06/07/2022
Depuis que je me suis mis au slam
C’est la première fois que je parle d’Ambam
Ce n’est pas que je n’en trouvais aucun intérêt
C’est que j’avais pas envie de vous révéler ses secrets
Mais Si j’en parle ce soir
Ce n’est vraiment pas un hasard
Comme césaire dans cahier d’un retour au pays natale
C’est aussi ici qu’est enterré mon cordon ombilical.
Ambam c’est un peu un pays à part
Ici rien n’est normal comme ailleurs.
De Pomandjong qui discute la chefferie de monsieur OVOMAR
À ces jeunes commerçants qui se la jouent avec nos sœurs.
Rien de vraiment remarquable ne change ici en bien comme en mal
Que ce soit la route de Conaf ou le quartier bami, c’est pareil partout
Je suis né, j’ai trouvé au même endroit la boulangerie amicale
Tout comme j’ai été bercé par les noms safari, cemico et fovou.
Tout ce que je sais c’est que chez nous on a un incroyable talent
Bienvenu là on a réussi à faire d’un cimetière, le parc municipal pour vivants.
Mais je ne dirai pas que tout va si mal, ce serait un peu sadique
La ville va bien à part quelques politiques bordéliques
A part le quartier haoussa, Ambam séjour et ses femmes
A part l’ancienne église d’Ambam pergame
A part la chefferie de nsolé, à part le manque d’électricité
A part la résidence du préfet restée intacte comme à l’époque
A part, les gens d’ambam yat qui ont tout vendu, A part le péage d’akoulouzok
Chez moi y’a pas que congelcam qui vend le poisson, ya aussi SASSE
Ici on a nos artistes, ténor ne verrait aucun carreau devant l’ébolaza’a d’akam bitam
Si tu veux faire la fête chez moi, fais un tour à l’île de YAMA chez gallas
Si un jour tu voyages et un homme en tenue abuse de toi, bienvenue à Ambam
Chez moi c’est pas trop n’importe quoi, j’ai un peu abusé
Ici la vie est tellement moins chère tout est facile
Les étudiants cherchent le matricule en mettant le feu entre les aînés.
Bienvenue dans la seule ville au Cameroun où l’extrait de casier judiciaire coûte 5000
Ambam est bien pendant les vac. Par le grand Temeraire Charles Ovono