16/09/2019
"Oui, . Fou d’arrivisme, fou dans le comportement, fou dans l’investissement, parano de la b***e jaune… Et la plus grande folie, c’est dans la vie quotidienne. Variété subtile d’une marginalisation particulière que seuls les joueurs de tennis peuvent partager et comprendre. Le plus beau prototype que je connaisse est un vieux pote. À le voir, c’est un chic garçon, bien élevé, communicatif, poli, tout bien quoi. On l’imaginerait tout à fait écouter calmement du Vivaldi ou du Beethov’. Derrière ce calme apparent, se cache pourtant une réalité bien différente, une violence que seul le tennis peut engendrer. Metallica est son quotidien. Vamos, mon pote ! Voilà un raccourci de cette belle, saine et solide amitié et, tout cela, grâce au tennis. Néanmoins, le mot 'psychopathe' me paraît abusif. Et si c’étaient les autres qui étaient, eux, trop normaux ? Le tennis engendre de belles et solides amitiés dans cette douce folie. Il faut faire un distinguo entre sport collectif et individuel – notre sport crée des liens étranges, indéfectibles. Ouais, c’est vrai que nous sommes tous dingues… De perfection.
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Je me verrais mal travailler avec un régiment de carottes ou de légumes visqueux. Il est nécessaire de bo**er avec quelqu’un qui a du caractère, même trop. Du reste, il n’y a pas de joueur calme. Il n’y a que des joueurs qui contrôlent mieux leurs pulsions que d’autres, mais ça aussi, cela s’apprend. En tennis, au haut-niveau et sur le circuit en particulier, il n’y a pas de bons toutous, de bons gentils ou de bonnes pâtes. Les joueurs ont dû en c***r pour en arriver là, tuer moult adversaires dans la sueur et la rage. Ce n’est qu’une fois qu’ils sont arrivés au sommet qu’ils se prennent à rêver d’être délicieusement gentils, agréables, communicants devant la presse et le public…
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Ah, John ( )… La perle du tennis moderne, qui a fait vibrer des générations, et moi le premier. Je suis fan de son tennis, de ses résultats et, plus encore, de sa personnalité. (...) En fait, il jouait comme il pensait, en force et caractère, le niveau partout. Il ne jouait pas mieux quand il était énervé. Non, non. Il jouait avec ses pulsions. Ce sont les autres qui jouent en réfrénant leurs pulsions… Quelle frustration ! (...) Je n'ai jamais demandé à mes joueuses successives d'être dans le calme. Libre cours aux pulsions, à l’envie… Je me réjouis des joueurs impulsifs et combatifs !"
Sam - ancien entraîneur de Vera , Victoria , Eugenie et Garbiñe , entre autres - lors d'une interview captivante menée par Rémi Capber pour We Love Tennis (https://bit.ly/2knYqfI).
(Image, Fognini : capture d'écran via youtu.be/7UDYt-Yovt4)