22/05/2026
Road to Genève 2026, on se la raconte?
Je vais vous donner mon ressenti, vu de l'intérieur.
J1 St Do-Reims, 213 kms, 2000 D+, vent de côté.
Départ de la mairie où je suis complètement fermé, stressé par une seule chose que je ne peux pas maîtriser: la météo. Ça fait 48h que je la regarde toutes les heures et le constat est simple: on ne pourra pas passer au travers. Qui plus est, je suis sorti rouler samedi matin, j'ai pris une averse comme rarement à 1h30 de la maison, retour en hypothermie, je n'ai qu'une peur c'est que l'on vive la même chose.
Mais tout se passe pour le mieux, devant je mets le rythme avec Julien, mon lieutenant, et ensemble on maintient 30 de moyenne pour boucler comme prévu les 60 premiers au sec, un ravito puis 60 de plus pour le pique-nique. Tout va bien et on passe a travers les gouttes.
- de 100kms restant, mais à Laon, on en prend une belle, mais courte, et ce sera un peu comme ça jusqu'à l'arrivée à Reims.
On arrive dans une giga structure, lycée sacré coeur, 10 ha, 2 terrains de tennis, 2 terrains de foot, etc...
Les garçons m'ont impressionné ! On est arrivé à 17:15, 30 de moyenne, avalant 213 bornes avec une normalité déconcertante même si les 30 derniers étaient longs! Je suis scotché.
On est super bien accueilli malgré une do**he froide et on repart le lendemain sous les nuages.
J2 Reims-Chaumont, 185 kms, 1500 D+, vent de face du début à la fin
On repart à 8h au matin, les jambes sont qd même déjà bien lourdes et tes fesses te rappellent que t'as pas passé une journée derrière l'ordi hier! On sait que le vent va être un pb, ça va être un très gros problème !
On arrive au pique-nique avec un belle moyenne malgré tout, 28.5. Par contre je suis tjs devant et je commence à sentir l'effet destructeur que peut avoir le vent qd tu fais du vélo. Les jeunes ne se bousculent pas pour venir relayer celui qui est devant a mes côtés.
Et comme hier, la dernière heure est complexe, dans le département de la Haute-Marne, le revêtement et juste pourri ! Ça "rend rien", c'est caillouteux, faut faire plus d'effort encore, on n'avait vraiment pas besoin de ça ! Malgré tout, on boucle journée en arrivant une nouvelle fois à 17h, on attend que les cours se terminent pour occuper la salle de sport du lycee Oudinot, plus modeste que la veste, mais néanmoins très agréable !
La nuit se passe bien, et on repart le lendemain.
J3, Chaumont-Besançon, 150 kms, 1400 D+, vent côté ou de dos.
Étape plus courte, et c'est pas plus mal PCQ les cuisses commencent à saturer de courbatures. On peut se permettre d'allonger les pauses au vu du timing, les paysages changent et les routes sont plus agréables que les longs bouts tout droits de la veille en plein vent!
On arrive sur Besançon de nouveau dans une superbe structure au lycée St Jean avec sa propre piste d'athlétisme ! D'ailleurs, M Hulboj, j'ai pris quelques idées pour la fusion🫣😄 Le directeur est un VTTiste et ne s'attendait pas à nous trouver tous dans la même tenue, type club. C'est qu'on fait les choses bien!
Encore une fois, super accueil, tout le monde aux petits soins, et enfin la première 🚿 chaude du périple!
Au soir on prépare l'étape du lendemain avec les deux papas, Sylvain Carimalo et Jonathan Comble qui auront été incroyables d'efficacité tout au long du séjour!
Mais ce qui est sur, c'est que demain, ou ça monte, ou ça descend, mais quasiment pas de plat!
J4 Besançon-Genève, 172 kms, 2660 D+, vent faible
Des le début on est saisi! Km5 la pire montée du voyage, des passages à 23%, et c'est long! Tu sors du petit dej, t'as enfin du ☀️ des le départ, et là, bam, t'es repris de volée d'entrée de jeu! C'est violent, ça fait mal, et on se dit qu'on n'a pas fini de souffrir! Pcq nous, on est venu pour souffrir!
Et les corps souffrent, plusieurs se plaignent de leur genou douloureux, ça compense de l'autre côté, du coup la douleur arrive sur l'autre.
On 'e découpe plus l'étape en km, mais en heure, toutes les 2h, seulement 43 kms pour la première partie, c'est fou!
On ravitaille, ça mange, ça fait pas semblant! Et on repart pour 2h avec un col de 8km à passer. Les paysages du Jura sous le ☀️ sont magnifiques, on essaie d'apprécier, les Tales savent que c'est la dernière journée pour eux et veulent en profiter un max!
On fait une pause plus courte que d'habitude au pique-nique, les papas n'ont préparé qu'un sandwich sur les deux pour repartir rapidement et sans trop le ventre plein car les autres jours, c'était très compliqué l'heure qui suivait le repas!
Et pour cause on arrive sur le plat de résistance: une montée de 12. Kms avec une petite descente au milieu. Le groupe s'est scindé en deux grace à Arnaud qui nous accompagne on a un adulte dans chaque, ça permet de monter chacun a son rythme.
Puis on arrive tout en haut du parcours, après avoir passe la douane Suisse: 1225 M, fin du pique-nique avec le 2e sandwich.
Derrière, grosse descente d'une quinzaine de kms sur un enrobé "premium", une seule angoisse: pas de faute, garder sa lucidité, pas d'accident, tout le monde est briefé avant de descendre.
L'arrivée sur Genève est étrange: ça fait 4j qu'on est rase campagne et on retombe sur une grosse ville avec des bouchons, mais c'est beau! La vue du lac en hauteur vaut le détour.
On arrive au jet d'eau, pas d'exclamation de joie, chacun intériorise, conscient du défi relevé.
On attend les papas pour la photo, on se jette dans le lac pour dire d'être lavé... Et direction le château d'Anne ou la mairesse nous attend avec pâtisseries aux pommes et boissons. Un accueil comme jamais nous n'en avons eu! Inoubliable.
Les papas repartent et avec les camionnettes et les vélos, on ne garde que le strict minimum pour retour en bus et train. Les idées pour 2027 se bousculent, ça discutent, la mer sera peut-être de retour!
Maintenant place aux révisions pour finir l'année en beauté !
Je crois que celle-là, ils ne sont pas prêts de l'oublier😜