09/09/2026
On entend souvent que le revers à deux mains n’est pas adapté au padel, sous prétexte qu’il s’agirait d’un geste « de tennisman ». Pourtant, de nombreux joueurs professionnels l’ont adopté avec succès, à l’image de Pablo Lima, Juan Martin Diaz par le passé ou d’Arturo Coello aujourd’hui.
Le revers est, d’un point de vue biomécanique, un coup plus complexe que le coup droit. Il devient
donc naturellement le côté le plus fragile chez beaucoup de joueurs. Le revers à deux mains offre
alors une aide précieuse : en conservant la main non dominante au-dessus de la main dominante
(et inversement pour les gauchers) tout au long du geste, tu gagnes en contrôle.
Point clé : c’est cette main non dominante qui dirige le geste. La main dominante devient alors très
relâchée et sert uniquement à tenir la raquette.
Quand l’utiliser ? :
• Au retour de service : le revers à deux mains est très efficace, que ce soit avant ou après la vitre
latérale.
• Pendant l’échange : il sera surtout privilégié en jeu direct, avant la vitre.
Sur les balles légèrement hautes et flottantes, ce revers peut même devenir une véritable a**e.
La présence de la deuxième main permet de rabattre le geste plus facilement et de produire une frappe puissante et maîtrisée.
À un niveau confirmé, il est également idéal pour contrer les smashs du fond
du terrain.
Son principal inconvénient reste la difficulté à créer des trajectoires très plongeantes, comme les
chiquitas. Pour ce type de coups, le revers à une main reste plus adapté.
Néanmoins, si tu n’es pas totalement à l’aise à une main, n’hésite pas à essayer cette option : tu pourrais bien avoir une excellente surprise ! 💪