08/08/2026
Finalement assez peu de photos de ce GR20, j'ai surtout pris des vidéos que vous avez pu voir dans les stories...
Plutôt que de survendre l'expérience incroyable, je vais plutôt faire un post un peu technique, avec quelques point à chaud (et c'est le cas de le dire car il faisait près de 40°C sur les chemins hier... 😅), qui pourront aider ceux qui seraient intéressés pour le faire un jour (et qui me serviront dans note si un jour je dois le refaire...😉 )
-le GR20, on nous l'ai dit, on le sait, mais c'est technique. Très technique. SI vous n'etes pas à l'aise pour sauter de pierres en pierres, pour jouer avec l'adhérence de vos chaussures sur des dalles, si vous utilisez vos bâtons pour l'équilibre, si vous avez mal aux genoux, ça va être long. Très long.
Beaucoup de gens qui ont l'habitude de randonner sur des terrains plus faciles se font avoir, et doivent soit multiplier leurs étapes, soit abandonner.
Pour ceux ayant fait le TMB, ce serait comme enchaîner des moitiés supérieures de la Fenêtre d'Arpette, tout le long de la journée.
-Faire le GR20 en moins de 8 jours, c'est possible, mais réfléchissez-y deux fois. C'est pas forcément des vacances super agréables de devoir randonner de 6h à 20h tous les jours. Sans compter qu'en faisant cela, vous allez passer à côté de pas mal de choses sympas.
Il peut bien entendu avoir le défi physique, mais vous serez de toutes façons loin du record de François d'Haene...
-On peut oublier de courir: sur les 180km, j'ai du courir en tout et pour tout moins de 10km...
Entre les parties techniques, et le sac chargé, on est pas bien efficaces.
-Ca ne sert à rien de passer des heures sur le découpage et la réservation des refuges/bergeries: je pense que je n'ai croisé personne qui n'a pas dû décaler ce qu'ils avaient prévu, allant plus vite ou plus lentement qu'estimé.
-Prendre 1 ou 2 jours de marge pour le billet d'avion au retour, ce n'est pas débile, là encore pour pouvoir s'adapter en cours de route. On est bien content de ne pas avoir la pression de ne pas pouvoir s'arrêter si un gros orage arrive sur une longue étape...
-Tente pretées, propre tente, refuges, bergeries, hotel, il y a pas mal de choix...
Bien évidemment, plus on est autonomes, plus on est facilement flexibles.
Mais j'ai vu tellement de gens transporter tout leur matériel de camping, pour finalement ne l'utiliser que très peu...
Mon expérience me fait dire qu'avec une météo comme on a eu, finalement les hôtels ne sont pas vraiment un bon choix, c'est cher, le confort n'est qu'un peu mieux que les refuges/bergeries, et les gens qui les tiennent ne comprennent pas grand choses aux besoin des randonneurs.
-Si on dort dans les refuges, c'est assez facile de prévoir des départs très tôt. On peut de toutes façons faire une croix sur les grasses matinées , on sera reveillés par ceux qui partent plus tôt. En plus, les 1eres heures au frais sont en général les plus agréables.
En dormant dans les hôtels, on ne peut pas partir tot si on veut manger le petit déjeuner...
-Pour moi le poids du sac est un des arguments principaux qui rendront l'expérience agréable, ou horribles. Pour des petites filles de 50kg, porter un sac de plus de 15kg, ça change tout au niveau de l'équilibre, de la vitesse et de la fatigue. Et même pour un gars de 80kg, en fait.
Mon sac faisait 3kg , et pour ces conditions, était tout à fait adapté. Je ferai un autre post en détaillant ce que j'ai considéré comme indispensable si ça en interesse certains...
-La chaleur est un critère hyper important, que je n'avais pas assez pris en compte: quand il fait 40°C, on n'avance plus pareil et tout devient bien plus éprouvant. À choisir, je ne le referais pas en Août, mais plutôt en Septembre où elle doit être bien plus supportable.
Je ne la ferai pas en Juin, car traverser les passages techniques avec de la neige, ça corse vraiment l'affaire (jeu de mots gratuit, désolé pour ceux qui liront cela en Anglais... 😅🤪).
Si on double les étapes, on n'a pas d'autre choix que d'être dehors pendant que le soleil tape au plus fort.
-J'avais prévu 0,5L d'eau par heure (en gros plus du double de ce que je consomme d'habitude). Entre la chaleur et l'effort, ce n'etait pas suffisant, et manquer d'eau n'est pas une situation agréable.
Je ne suis pas sûr qu'une gourde filtrante soit indispensable : on fait le plein dans les sources officielles près des refuges, et l'eau est de toutes façons potable.
Dans le reste des points d'eau qu'on croise, il y a de fortes chances que l'eau ne soit pas potable, filtre ou pas. Il y a des vaches et des chevres à des endroits improbables partout dans la montagne.
-La Corse début août, c'est bondé et tout est très cher. L'hôtel de la dernière nuit à Porto Vecchio m'a coûté plus cher que tous les autres hébergements de la traversée réunis... 😅
-En cas de fatigue, blessure ou problème, il y a quand même pas mal de voies de sortie vers la "civilisation". Beaucoup de monde se tire dessus jusqu'à abandonner, alors qu'il serait souvent possible de sauter une étape le temps de se réparer, et de revenir un peu plus loin.
Merci à tous les marcheurs croisés en chemins, aux gardiens de refuge, à Davy avec qui j'ai partagé les 3 premiers jours, et à tous ceux qui m'ont envoyé leurs encouragements en réaction à mes stories. 🤩
Félicitations à ceux qui ont lu jusque là, et àbientôt pour de nouvelles aventures (dès Lundi en Vanoise... 😅)