13/07/2026
❌ DON DOFFOU STP .. RESTE DANS TES DÉBATS CIBLÉS
LE FOOTBALL EN CÔTE D’IVOIRE SOUFFRE DES MÊMES MAUX QUE LES AUTRES DISCIPLINES SPORTIVES ET DE NOMBREUX SECTEURS ACTIVES DU PAYS
Le football européen possède une histoire riche qui s’est construite sur plus d’un siècle. En Europe, le football est bien plus qu’un simple sport c’est une véritable culture, profondément ancrée dans la société, les institutions et les politiques publiques.
Comparer le succès du football européen actuel à celui d’un pays qui cherche encore à faire du football une véritable culture n’est donc pas pertinent. Les grandes nations européennes ont bénéficié de décennies, voire de plus d’un siècle, de structuration, d’investissements et de développement. Le football moderne est né au XIXᵉ siècle et s’est professionnalisé progressivement au début du XXᵉ siècle. Cette avance historique ne peut être être ignorée.
La comparaison ne suffit donc pas à expliquer les écarts. Il est plus pertinent de parler de la volonté politique qui a permis aux pays européens de bâtir un football performant. Les États, les fédérations et les clubs ont travaillé de concert pour développer les infrastructures, les centres de formation, les compétitions, les droits télévisés et toute l’économie du football.
En Côte d’Ivoire, nous ne disposons pas encore d’une culture footballistique comparable à celle de pays comme l’Égypte ou l’Afrique du Sud, où le football bénéficie depuis longtemps d’un véritable soutien institutionnel. Plus largement, le football ivoirien souffre des mêmes difficultés que les autres disciplines sportives et que plusieurs secteurs d’activité du pays.
Depuis quand l’État ivoirien investit-il durablement, chaque année, dans le sport et particulièrement dans le football avec la même constance que dans d’autres secteurs stratégiques ? C’est cette question qu’il faut se poser avant d’établir des comparaisons avec les grandes nations du football.
Ne comparons donc pas un football encore en voie de développement à des modèles qui ont mis plus d’un siècle à atteindre leur niveau actuel. Pour progresser, la Côte d’Ivoire doit bâtir une véritable culture du sport en partant de la base les écoles, les quartiers, les centres de formation, les clubs, les ligues et les fédérations. Cette démarche doit s’inscrire dans une politique globale de développement du sport.
Supprimer les subventions, les ajuster ou multiplier les réformes administratives ne suffira pas à transformer le football ivoirien sans une réelle volonté politique, des investissements durables et une vision à long terme.
Le développement d’un État est indissociable du bon fonctionnement de ses institutions et de tous les secteurs qui le composent. Le sport, et particulièrement le football, ne peut évoluer durablement s’il est traité indépendamment des autres politiques publiques. Il doit être considéré comme un véritable levier de développement économique, social et éducatif.