17/04/2026
AUTEUR NATHALIE FLORE
CHAPITRE 10
Ce soir à son retour du travail, EBANDA traverse à l’entrée de la maison sa femme en bonne compagnie
masculine. Comme tous les soirs, ses enfants qui jouent dans la cour viennent accueillir leur père. EBANDA a juste le temps de se retourner vers l’entrée, toiser les deux tourtereaux et
pénétrer la maison.
TONGA n’est pas contente et invite son visiteur à entrer.
– Je vais plutôt rentrer, ton mari est très nerveux je préfère éviter les problèmes.
– Ce n’est pas gentil ça. Il va mal le prendre.
– T’inquiètes pas pour moi.
Il embrasse TONGA, va monter dans sa voiture et démarre. TONGA rentre à la maison. Son mari est assis il zappe la télévision.
– Bonsoir chéri.
EBANDA lève la tête et regarde derrière elle pour vérifier si elle est seule.
– Il est où ?
– Il est parti.
– Ah, il est parti. Il venait te voir n’est– ce pas.
– Vu la façon que tu l’as regardé, il n’a pas osé venir te saluer.
– Ça ne veut rien dire. Il est venu te voir personnellement. Je peux savoir ce que vous traitez ensemble ?
– Ce qu’on traite ensemble ? Il s’agit de ton frère tu as oublié ? Il faut une audience pour venir nous saluer ?
– Curieusement il choisit de venir quand je ne suis pas là. Tu crois que j’ai oublié la façon dont il te regarde.
– Tu exagères là ! Tu veux par là dire que Maxime a des vues sur moi ?
– Je me trompe ?
– Tu racontes n’importe quoi EBANDA. Je vais te servir à manger.
– Donne– moi ton téléphone.
– Pardon ?
– Donne– moi ton téléphone je dis.
TONGA exécute sans poser de question. Elle ne sait pas ce qu’il cherche, mais elle sait qu’il ne trouvera rien qui puisse la compromettre. EBANDA va directement dans la messagerie de son frère et lit à haute voix leur conversation de ce jour :
– « Bonjour Max. » là, c’est toi qui ouvres la discussion. « Tu m’as oubliée. » Donc il devait penser à toi quoi. Ah ah ah ah tu
veux me prendre pour un fou.
– Ce ne sont que des salutations je n’arrive