30/08/2026
LES FEMMES ET LES HOMMES DU GOLF & COUNTRY CLUB DE YAOUNDÉ
PORTRAIT #7 – Steve OYONO ELEMVA Jr.
Golfeur depuis près de vingt ans, ancien Capitaine des Jeux et compétiteur passionné, Steve OYONO ELEMVA Jr. voit dans le golf bien plus qu’un sport : une deuxième vie, faite de discipline, de maîtrise de soi, de régularité et de dépassement.
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Comment cette « deuxième vie » a-t-elle commencé ?
Je joue au golf depuis 2008, grâce à mon oncle, le regretté Daniel Jean-Pierre Djemba Elemva, qui m’a fait franchir les portes du club.
Mais le véritable déclic, je le dois à Haman Mana, qui m’a convaincu de fouler les greens et surtout d’y rester. Je pratiquais alors intensément le karaté Shotokan, dont je suis ceinture noire 3e Dan. J’ai retrouvé dans le golf cette même quête de rigueur, de contrôle de soi et du geste juste.
Le golf est devenu une respiration, un espace où je me retrouve face à moi-même.
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Après toutes ces années, qu’est-ce qui te ramène encore sur le parcours ?
La pureté des valeurs du golf et ce dépassement de soi permanent.
J’aime cette communion avec la nature, le silence et la concentration. Plus que la performance brute, c’est cette recherche d’équilibre qui me donne envie de prendre chaque nouveau départ.
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Talent ou régularité : qu’est-ce qui construit véritablement la performance ?
Le talent n’est qu’une étincelle : il se cultive par le travail.
On ne peut être durablement performant sans discipline, entraînement et constance. Le golf punit le relâchement et récompense la régularité.
C’est une philosophie que j’applique aussi dans la vie : la constance dans l’effort et la rigueur sont des clés de réussite.
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Qu’est-ce que la compétition et ton expérience de Capitaine des Jeux t’ont appris ?
L’humilité et la maîtrise des émotions.
Au golf, le respect des règles et de l’adversaire n’est pas négociable : nous sommes d’abord notre propre arbitre.
La compétition m’a appris que le véritable adversaire est souvent le parcours, nos propres doutes et notre capacité à transformer la pression en force tranquille.
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Quelle est la plus grande leçon que le golf t’a apprise ?
La résilience.
Comme dans la vie, on rate des coups. Il faut accepter l’erreur et se remobiliser immédiatement pour le suivant.
Le golf m’a appris à ne jamais savourer une victoire trop tôt et à ne jamais me laisser abattre par un échec temporaire.
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Quel regard portes-tu sur l’arrivée d’une nouvelle génération de golfeurs ?
Avec beaucoup d’optimisme.
Les plus expérimentés doivent transmettre les traditions, l’étiquette et le respect du terrain. La nouvelle génération apporte du dynamisme, une approche plus athlétique et une décontraction bienvenue.
C’est cette transmission qui fait du golf un sport intemporel.
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Une phrase qui résume ta philosophie du golf ?
« Le golf ne consiste pas à surmonter les autres, mais à se maîtriser soi-même pour avancer avec élégance, sur le green comme dans la vie. »