28/06/2025
Le 14 juin, c’était le Tour de Vaucluse ! Départ d’Avignon, destination l’est profond du Vaucluse.
Départ 6h30 du matin, un rdv tôt, mais on a découvert par la suite que ce n’était pas assez tôt. Le point de rendez-vous était la Porte St. Lazare, l’une des portes iconiques de la ville d’Avignon, près de l’université : piste de décollage vers l’est du département.
Pochi ma buoni
Les fortes chaleurs des jours passés font qu’au départ, on se retrouve à trois. Il est 6h30, mais on a l’impression qu’il fait déjà 30 °C. On sait que la journée va être chaude.
La sortie prévoit 3 000 mètres de dénivelé, avec des petits cols et des cols plus longs. Dans les 60 premiers kilomètres, on passe par des petits cols non classés, mais parfois ce sont de véritables murs, comme la montée finale qui mène à La Roque-sur-Pernes, ou encore le mur de Le Beaucet. On passe le col des Trois Termes et on arrive à Murs : 70 km parcourus et presque 1 000 mètres de D+ affichés sur le Garmin.
À Murs, on profite du point d’eau disponible : de l’eau dans les gourdes, de l’eau dans les gosiers et de l’eau aussi sur les têtes. Direction le col de la Garde, aussi appelé "le petit Ventoux".
Comme un sèche-cheveux
On peut se le dire : on est finalement dans le Lubéron, l’un des joyaux du département. Une vaste mer verte d’arbres et des pics nus qui montrent leurs têtes rasées. On arrive au pied du col de Lagarde-d'Apt, bien hydratés — parfois on jette même de l’eau sur nos casques, mais le vent chaud sèche nos vêtements mieux qu’un sèche-cheveux. Pendant la montée, les pourcentages sans pause nous permettent de comprendre pourquoi cette montée est surnommée le petit Ventoux. De loin, la station météo du Ventoux nous surveille, s’assurant que nous arrivons bien et sains au sommet de son cadet.
Simiane-la-Rotonde est un petit village. Derriere, la forêt ; devant, les champs de lavande. Oppedette, c’est comme le village caché de Robin des Bois. On roule et derrière les arbres, on aperçoit un bâtiment, puis un autre. Les petits bâtiments, jamais plus hauts que deux étages, grimpent sur la colline. Mais la route commence aussi à grimper, et nous, sur nos vélos : un virage, puis un autre et on arrive..