de compétition évite aussi le stress de la comparaison et la pression de la performance : chacun avance à son rythme, avec ses particularités
Il ne faut pas s’attendre à être expert en 2 ans ! La rigueur dans le travail, la persévérance, et aussi la patience à cultiver pour soi comme pour l’autre, peuvent aider à gagner en assurance et à lutter contre le perfectionnisme. L’essentiel c’est d’apprendre, de progresser, d’avancer, avec les autres.
Bref, une pratique pleine de surprises, passionnante, dans un cadre rassurant qui aide à gagner en équilibre et en confiance !
Chaque moment de pratique est une parenthèse qui permet une dépense physique et un apaisement psychique.
Florence, Julie et Servane