20/03/2021
Vous les profs de yoga....
Je ne suis pas une prof de yoga. Je suis humaine. A l’heure où l’on compte plus de profs que d’élèves, ou tout le monde enseigne, tout le monde coach, tout le monde prêche. De parcs jadis verts saturés de tapis multicolores en lives IG d’Instagrameur/se(s) aux propositions hétéroclites, chacun donne de son la dans la cacophonie ambiante, mais surtout de son ME dans le grand ballet d’égos dont nous sommes tous acteurs.
Vous les profs de yoga... vous faites de la méditation mais vous êtes tous stressés.
Et oui. L’un n’empêche pas l’autre. Je peux méditer une heure, trouver ma source en moi et retrouver mes doutes juste en sortant du lotus. Ou pire encore, ne pas arriver à me connecter tant je reste accrochée à mon agitation mentale. Je peux perdre le fil de ma pratique parfois, sacrifier l’harmonie à ma vie domestique, mes devoirs de maman et mes emmerdements.
Je suis stressée, car je ne vis pas dans une caverne. Je laisse aux autres hermites leur béate neutralité, s’il leur plaît
d’observer les ombres du monde réel projetées sur un mur. D’autant plus que j’ai choisi de me « reproduir » et que chaque jour m’enseigne l’illusion du contrôle et cet être qui respire me tient éloignée de la linéarité.
Je ne suis pas dualiste mais un être incarné. Et je sais que je le suis pour vivre la polarité, ressentir des émotions, explorer des cycles. Si je l’ai choisi en conscience autant le vivre comme tel. Je suis excessive, j’explore, je joui, je pleure, je suis une enfant capricieuse qui apprend au contact du monde. « Après l’extase la lessive » a quoi bon fuir ce que l’on est descendus chercher ?