Chez nous en altitude

Chez nous en altitude Magnifique et envoutante, la montagne peut vite se révéler changeante, capricieuse, voir effrayante. Pourtant, on est chez nous en altitude!

On est chez nous en altitude! Qu'est ce qui motive ce sentiment? Decouvrez notre pratique et notre vision de la montagne. While being magnificent, the mountain can quickly become unstable, treacherous, or frightening. Yet, we are at home in altitude!

A force de voir des photos et comptes rendus sur le massif des bauges et très souvent sur la Chaurionde ou Sambuy, il fa...
15/10/2017

A force de voir des photos et comptes rendus sur le massif des bauges et très souvent sur la Chaurionde ou Sambuy, il fallait aller visiter pour nous rendre compte de la beauté des lieux et son cadre si préservé.

Départ sur les hauteurs de Seythenex à environ 850m d’altitude. Nous prenons la direction du Chalet des Drizons, le début de l’itinéraire est en sous-bois, l’air est encore bien frais, les premières foulées ont de la peine à nous réchauffer.
Ce sera par contre tout l’inverse dès que nous atteignons le chalet, en plein soleil, la température devient bien agréable. A partir du chalet, une montée assez raide permet d’atteindre la Pointe de la Chaurionde.
Nous n’avons pas l’habitude d’avoir ce point de vue sur le lac d’Annecy, et il en vaut clairement la peine !
Les bauges tout autour donnent de nombreuses idées pour des balades futures, et que dire de la vue sur le Mont Blanc par cette belle journée !

Une belle crête relativement aérienne nous conduit à la base de la Point de la Sambuy. Ne connaissant pas l’itinéraire permettant de monter droit dedans, nous choisissons de la contourner par la droite afin de rejoindre la voie normale.

Une fois la voie normale retrouvée, ils nous restent plus qu’à rejoindre le sommet de la Sambuy !
D’ici nous pouvons voir cette belle arête que nous avons parcourus !
Nous redescendrons en passant par la bouchasse pour terminer la boucle et rejoindre ainsi notre point de départ.
Un peu plus de 17 kils et 1700 de d+ !

A bientôt en altitude :)

Greg & Florian

Départ aujourd’hui du col des Annes (1706m) pour se lancer à l’assaut de la Pointe de Bella Cha. Sommet qui me fait de l...
08/10/2017

Départ aujourd’hui du col des Annes (1706m) pour se lancer à l’assaut de la Pointe de Bella Cha. Sommet qui me fait de l’œil depuis mon passage à Pointe Blanche la semaine précédente.

Une fois partie du col, il faut suivre un petit chemin dans les bois en gardant le cap de la pente herbeuse sous le sommet et en visant de grands champs. (voir trace approximative en rouge sur la photo)

Une fois les champs atteints, il faudra ensuite repérer des sapins solitaires dans une montée herbeuse (3 au total) permettant ainsi d’imaginer l’itinéraire. Une fois le sapin le plus haut atteint, il reste à monter tout droit en venant buter sous des rochers. Il y a ensuite une petite sente qui se suit avec quelques fois des cairns permettant ainsi de rejoindre l’arête qui me conduira jusqu’au sommet. Il faut être prudent puisque le terrain n’est pas très stable. J’ai la chance d’être surveiller par un Gypaète qui fera de nombreuses rondes autour de moi…
Malheureusement je n’ai que le téléphone pour immortaliser ce moment !

L’arête finale permettant d’atteindre le sommet est impressionnante et magnifique
Une fois le sommet atteint, la Pointe Percée semble si proche et la vue sur le Mont Blanc est toujours une belle récompense !

La descente se fera par le même itinéraire en essayant de ne pas trop glisser sur cette face qui ressemble à un immense pierrier.

Un cadre sauvage, calme et loin de la foule pour à peine 1000m de D+ en AR !

A bientôt en altitude !

Florian

Aujourd’hui petite balade en direction du point culminant du massif des Bornes, la Pointe Blanche qui culmine à 2438m. D...
27/09/2017

Aujourd’hui petite balade en direction du point culminant du massif des Bornes, la Pointe Blanche qui culmine à 2438m. Depuis le col de la Colombière (1613m), son accès semble difficile, mais plus on s’en rapproche et plus on détecte les passages possibles pour atteindre ce somet.
Je prends la direction du col du rasoir (col se situant entre le Pic de Jalouvre et la Pointe Blanche). Une fois le col atteint, je m’engage en direction du sommet sur la face sud en suivant les cairns.
Le chemin ressemble plutôt à une sente de montagne et quelques passages nécessitent l’utilisation des mains permettant une ascension plus aisée.
Le sommet domine la chaîne du Bargy, il offre une vue à 360° sur toutes les montagnes autour, notamment sur le Mont Blanc et la Pointe Percée.

L’itinéraire de descente se fera par le passage Pellier (II), un passage découvert au 19ème siècle qui permet ainsi de rejoindre ainsi le lac de Peyre et pour moi de faire une boucle. L’itinéraire de descente présente quelques passages exposés et il est nécessaire de « désescalader » plusieurs petits ressauts, mais les prises sont bonnes.
Certains passages sont équipés de cordes fixes (pas toute en bonne état, il est important de vérifier leur état avant de les utiliser).

Une fois le lac atteint, l’itinéraire est très évident pour rejoindre le col de la Colombière, il suffit de se laisser descendre.
Je recommande peut être d’effectuer l’itinéraire dans l’autre sens, c’est-à-dire, monter par le passage Pellier pour ceux qui souhaite découvrir un passage sauvage, calme, et loin de la foule puis descendre en direction du col du Rasoir .
Il faudrait plutôt éviter le passage en cas de quantités importantes de neige ou par temps de pluie.

A bientôt !

Florian

Direction le valais pour redécouvrir un coin seulement connu cette hiver sous la neige. Je prends la direction du Barrag...
11/08/2017

Direction le valais pour redécouvrir un coin seulement connu cette hiver sous la neige. Je prends la direction du Barrage de Mauvoisin (Valais) et m’arrêterai à Bonatchesse à environ 1500m pour monter sur le vélo. Le début de l’itinéraire pour rejoindre le barrage se fait sur la route ou bien par des petites portions de chemins mais qui seront plus intéressantes à la descente. Je vais dans un premier temps rejoindre le barrage de Mauvoisin culminant à un peu plus de 1900m et avec une hauteur de 250 mètres, impressionnant !
Le but du jour consiste à rejoindre la Cabane de Chanrion en profitant de faire le tour du lac de Mauvoisin.
Arrivé au barrage, je continue mon chemin sur la rive gauche du lac permettant d’emprunter un chemin très agréable en VTT, le chemin étant suffisamment large pour passer avec un 4x4 et offre également une magnifique vue sur les montagnes autour du lac. Il faudra s’attendre à deux montées assez raides avant d’atteindre la cabane de Chanrion se situant à 2462m. Une fois là-haut, les paysages sont grandioses et la cuisine délicieuse !
Après un bon plat de röstis valaisans, je continue mon chemin en direction du col de Tsofeiret à 2635m pour redescendre sur la rive droite du lac. Pour atteindre le col, il faudra compter sur 15 à 20 minutes de portage, la section n’étant pas praticable en étant sur le vélo.
Ensuite, ce sera uniquement de la descente, cette fois, plus technique et en single avec une vue toujours aussi belle sur le lac et les environs.

Un bel itinéraire de VTT avec 1600 m de D+ et 33 kilomètres

A bientôt !

Florian

Voici une proposition de quelques itinéraires en Suisse autour des lacs, avec la possibilité de garer facilement la voit...
09/08/2017

Voici une proposition de quelques itinéraires en Suisse autour des lacs, avec la possibilité de garer facilement la voiture et de trouver différents logements sans aucune difficulté à chaque étape. Pour ma part, j’ai choisi à chaque fois le camping.

Itinéraire du 29 juillet : Départ de Estavayer-le-lac (Suisse) pour faire le tour du lac de Neuchâtel et le tour du Lac de Bienne. Un total de 145 kilomètres. L’itinéraire est relativement plat et bien roulant. Attention aux balisages qui indiquent un itinéraire à vélo mais qui est plutôt réservé aux VTT ou cyclocross surtout entre Cudrefin et Estavayer où la route se transforme en piste.
Villes à voir : Estayer, Yverdon, Neuchâtel, Bienne

Itinéraire du 30 juillet : Après une nuit au camping d’Interlaken (à 100m d’une plage) je me lance pour faire le tour du lac de Brienz et le tour du lac de Thoune. Attention le tour du lac de Brienz ne se fait pas en vélo de course. La partie gauche s’emprunte uniquement en vtt (j’en ai fait l’expérience avec le vélo de course mais à éviter !). Par contre le lac de Thoune dispose d’une piste cyclable tout le long de l’itinéraire. Au total 90 kilomètres.
Villes à voir : Brienz, Isetwald, Interlaken, Spiez, Thoune

Itinéraire du 31 juillet : J’ai passé la nuit proche de Luzerne pour tenter le tour du lac de Luzerne. En plus de la pluie ce jour-là, il n’est pas non plus possible de faire le tour du lac de Luzerne en entier. Sauf en vous embarquant dans un sentier où il faudra porter le vélo sur 1000 marches…Avec le mauvais temps, je n’ai pas voulu tenter l’expérience. Le passage compliqué se trouve en Beckenried et Bauen. J’ai donc pris le bateau depuis Beckenried pour rejoindre Brunnen et ainsi revenir sur l’autre rive du lac cette fois ci sous le soleil. Sur les 72 kilomètres, la totalité était constituée de pistes cyclables, le rêve !
Villes à voir : Luzerne, Brünnen, Vitznau, Weggis

Itinéraire du 1er août 2017 : Me voilà à Zurich, pour entreprendre le tour du lac de Zurich et le lac Ober. Cet itinéraire totalise 95 kilomètres. Il y a 90 kilomètres de piste cyclable. La route est très agréable et de bonne qualité permettant de profiter pleinement du paysage. Vous y croiserez beaucoup de vélos ! Possibilité de couper par Rapperswil pour raccourcir l’itinéraire d’une trentaine de kilomètres.
Villes à voir : Zurich, Rapperswil

Reste plus qu’à enfourcher le vélo !

A bientôt :)

Florian

L’idée d’atteindre le point culminant d’un pays que je visite m’attire toujours autant. Cette fois ci, direction l’Iran....
08/08/2017

L’idée d’atteindre le point culminant d’un pays que je visite m’attire toujours autant. Cette fois ci, direction l’Iran. Après 2 jours sur Teheran, je pars en direction du Mont Damawand (5671m).
La route étant fermée à cause des travaux pour rejoindre le Nord, mon guide (58 ans et recordman du nombre d’ascension 340 fois réussies) viendra me chercher à 3h00 du matin. Vers 5h00 nous atteignons le village d’entrée: Reyneh à 2000m.
Après la pause petit déjeuner, et en attendant que la brume se dégage nous ferons connaissance avec notre chauffeur (4x4) qui nous conduira au refuge mosquée de Goosfan-Sara à 3000m en un peu plus d’une heure.
Arrivé à notre véritable point de départ, le soleil fait cache-cache avec les nuages et nous sommes ainsi protégés des fortes chaleurs malgré l’altitude. Nous prenons le chemin d’été qui nous conduira jusqu’au refuge de Bargah-e-Savom (4200m) ou Camp 3. Le chemin est très évident à suivre et ne présente aucune difficulté. Néanmoins nous monterons tranquillement afin de ne pas se fatiguer pour le lendemain. La convivialité, le partage et les rencontres sont les moments f
orts de cette journée !
Arrivée au camp 3, je fais connaissance avec mon cuisinier et de nombreux guides. En effet, ici, il est possible de boire le thé ou de manger à chaque tente ! L’hospitalité y est omniprésente et c’est vraiment très agréable.
Malheureusement vers 19h00 la tempête va se lever et aucune accalmie n’est annoncée avant 1 semaine. Nous aurons droit à la grêle, l’orage, la neige pendant toute la soirée et toute la nuit. Ce ne sera pas évident de fermer l’œil dans la tente. Nous prenons la décision de ne pas tenter le sommet le lendemain car il n’y a aucune chance d’avoir une amélioration au niveau de la météo et l’idée de prendre des risques dans ces montagnes ne m’attire pas ! Au sommet à 5671m il est annoncé 80 km/h de vent et une température de -15°c…
Au réveil, le campement est bien blanchie, l’ambiance est hivernale (ça change des 38°c à Téhéran).
Nous prenons le petit déjeuner à l’intérieur du refuge pour se mettre au chaud et partager ce moment avec d’autres personnes ayant renoncées à l’ascension avant de redescendre dans la vallée.
Malgré ce mauvais temps et donc l’impossibilité de faire le sommet, je garde un très beau souvenir de ce périple et souhaite revenir pour retenter l’expérience !

Les conditions sont généralement excellente en Juillet pour faire l'ascension, mais la perturbation venue de la mer morte est restée pendant 10 jours...
Il faut être souple sur son programme pour une réussite...

A bientôt !

Florian

Nous sommes de retour après quelques semaines d’inactivité (Seulement sur la page FB bien sûre !) Voilà un mardi qui ne ...
22/06/2017

Nous sommes de retour après quelques semaines d’inactivité (Seulement sur la page FB bien sûre !)

Voilà un mardi qui ne ressemble pas à nos mardis habituels. Alors que le réveil sonne généralement à 6h00 pour partir travailler, ce dernier sonnera cette fois à 02h10 du matin. Ce n’est pas non plus pour partir en vacances mais bien pour se diriger vers le Mont Blanc. Après plusieurs tentatives (hivernales ou encore en début de saison estivale), ces dernières ne nous avaient pas emmenées plus loin que l’Abri Vallot à 4362m tout de même.

N’ayant pas encore de Mont Blanc à notre actif en 2017, je n’hésitais donc pas une seconde à la proposition d’Olivier pour gravir le sommet.

Nous nous retrouvons à 03h00 du matin puis prenons la direction du village de Bionnassay.

Nous nous dirigerons ensuite au Col de Voza à 1650m pour prendre le vrai départ.
A 04h20 nous nous élançons en suivant d’un pas monotone les rails du tramway du Mont Blanc (TMB) qui nous conduirons jusqu’à la gare du Nid d’Aigle à 2362m
Sur la première partie du parcours nous croiserons de nombreux bouquetins tout aussi matinal que nous et tout aussi curieux de nous voir passer si tôt !
Une fois la gare derrière nous, nous retrouvons enfin plaisir à aller de l’avant puisque l’itinéraire est de nouveau sauvage et nous évoluons seul avec les premières lumières du matin dans ce dédale de roches.

Nous n’aurons aucune difficulté à rejoindre le refuge de tête rousse puisque le chemin est actuellement dépourvu de neige.
Nous voilà à 3167m, la température est encore bien agréable malgré l’altitude et l’horaire mais nous enfilons notre pantalon histoire de pouvoir attaquer plus sereinement le mur du goûter qui nous emmènera au niveau du refuge du Goûter.
Les 550m de dénivelés qui séparent le refuge de tête rousse du refuge du goûter ne représentent que 1.2 kilomètres, soit une pente moyenne de 47%. Autant être en forme pour l’affronter !

Le passage du couloir du goûter passe très bien lors de notre premier passage malgré une trace plus haute que les années précédentes. En effet, les fortes chaleurs et le manque de neige cet hiver est bien visible. L’entier de cet itinéraire est également dépourvu de neige. Seules quelques plaques de glaces persistent encore mais qui ne devraient pas durer très longtemps.

Nous arrivons tranquillement à 8h30 sur la passerelle de l’ancien refuge du goûter à 3835m.

La température est toujours agréable, nous enfilons seulement un coupe-vent histoire d’être un peu protégés puis nous encordons pour nous diriger vers le Dôme du Goûter. La montée vers le dôme se passe bien, la trace est superbe et permet ainsi de minimiser les efforts.
Une fois le dôme atteint, nous nous accordons une petite pause panorama, puis repartons en direction de l’abri Vallot où cette fois nous enfilerons les crampons pour les bosses finales.
Ils nous restent maintenant trois bosses à franchir et 450 mètres de dénivelées pour rejoindre le sommet.

L’itinéraire est toujours aussi agréable, les marches pas trop hautes et en grand nombre. Nous avançons tranquillement en profitant de ses magnifiques paysages qui nous entourent. Nous avons le sourire jusqu’aux oreilles et en prenant plein les yeux !

Encore quelques efforts et nous voilà au sommet, une première avec Olivier il est 11h30.

Nous faisons quelques photos et vidéos tout en nous promenant au sommet, puis attaquons la descente par le même itinéraire vers 12h00.

Nous profiterons des bonnes conditions pour accélérer un peu le pas, et rejoindrons rapidement le refuge du Goûter, notamment pour faire le plein d’eau pour moi.

Nous n’avons pas de très bon retour sur la traversée du couloir du Goûter, nous savons que les chutes de pierres sont très aléatoires.

Nous descendrons sans encombre jusqu’au couloir, puis passerons un par un la traversée sans perdre de temps et en étant par chance bien épargné des chutes de pierres.

S’ensuit une longue descente sur les chemins jusqu’à la gare du nid d’aigle puis une autre descente pour rejoindre le col de Voza et ainsi profiter d’une bonne bière du Mont Blanc à 16h30 !

Une magnifique journée en montagne et un sommet toujours aussi plaisant à faire. Environ 27 kilomètres et 3400 mètres de dénivelés positifs et négatifs.

A bientôt en altitude,

Olivier & Florian

Réveil à 3h50, ça pique, après une nuit difficile, entre bruit, frontale en plein les yeux à tout heure,... le repos n’a...
01/05/2017

Réveil à 3h50, ça pique, après une nuit difficile, entre bruit, frontale en plein les yeux à tout heure,... le repos n’a pas été très efficace.
Nous déjeunons vers 4h00, et arrivons à partir sous un ciel encore bien étoilé à 5h00. Après une courte descente dans la nuit à la frontale, nous prenons la direction du Glacier d’Otemma que nous remontons pendant une dizaine de kilomètres pour atteindre le col de l’êveque à 3382m.
Nous faisons face au Cervin cette fois qui semble à porter de main. Malheureusement, je commencerai à avoir des douleurs sous les pieds à cause des calles du ski. Nous décidons de ne pas continuer sur Zermatt et de redescendre par le glacier sur Zermatt en direction d’Arolla.

Le parcours du jour totalisera 24 kilomètres et 1300 mètres de dénivelées.

La descente se fait sur une neige dure et croûtée. Nous devrons ensuite déchausser et marcher une bonne heure pour rejoindre l’arrêt du car postal qui nous permettra de rejoindre Sion, puis le train jusqu’à Martigny.
Et enfin reprendre le train en direction d’Argentière pour retrouver la voiture.
Nous sommes quoiqu’il en soit heureux d’avoir réalisé cette traversée, et qui plus est, un bon bout de l’itinéraire que nous n’avions jamais parcourus auparavant. Nous avons eu la chance de découvrir des magnifiques endroits, mais aussi nous avons beaucoup appris sur nous-même et sur la façon d’organiser un périple !

Cette traversée nous donne de nouvelles idées pour des prochains projets et avons déjà hâte d'être l'hiver prochain avec plus de neige!

Un très beau moment en altitude pendant 3 jours où nous aurons parcourus au total 90 kilomètres et environ 8200m de dénivelées.

A bientôt en altitude !

Olivier & Florian

Reveil à 6h00, nous profitons du petit déjeuner vers 6h que nous avons commandés en avance. Une fois notre sac à nouveau...
27/04/2017

Reveil à 6h00, nous profitons du petit déjeuner vers 6h que nous avons commandés en avance. Une fois notre sac à nouveau bouclé et après avoir fait le plein d’eau, nous partons de l’Hospice à 7h20. Une descente de 5 -6 kilomètres nous attend pour prendre la direction de Bourg Saint Bernard. Nous rejoignons beaucoup de monde partant de ce parking en direction du Mont Vélan. Nous devons emprunter une combe relativement raide pour monter jusqu’à 2800m. A nouveau les couteaux sont nécessaires afin de nous aider dans notre progression et surtout sans consommer notre énergie. Arrivée vers 2800m, nous avons un léger replat, puis nous franchirons un premier col, puis une petite descente pour enfin se diriger vers le col de la crête de Montorge à 2922m.

A ce point, Le Grand Combin est face à nous et nous nous rendons compte du chemin qu’il nous reste à parcourir, et surtout ce col à plus de 3600m.

Nous entreprenons notre descente en direction de la moraine à la base du Mont Vélan (2300m). La descente se fait dans une neige exceptionnelle. Une belle poudreuse fraiche nous permettant d’enchainer les virages si simplement.

Une fois à la moraine, la chaleur devient difficile à supporter, c’est en teeshirt que nous allons continuer.

Le chemin pour rejoindre la cabane Valsorey à 3030m est évident à suivre, mais il est assez raide et ce dernier nous demande un certain effort.

A 12h00 nous avons atteint la cabane. Pause mérité avec 1litre de thé et notre pic nic composé de l’excellent fromage de l’Hospice et d’un bon saucisson.

Vers 13h00 nous repartons de cette cabane pour attaquer la remontée du couloir. Le debut se fait skis aux pieds jusqu’à vers 3300m. Nous devrons mettre les skis sur le dos pour terminer de remonter se couloir qui se redresse à 40-45° pour ressortir sur le plateau à 3665m.

A 14h15 nous avons atteint le plateau, la vue est spectaculaire sur le Mont Vélan. Nous entreprenons une courte descente avant de remonter au Col du Sonadon à 3504m. D’ici une longue descente nous attend dans des conditions de neige cette fois ci difficile. Vers 2700m nous devrons rester rive droite pour entreprendre une lègere remontée avant de pouvoir apercevoir clairement la Cabane Chanrion. Nous continuons la descente jusqu’à la rivière à 2200m. Nous remettons les peaux pour la dernière fois de la journée pour rejoindre la cabane se trouvant à 2450m.

Nous arrivons à 16h45 après 9h30 d’efforts pour un total de 30 kilomètres et 2900m de dénivelés.
Nous profitons de nous rehydrater et nous reposer tranquillement au soleil.

Nous commençons à avoir des doutes pour le dernier jour. L’itinéraire de base que nous nous sommes fixés annonce 50 kilomètres et 3000m de dénivelés. Nous pensons que nous nous déplaçons pas assez vite pour pouvoir les réaliser. Nous partons dans l’optique d’abandonner ici et de rejoindre le barrage de Mauvoisin pour redescendre en vallée.

Le repas est servi vers 18h30, nous faisons connaissance avec nos voisins de table donc deux Guides de Verbier (Raoul et Peuget) très sympathique. Après avoir expliqué nos plans pour le lendemain, ces derniers nous motiverons pour continuer en tout cas jusqu’à Arolla en nous expliquant une variante plus simple pour rejoindre ce Village.

Le repas est avalé, les sacs sont bouclés pour un départ tôt le lendemain, nous nous empressons de nous reposer dans le dortoir d’un confort plus sommaire que la veille !

Olivier & Florian

L’idée de rejoindre Zermatt ski aux pieds en évitant tout moyen de transports, que ce soit remontées mécaniques ou bien ...
26/04/2017

L’idée de rejoindre Zermatt ski aux pieds en évitant tout moyen de transports, que ce soit remontées mécaniques ou bien bus nous traverse l’esprit depuis un bon moment.
Une semaine avant le « grand départ » quelques doutes s’installent notamment en raison des variations de prévision météo. Mais finalement, ce sera une météo parfaite qui est annoncée avec du soleil pour les 3 jours devant nous.
Après avoir préparé consciencieusement nos sacs (relativement lourd) nous nous dirigeons vers le parking des Grands Montets à 1200m.
Notre « top départ » est donné à 7h30.
La première partie pour remonter la piste nous donnera dès le début du fil à retordre, en effet, la glace est bien présente, et nous aurons besoin d’enfiler les couteaux.
Une fois le glacier d’Argentière atteint, nous retrouvons bon nombre de personnes ayant pris les remontées mécaniques.
Un petit portage s’impose pour monter en direction du Col du Chardonnet, puis une fois cette section passée, la pente s’adoucit, nous emmenant tranquillement au col du Chardonnet à 3323m.
La descente du Col du Chardonnet en direction du glacier de Saleina est équipée d’une corde fixe sur la moitié de la descente. Nous enfilons nos crampons pour sécuriser notre descente et ainsi éviter de tirer un rappel pour la deuxième partie de la descente qui n’est, elle, pas équipée de corde.
Nous nous autorisons une petite pause casse-croûte, il est déjà 11h30. Nous descendons pour rejoindre l’itinéraire de la Grande Lui vers 2900m, puis attaquons la 2ème montée. Deux itinéraires sont possibles, nous choisissons de prendre le col de la Grande Lui (3419m). Nous remontrons ce col à l’aide de crampons et piolet car de la glace est présente sur le haut de l’itinéraire. Mais finalement c’est sans difficulté que nous basculons de l’autre côté du col en prenant pied sur le glacier de l’A Neuve.
Nous avons maintenant une longue descente jusqu’à la Fouly (1593m) en Valais. Nous déchausserons vers 1700m après avoir fait du slalom entre les pierres, les branches et porté les skis pendant 5 minutes.
Nous échangeons nos chaussures de skis contre les chaussures de trail, et c’est parti pour une marche de 8 kilomètres jusqu’au lac fenêtre (2495m). Nous avons pu réellement rechausser les skis vers 2300m. Nous nous dirigeons ensuite vers la fenêtre d’en haut (2724m). Il nous reste une belle descente pour rejoindre la route menant à l’hospice du côté Italien, à remettre les peaux pour une centaine de mètres et nous pouvons enfin apercevoir l’Hospice du Grand Saint Bernard (2469m).

Il est 19h00 quand nous franchisons la porte de l’Hospice, soit 11h30 après notre départ.

Nous aurons parcourus 37 kilomètres et fait un peu plus de 4000m de dénivelés positifs pour le premier jour.
Nous sommes très bien accueillis avec un bon litre de thé.
Il est déjà l’heure de prendre le repas et de faire connaissance avec nos voisins de tables !
L’hospice à l’eau et l’électricité courante, quelle chance pour nous. Une bonne do**he nous fera le plus grand bien.

Vers 21h30, il est déjà l’heure de dormir, nous rejoignons notre dortoir offrant un très bon confort.
Le prix de la demi-pension à l’hospice est de 50.- super rapport qualité prix ! Nous le recommandons vivement!

A bientôt!

Olivier & Florian

Pour faire un départ ski aux pieds à 1200m, le seul endroit encore possible est bien la station des Grands Montets. C’es...
20/04/2017

Pour faire un départ ski aux pieds à 1200m, le seul endroit encore possible est bien la station des Grands Montets. C’est donc à 7h15 sous une météo bien clémente que je m’élance en direction du glacier d’Argentière pour le traverser afin de relier le Col du Passon (3029m).
Il y a très peu de monde sur cet itinéraire, je croiserai seulement 3 personnes partant pour rejoindre Zermatt. Le Col passe très bien avec les skis sur le dos, puis une trace évidente permet de prendre la direction du Col du Tour (3282m).
La trace reliant le col est très agréable et rend ainsi les conversions très faciles !
Le vent est bien présent une fois le col atteint, l’ambiance devient d’un seul coup hivernal.
Une fois habillé un peu plus chaudement, je prends ensuite la direction de l’aiguille du Tour qui malheureusement est cachée par les nuages. Malgré la mauvaise visibilité, je monte au sommet (3540m) en ayant l’espoir de pouvoir profiter de la vue.
Après 15 minutes d’attente dans le froid, aucune éclaircie n’aura fait son apparition. C’est donc avec un petit regret que je redescends du sommet.
En bas de l’Aiguille du Tour, je peux rechausser les skis pour me diriger à travers le brouillard vers la fenêtre de Saleina (3262m) me permettant ainsi de basculer sur le glacier de Saleina.
Une fois arrivé sur le glacier de Saleina, j’observe une dizaine de groupe partant en direction de la Fouly sur le parcours de la Chamonix Zermatt.
Je prends la direction du Col du Chardonnet (3323m). La dernière portion du col se fait avec les ski sur le dos et crampons aux pieds bien qu’une corde fixe soit installée.
A ce stade, il ne me reste plus qu’une longue descente pour rejoindre le parking, avec une belle neige de printemps jusqu’au glacier puis une neige très lourde pour descendre jusqu’au parking.

Une belle journée en montagne, et des magnifiques paysages encore plein la vue, quel bonheur !

Le retour en vallée est sous le signe de l’été !

21 degrés aux Grands Montets !

A bientôt !!

Florian

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