07/05/2025
IL NOURRIT SA FAMILLE AVEC UN COUTEAU… ET J’AI COMPRIS POURQUOI.
Ce jour-là, je n’oublierai jamais.
Je l’observais de loin, son couteau toujours en main.
Il l'aimait bien . Au début, ça m’avait semblé absurde. Trop étrange.
Par curiosité, je m’étais approché et lui avais demandé :
« Frère, pourquoi tu fais ça ? »
Il m’avait simplement souri. Un sourire mystérieux.
Puis, avec un calme déconcertant, il m’avait répondu :« Laisse seulement… tu ne peux pas comprendre. »Je n’ai pas insisté. Je suis allé m’asseoir là où il m’avait installé.
Quelques minutes plus t**d, alors que je ruminai encore ma curiosité, une dame s’est approchée de moi.
Grande, élégante, sourire tendre… et d’une voix douce comme celle d’une Bassa qui demande un petit "mbongo" :
« Monsieur, vous buvez quelque chose ? »
Sans réfléchir :« Ekiee ! Kadji bien glacée madame ! »
Mais mon esprit était ailleurs… Je devais comprendre ce que faisait ce monsieur.
Je suis retourné dans son bureau.
Il était là, concentré. Son couteau dans une main, sa planche bien posée, un tablier noir qui épousait ses gestes précis.
Tout était noir chez lui : gants noirs, couteau noir, tablier noir.
Puis soudain…Une odeur,et Pas n’importe laquelle.
Une odeur qui t’attrape les narines, te secoue!.
La fumée montait doucement.
Mes yeux ont commencé à briller, ma sueur perlait, mon bel ensemble blanc devenait inutile.
Il m’a fait un signe de la tête.J’ai suivi.
En entrant dans son espace, j’ai compris.
J’ai vu la carpe fraîche qui attendait d’être sublimée.J’ai vu le barbecue qui ronronnait déjà de plaisir.
J’ai vu la Kadji qui m'appelait .
C’était plus que cuisiner. C’était un art.
Hygiène impeccable, gestes sûrs, techniques maîtrisées.
Il m’a regardé, sourire aux lèvres :
« Mola, tu veux déjà back ? »
J’ai rigolé :
« Back que je pars où ? J’ai quel problème avec le poisson là ? »
Ce jour-là, j’ai compris une chose :
Avec un bon couteau, un peu de savoir-faire et beaucoup de passions , on crée des souvenirs.
Merci Marcel Yaki Tjomb 🙏