20/08/2026
المرة اللي فاتت هدرنا على "الانتفاخ الحاد" (molette aiguë)، اللي يبان خاصة عند الخيل الصغير في العمر، اللي راهو يخدم بتدريب قوي ومكثف. هذا الانتفاخ يقدر يكون مصحوب بالتهاب، سخانة أو ألم، وفي بعض الحالات يقدر يتطور إلى عرج إذا استمر الحصان في نفس المجهود بدون ما نراجعو طريقة التدريب.
اليوم لازم نفرقو بين هاذ الحالة وبين "الانتفاخ المزمن" الذي يقعد بارد و ما يتحركش (molette chronique).
هذا الانتفاخ المزمن يكون عادةً قديم عند حصان كبير في العمر، مستقر وما يتبدلش مع الوقت. غالبًا ما يكونش فيه سخانة ولا ألم، والحصان يقدر يخدم عادي وما يعرجش. هو في كثير من الحالات يبقى كأثر على أن المنطقة تعرضت خلال فترة طويلة إلى مجهود وضغط متكرر، ومع الوقت ولات الحالة مستقرة.
واش نقدرو نديرو في هذه الحالة؟
إذا كان انتفاخ حاد وظهر بعد مجهود قوي، خصوصًا إذا كان معاه سخانة، ألم أو عرج، لازم ننقصو أو نوقفو التدريب مؤقتًا، وما نزيدوش نضغطو على الحصان. الطبيب البيطري يفحص الحركة، يقارن الرجلين والحوافر، وإذا لزم الأمر يديرلو راديو باش يشوف السبب.
الطبيب البيطري يقدر، حسب الحالة والتشخيص، يستعمل الحقن داخل المفصل (infiltration)** باش ينقص الالتهاب والألم. بصح لازم نفهمو بلي الحقن ما تصلحش سبب المشكل وحدها. إذا بقى الحصان يخدم بنفس الشدة، فوق نفس الأرضية وبنفس البرنامج، الانتفاخ والالتهاب يقدرو يرجعو بعد مدة.
بالنسبة للمالك أو الفارس، كاين بعض العلاجات المحلية المساعدة، كيما الطين، اللي تقدر تعاون على تخفيف الانتفاخ والإحساس بالسخانة بعد المجهود.
أما إذا كان انتفاخ مزمن، بارد، مستقر، وما فيه لا ألم لا عرج، والحصان يخدم عادي، غالبًا ما نحتاجوش نعالجو الانتفاخ في حد ذاتو. ما عندك ما تدير برك نراقبوه، ونحافظو على تدريب متوازن ومناسب لقدرات الحصان.
La dernière fois, nous avons parlé de la "molette aiguë", qui apparaît notamment chez les jeunes chevaux soumis à un travail sportif intense. Elle peut s'accompagner d'inflammation, de chaleur ou de douleur et, si le cheval continue à être sollicité de la même manière, évoluer vers une boiterie.
Il faut bien distinguer cette situation de la "molette chronique", qui a le même aspect à l'inspection (mais pas à la palpation).
La molette chronique est généralement ancienne, stable et peu évolutive. Elle est souvent froide, non douloureuse et le cheval (plutot âgé) peut continuer à travailler normalement sans boiterie. Elle témoigne généralement d'une sollicitation mécanique importante et répétée de la structure concernée, qui a fini par se stabiliser.
Le problème est que cette molette chronique ne disparaît pas facilement. Même lorsque le cheval est parfaitement fonctionnel, elle peut rester visible durablement, parfois pendant toute sa carrière sportive.
Que faire dans cette situation ?
En présence d'une molette aiguë, surtout lorsqu'elle apparaît après un effort important et qu'elle s'accompagne de chaleur, de douleur ou de boiterie, il faut réduire ou interrompre temporairement le travail et faire examiner le cheval. Le vétérinaire évaluera la locomotion, comparera les deux membres et les deux pieds et pourra, si nécessaire, avoir recours à une échographie ou à une radiographie pour rechercher la cause.
Selon le diagnostic, le vétérinaire peut également proposer une infiltration intra-articulaire afin de contrôler l'inflammation et la douleur. Mais il faut être clair : l'infiltration ne corrige pas la surcharge mécanique qui a provoqué le problème. Si le cheval reprend le même entraînement, avec la même intensité et dans les mêmes conditions, l'inflammation peut réapparaître. Les études cliniques montrent d'ailleurs que l'amélioration après traitement intra-articulaire ne garantit pas à elle seule le maintien des performances à moyen terme.
Pour le propriétaire ou le cavalier, certains soins locaux à base d'argile ou de cataplasmes, comme l'Antiphlogistine, peuvent être utilisés en complément pour aider à limiter l'œdème et la sensation de chaleur après l'effort. Toutefois, les formulations commerciales sont très variables : il faut donc les considérer comme un traitement d'appoint et non comme un traitement de la cause.
En revanche, lorsqu'il s'agit d'une molette chronique, froide, stable, non douloureuse et sans boiterie, chez un cheval qui travaille normalement, il n'est généralement pas nécessaire de chercher à faire disparaître le gonflement à tout prix. On surveille le cheval et on veille à maintenir un programme d'entraînement adapté et progressif.
Dans les deux situations, toute augmentation du volume, apparition de chaleur ou de douleur, modification de la locomotion ou apparition d'une boiterie doit conduire à un nouvel examen vétérinaire.