10/08/2026
🔴 Le retrait de Souleymane Cissé devrait nous interpeller bien au-delà d’une simple candidature à une élection. Il devrait surtout pousser chaque Ivoirien à se poser les vraies questions, celles que l’on évite trop souvent par confort ou par habitude.
Qu’est-ce qui s’est réellement passé ? Pourquoi un homme de son profil, de son expérience et de sa vision se retrouve-t-il écarté ou contraint de se retirer ? Et surtout, dans quel type de système sommes-nous en train d’évoluer ?
Cissé n’est pas un homme de bruit ni de conflit. C’est un homme qui ne fait pas d’histoire, un homme posé, respectueux, concentré sur l’essentiel : le développement du football. Il n’a jamais cherché la polémique, encore moins les affrontements inutiles. Il avance avec dignité, avec travail, avec une vision claire.
Et pourtant, c’est peut-être là que tout se joue.
Car son principal atout, son parcours, ses compétences, son expérience du terrain et sa vision pour le football ivoirien, semble être devenu, dans certains contextes, un obstacle plutôt qu’une force.
Et c’est cela qui fait mal. Profondément.
Parce qu’au fond, ce n’est pas seulement le retrait d’un homme. C’est un signal. Un moment qui devrait réveiller les consciences. Une occasion de nous demander si nous voulons réellement d’un football guidé par la compétence et la vision, ou si nous continuons à privilégier d’autres logiques, d’autres équilibres, d’autres réseaux.
Aujourd’hui, la déception est grande. Elle est humaine, elle est légitime.
Mais une chose demeure certaine : on peut écarter une candidature, on peut freiner un élan, mais on ne peut pas effacer une compétence, ni étouffer une vision portée avec sincérité.
L’histoire du football ivoirien continue. Et tôt ou t**d, nous devrons avoir le courage de nous regarder en face et de répondre à cette question essentielle : qu’avons-nous fait des hommes qui ne font pas d’histoire, mais qui veulent simplement faire avancer les choses ?